La dynamique de croissance du secteur manufacturier de la zone euro s’est légèrement dégradée en février, mais en restant soutenue alors que les contraintes sur les chaînes d’approvisionnement diminuaient, montre l’enquête d’IHS Markit.
L’Italie souhaite que la suspension du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) européen soit prolongée en raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ainsi que la mise en place d’un fonds de soutien aux pays de l’Union européenne (UE) qui seront le plus affectés par les sanctions visant Moscou.
Le Japon a imité mardi des puissances occidentales en décidant d’imposer des sanctions supplémentaires contre la Russie pour l’invasion de l’Ukraine, ciblant notamment les avoirs du président russe Vladimir Poutine et de trois institutions financières russes.
La Confédération helvétique a annoncé lundi qu’elle allait reprendre à son compte «l’intégralité» des sanctions financières annoncées par l’Union européenne et les Etats-Unis contre la Russie en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des ressortissants russes se trouvant sur la liste noire de l’UE seraient «gelés avec effet immédiat». Pays neutre par excellence, la Suisse est la plaque tournante en Europe du financement du négoce de matières premières. C’est aussi une place forte de la gestion de fortune. Deux activités qui peuvent impliquer des entreprises et de riches particuliers russes. Le 25 février, l’UE, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, rejoints le lendemain par le Japon, ont annoncé le gel des avoirs internationaux de la banque centrale russe et leur volonté de déconnecter certaines banques russes de la messagerie internationale Swift et donc du système financier international.
La banque centrale de Russie a annoncé que les marchés boursiers et de produits dérivés financiers russes resteraient fermés lundi. Ce lundi, le rouble s’est effondré de 35% à un plus bas historique de 112 face au dollar, dans la foulée du durcissement des sanctions occidentales à la Russie, notamment financières. La banque centrale russe a relevé son principal taux directeur de 10,5 points à 20% et mis en place des contrôles de change. Les autorités ont interdit aux investisseurs étrangers la vente d’actions.
L’assureur crédit Coface a annoncé lundi retirer son projet d’offre publique d’achat sur ses obligations subordonnées et garanties émises en 2014, d’un montant de 380 millions d’euros portant intérêt au taux fixe de 4,125% et arrivant à échéance le 27 mars 2024. Cette décision a été prise «en raison de la détérioration très importante de la situation géopolitique au cours de la semaine dernière», a indiqué le groupe dans un communiqué. Coface avait annoncé le 21 février vouloir racheter ses obligations subordonnées venant à échéance en mars 2024 pour un montant de 150 millions d’euros.
La Confédération helvétique a annoncé lundi qu’elle allait reprendre à son compte «l’intégralité» des sanctions financières annoncées par l’Union européenne et les Etats-Unis contre la Russie en réaction à l’invasion de l’Ukraine. Ueli Maurer, le ministre des Finances, a souligné que les avoirs des ressortissants russes se trouvant sur la liste noire de l’UE seraient «gelés avec effet immédiat».
La banque centrale de Russie a annoncé que les marchés boursiers et de produits dérivés financiers russes resteraient fermés ce lundi. Les autorités monétaires donneront de nouvelles informations aux investisseurs avant 9h mardi, heure de Paris, (7h à Paris), précise-t-elle dans un communiqué.
Les swaps euro-dollar à 3 mois, qui permettent aux entreprises de couvrir leur taux sur les changes, ont chuté de 26 points de base (pb) à -49,5 pb. De la même manière, les swaps yen-dollar 3 mois ont vu leur écart chuté de 29 pb à -64. Cela reste dans les deux cas moins que cet automne, mais cela confirme la forte demande des marchés monétaires partout dans le monde pour les encours et les couvertures en dollars depuis jeudi et l’invasion russe en Ukraine.
L’assureur crédit Coface a annoncé lundi retirer son projet d’offre publique d’achat sur ses obligations subordonnées et garanties émises en 2014, d’un montant de 380 millions d’euros portant intérêt au taux fixe de 4,125% et arrivant à échéance le 27 mars 2024. Cette décision a été prise «en raison de la détérioration très importante de la situation géopolitique au cours de la semaine dernière», a indiqué le groupe dans un communiqué. Coface avait annoncé le 21 février vouloir racheter ses obligations subordonnées venant à échéance en mars 2024 pour un montant de 150 millions d’euros.
Les actions des groupes d'énergie allemands s’inscrivent en hausse lundi matin dans un marché en pleine correction. RWE (+3%), E.ON (+0,6%) et ENBW (+1,3%) profitent à la mi-séance de l’incroyable volte-face de Berlin en matière d'énergie.
Les principales Bourses européennes ont débuté la semaine en repli après un week-end marqué par la poursuite des combats en Ukraine, de nouvelles sanctions économiques visant la Russie et la décision de Vladimir Poutine, le président russe, de placer la force de dissuasion nucléaire russe en état d’alerte de combat, un enchaînement de facteurs exceptionnels qui attise l’aversion au risque. Les obligations souveraines se sont redressées et les matières premières, dont le pétrole et le gaz, ont bondi dans ce contexte.
