Après l’Espagne, la Belgique et le Canada, le sidérurgiste ArcelorMittal va verdir son acier en France, en investissant, avec l’aide de l’Etat, 1,7 milliard d’euros dans ses usines de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Sur ces deux sites, qui représentent 25% des émissions industrielles de gaz à effet de serre en France, ArcelorMittal va fermer trois hauts fourneaux au charbon, pour les remplacer par des fours électriques et des techniques de réduction du fer à base d’hydrogène à partir de 2027. L’investissement d’ArcelorMittal fait partie d’une enveloppe de 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) annoncée au plan mondial l’an dernier par le groupe pour réduire son empreinte carbone.
Bruxelles dévoilera mardi un projet autorisant 42 milliards d’euros d’investissements publics en faveur de l’industrie des semiconducteurs d’ici à 2030, pour doubler sa part de marché mondial dans ce secteur stratégique qui subit des pénuries. La présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, a fixé l’objectif de doubler la part de marché de l’UE dans les semi-conducteurs à 20% de la production mondiale d’ici à la fin de la décennie, pour réduire la dépendance à l’Asie. Dans un marché qui devrait lui-même doubler, cela signifie une multiplication par quatre de la production sur le territoire européen. Pour ce faire, la Commission va valider mardi un soutien public massif, selon l’AFP.
Après l’Espagne, la Belgique et le Canada, le sidérurgiste ArcelorMittal va verdir son acier en France, en investissant, avec l’aide de l’Etat, 1,7 milliard d’euros dans ses usines de Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Sur ces deux sites, qui représentent à eux seuls, 25% des émissions industrielles de gaz à effet de serre en France, ArcelorMittal va fermer trois hauts fourneaux au charbon, pour les remplacer par des fours électriques et des techniques de réduction du fer à base d’hydrogène à partir de 2027. Le groupe prévoit aussi de « faire évoluer» les compétences des salariés employés sur les outils qui vont s’arrêter vers les techniques des fours électriques et les techniques du gaz notamment.
L’indice DXY qui indique le cours du dollar face à un panier de devises s’est affaibli pour une 5ème session consécutive au-dessous de 95,4 vendredi, sur le point de perdre environ 2% pour sa pire baisse hebdomadaire depuis mars 2020, alors que les traders réévaluaient les perspectives de politique monétaire à la suite du changement de restrictifs des principales banques centrales. La Banque d’Angleterre (BOE) a relevé jeudi son taux de 25 points de base (pb), mais à 1 voix près de le remonter de 50 pb comme le souhaitaient 4 des 9 membres du comité de politique monétaire (MPC) pour lutter contre l’inflation britannique. Pendant ce temps, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux inchangé, mais sa présidente Christine Lagarde a clairement ouvert la porte à une hausse de taux cette année face aux risques d’inflation croissants.
La dynamique des salaires inquiète la Banque d’Angleterre (BoE). Son gouverneur, Andrew Bailey a souligné vendredi la nécessité de modérer les augmentations de salaire, un jour après que la banque centrale britannique a augmenté à nouveau ses taux d’intérêt pour lutter contre une inflation à son plus haut niveau en 30 ans.
Le virage résolument plus restrictif de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa dernière réunion jeudi a provoqué une vague d’ajustements des anticipations sur les taux dans les banques d’investissement. Alors que l’inflation a de nouveau surpris à la hausse en janvier en zone euro, Christine Lagarde, la présidente de ma BCE, a évoqué les «préoccupations unanimes» du Conseil des gouverneurs sur l’inflation, et admis que celle-ci «devrait rester élevée plus longtemps que prévu auparavant». Elle s’est aussi abstenue de répéter qu’une hausse des taux cette année était «très improbable», ouvrant la voie à des anticipations de hausse dès septembre avec une réduction du soutien monétaire (QE) dès mars, selon deux sources citées par Reuters.
L’inflation américaine et les résultats des banques françaises seront au centre de l’attention la semaine prochaine, alors que les investisseurs s’interrogent sur le rythme de normalisation des politiques monétaires en Europe et aux Etats-Unis.
La Russie a conclu un contrat de 30 ans pour fournir du gaz à la Chine via un nouveau gazoduc. Les nouvelles ventes de gaz seront réglées en euros, les deux pays souhaitant diversifier les devises de transaction en-dehors du dollar.
Le taux de l’obligation à 10 ans de l’Etat américain évolue en forte hausse à la suite de la publication des bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis pour le mois de janvier. Le rendement des Treasuries a atteint 1,902% contre 1,813% peu avant la publication de ce rapport.
Le norvégien Vår Energi a fixé vendredi une fourchette de prix comprise entre 28 couronnes et 31 couronnes pour son introduction en Bourse (IPO) prévue le 16 février à Oslo, ce qui valorise la filiale de l’énergéticien italien Eni entre 70 milliards et 79 milliards de couronnes (entre 7 milliards et 7,9 milliards d’euros). En termes de capitalisation boursière, l’opération ferait ainsi de Vår Energi la troisième plus importante IPO sur le marché norvégien derrière celle du pétrolier Equinor en 2001 et du spécialiste du stockage robotisé AutoStore à l’automne 2021.
Tirant parti d’une demande intérieure plus soutenue, les commandes à l’industrie allemandes ont augmenté de 2,8% en données ajustées des variations saisonnières après une progression de 3,6% en novembre, selon les données de l’Office fédéral de la statistique (Destatis). Le consensus prévoyait en moyenne une hausse de 0,5% sur le mois. Par rapport à décembre 2020, les commandes ont progressé de 5,5%, en données corrigées de l’inflation et des effets calendaires, a ajouté Destatis. Elles s’inscrivent en hausse de 9,8% par rapport à février 2020, le mois qui a précédé l’instauration de mesures de confinement en Allemagne pour endiguer la propagation du coronavirus.
Les ventes au détail dans la zone euro ont chuté de 3% sur un mois en décembre 2021. Cette donnée, nettement inférieure aux attentes des économistes (-0,5%), est la plus forte baisse en huit mois, alors que les restrictions face à la nouvelle vague de Covid provoquée par le variant Omicron a pesé sur la consommation. Les ventes au détail de produits non alimentaires ont diminué de 5,2 % tandis que les ventes de produits alimentaires, boissons et tabac ont baissé de 0,3 %. En revanche, les ventes de carburants automobiles ont légèrement augmenté de 0,1 %. Parmi les plus grandes économies du bloc, les ventes ont diminué de 5,5 % en Allemagne, de 0,2 % en France et de 5,7 % en Espagne.
Le cours du brut WTI américain (contrat Mars 2022) a gagné 1,85% et atteint vendredi 92 dollars/baril pour la première fois depuis mi-2014, après qu’une énorme tempête hivernale a balayé les Etats-Unis et perturbé une partie de la production de pétrole dans la région du bassin permien. Dans son sillage, le cours du Brent européen (contrat Avril 2022) a gagné encore 1,65% à 92,65 dollars/baril.
La banque centrale de Russie a accordé à Atomyze Russia, une plateforme blockchain, une licence pour émettre et échanger des actifs financiers numériques (crypto-actifs), devenant ainsi la première entreprise à pouvoir le faire légalement en Russie, rapporte l’agence Reuters. La banque centrale a déjà préconisé une interdiction totale du commerce et de l’exploitation minière des crypto-monnaies, invoquant des menaces pour la stabilité financière, le bien-être des citoyens et sa souveraineté en matière de politique monétaire. Le président Vladimir Poutine a toutefois appelé à une approche équilibrée, demandant aux ministères des finances, de l'économie, du numérique et de l’intérieur, au service de sécurité FSB et à la banque centrale de travailler sur un plan spécial pour le secteur.
Le taux d’inflation annuel en Turquie s’est accéléré jeudi pour le huitième mois consécutif, à 48,7% en rythme annuel en janvier, le taux le plus élevé depuis avril 2002, et au-delà des prévisions du marché de 46,7%. La Turquie avait connu une inflation beaucoup plus faible de 14,9% en janvier 2021. Les prix des transports ont enregistré la plus forte hausse (68,9%), suivis des aliments et boissons non alcoolisées (55,6%) et de l’ameublement-équipement de la maison (54,5%). D’un mois sur l’autre, les prix à la consommation ont bondi de 11,1%, indique aussi Institut statistique turc.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti en janvier, à un creux de 11 mois, en raison de la résurgence de l'épidémie de COVID-19, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice ISM des services est ressorti le mois dernier à 59,9, le rythme le plus faible depuis février 2021, contre 62,3 en décembre, et 59,5 attendus par le consensus Reuters. Le sous-indice des nouvelles commandes reçues par les entreprises du secteur a fléchi à 61,7 en janvier, contre 62,1 en décembre. Le sous-indice de l’emploi a reculé à 52,3, après 54,7 le mois précédent.
L’encours total géré par Tikehau Capital a crû de 6,4 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre 34,3 milliards d’euros à fin 2021, a annoncé jeudi la société d’investissement qui boucle une année de forte levée. Le volume des encours totaux a donc progressé de 20,1% sur douze mois et de 28,0% par an en moyenne depuis 2016, précise Tikehau Capital dans un communiqué. L’activité de dette privée reste la principale du groupe, représentant à elle seule la moitié des levées et les deux tiers des distributions l’an dernier. En 2021, les fonds gérés par Tikehau Capital ont investi un total de 5,5 milliards d’euros, détaille la société d’investissement, soit le double de l’année précédente. Tikehau a notamment investi dans le groupe de logistique et de services urgents de transport Sterne et lancé deux véhicules d’investissement cotés (Spac, special purpose acquisition company), dont Pégasus Entrepreneurs au côté de Financière Agache, la holding de la famille de Bernard Arnault..
Les permis dont bénéficient certaines industries les plus polluantes divisent les groupes politiques. Les eurodéputés vont néanmoins devoir trouver une formule de compromis.
La croissance de l’activité du secteur des services aux Etats-Unis a ralenti en janvier, à un creux de 11 mois, en raison de la résurgence de l'épidémie de COVID-19, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée jeudi. L’indice ISM des services est ressorti le mois dernier à 59,9, le rythme le plus faible depuis février 2021, contre 62,3 en décembre. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre à 59,5.
Les rendements des emprunts d’Etat en zone euro se sont fortement tendus jeudi, après que la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a reconnu que l’inflation devrait rester élevée plus longtemps que prévu. Les marchés d’actions européens accentuent également leur recul.
La Banque d’Angleterre (BoE) a relevé son taux d’intérêt directeur de 25 points de base (pb) à 0,5 % jeudi tandis que près de la moitié de ses membres souhaitaient une augmentation plus importante pour contenir les pressions inflationnistes.