La société nigériane Seplat Energy, cotée à la Bourse de Londres, a annoncé vendredi qu’elle allait racheter des actifs pétroliers au Nigeria à Exxon Mobil pour 1,28 milliard de dollars (1,14 milliards d’euros) auxquels s’ajoutera un versement conditionnel de 300 millions de dollars. L’accord conclu avec le pétrolier américain prévoit l’acquisition d’une participation de 40% dans quatre champs en eaux peu profondes, ce qui augmentera de 89% les réserves prouvées de Seplat, à 945 millions de barils équivalent pétrole. Cette dernière va également acquérir le terminal pétrolier Qua Iboe ainsi qu’une participation de 51% dans le terminal de gaz naturel liquide Bonny River. La transaction devrait être bouclée au second semestre 2022.
La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro s’est accélérée en janvier pour le cinquième mois consécutif, à +4,4% en rythme annuel après +4,3% en décembre, d’après les données publiées vendredi par la Banque centrale européenne (BCE). Le taux de croissance annuel de la masse monétaire M3, qui reflète principalement les achats d’obligations de la BCE, s’est quant à lui établi à +6,4% le mois dernier, un chiffre inférieur au consensus Reuters de +6,7%. Le taux de croissance annuel de l’agrégat monétaire plus étroit M1, comprenant la monnaie fiduciaire et les dépôts à vue, a diminué en passant de 9,8% à 9% en janvier. De son côté, la croissance des prêts aux ménages en janvier est ressortie à +4,3% par rapport à la même période de 2021, après +4,2% en décembre.
Les promesses de vente de logements ont reculé pour le troisième mois consécutif en janvier aux Etats-Unis, alors que les acheteurs sont confrontés à des prix immobiliers élevés et à la remontée des taux d’emprunt, selon l’enquête de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) publiée vendredi. L’indice de la NAR a chuté de 5,7% en janvier, pour tomber à 109,5, alors que les économistes s’attendaient au contraire à une hausse de 1%. Le nombre de contrats signés s’inscrit également en recul de 9,5% par rapport au mois de janvier 2021. «Compte tenu de l'état du marché, il ne serait pas surprenant de constater un recul de la demande de logements», a déclaré Lawrence Yun, l'économiste en chef de la NAR. «Outre les problèmes persistants d’offre, les acheteurs doivent faire face à un certain nombre de contraintes supplémentaires, comme l’envolée des prix des logements et la hausse des taux d’intérêt», a-t-il ajouté.
Le moral des ménages américains s’est dégradé en février pour tomber à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 62,8 après 67,2 en janvier alors qu’une première estimation l’avait donné à 61,7 il y a deux semaines. Il s’agit du chiffre le plus faible enregistré depuis octobre 2011. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 68,2 après 72,0 le mois dernier et celle des perspectives est tombée à 59,4 contre 64,1.
Les investisseurs se sont précipités sur les fonds monétaires pour sécuriser leurs avoirs, tout en abandonnant les actions pour la deuxième semaine consécutive, alors que l’aversion pour le risque dominait les marchés à l’approche de l’invasion russe de l’Ukraine. Les investisseurs ont placé leur argent dans les fonds monétaires mondiaux à hauteur de 11,51 milliards de dollars, au cours des sept jours précédant le 23 février, soi la veille de l’invasion russe, selon les données de Refinitiv Lipper. Il s’agit de la première collecte nette positive hebdomadaire dans ce segment en sept semaines. Autre signe de la ruée des investisseurs vers le cash et les actifs sûrs, les fonds de métaux précieux ont attiré 982 millions de dollars d’achats nets. Il s’agit du plus gros afflux en quatre semaines, alors que le métal jaune joue son rôle de valeur refuge, et les fonds énergétiques ont attiré 85 millions de dollars nets au cours d’une troisième semaine de rang.
Le produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne a moins reculé qu’initialement estimé au quatrième trimestre de 2021 par rapport aux trois mois précédents, selon la deuxième estimation publiée vendredi par l’Office fédéral de la statistique, Destatis. Il s’est replié de 0,3%, en données corrigées de l’inflation, des variations saisonnières et des effets calendaires. La première estimation publiée le 28 janvier faisait état d’une contraction de 0,7%. Sur un an, le PIB est ressorti en hausse de 1,8% au quatrième trimestre, alors que la première estimation faisait état d’une croissance de 1,4%. La croissance allemande en 2021 a ainsi été révisée à 2,9%, contre une progression de 2,8% annoncée précédemment.
L'inflation apparaît plus élevée que prévu dans l'Hexagone et inquiète, mais à ce stade, les enquêtes de conjoncture montrent toujours un redémarrage rapide de l'activité.