La banque centrale de Hongrie a relevé son taux directeur pour la sixième fois cette année jeudi, après que la devise du pays (le forint) a chuté cette semaine de 343 à 357 face au dollar et que les décideurs politiques ont mis en garde contre une détérioration des perspectives d’inflation. Le taux de dépôt à une semaine a été relevé de 30 points de base (pb) à 6,45%, ce qui en fait le taux directeur le plus élevé de l’Union européenne (UE). Les banquiers centraux ont déclaré mardi qu’ils prévoyaient de poursuivre les hausses de taux pour endiguer l’inflation qui, selon eux, pourrait atteindre environ 9% cette année, le triple de l’objectif de 3% à moyen terme. Cette rhétorique «restrictive» n’a pas été suffisante pour soutenir le forint, qui a aussi chuté de 4,5% par rapport à l’euro depuis que la Russie a envahi l’Ukraine le 24 février.
Les inscriptions au chômage ont légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 23 avril à 180.000, comme anticipé par le consensus, a annoncé jeudi le département du Travail. Les inscriptions de la semaine au 16 avril ont été révisées en petite hausse par rapport à une estimation initiale de 184.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, s'établit à 179.750 contre 177.500 (révisé) la semaine précédente. Le département du Travail a par ailleurs indiqué que le nombre de personnes percevant une allocation chômage depuis plus d’une semaine avait fléchi de 1.000, à 1.408.000 bénéficiaires, pour la semaine terminée au 16 avril.
Le géant de l'énergie a publié des résultats trimestriels en forte hausse, tirés par l'envolée des prix des hydrocarbures. Le groupe va racheter jusqu'à 3 milliards de dollars de ses propres actions.
Le réseau social a gagné plus de 14 millions d’utilisateurs en trois mois mais le titre reste cloué sous 50 dollars. Les investisseurs ont du mal à croire à l’OPA d’Elon Musk.
Le groupe minier français Eramet a relevé jeudi son objectif de bénéfice pour l’ensemble de l’année, les tensions sur l’offre maintenant les prix des métaux à un niveau élevé et compensant l’augmentation des coûts de production. Il prévoit désormais un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de plus de 1,5 milliard d’euros, contre un objectif initial d’environ 1,2 milliard donné en février. Au premier trimestre 2022, son chiffre d’affaires a progressé de près de 80% à 1,2 milliard d’euros en rythme annuel. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a alimenté la volatilité des prix des métaux, notamment en perturbant l’accès au nickel en provenance de Russie et aux produits à base de manganèse et de titane en provenance d’Ukraine.
L’économie américaine s’est contractée de manière inattendue au premier trimestre, en raison notamment de la résurgence de la pandémie de Covid-19 et du déséquilibre des échanges commerciaux, montre jeudi la première estimation officielle du département du Commerce. Le PIB des Etats-Unis a reculé de -1,4% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, après une croissance de +6,9% sur les trois derniers mois de 2021, et des anticipations qui se retrouvaient en moyenne plutôt autour de +1% malgré d’importantes divergences (-1,4% à +2,6%). Il s’agit de la première contraction de la première économie mondiale depuis la récession due à la pandémie il y a deux ans. Le ralentissement de l’économie américaine s’explique principalement par un déficit plus important de la balance commerciale. Les dépenses de consommation ont augmenté de 2,7% en rythme annualisé au premier trimestre après +2,5% au quatrième trimestre. La Réserve fédérale (Fed), qui réunit son comité de politique monétaire mercredi, pourrait relever ses taux d’intérêt de 50 points de base.
L’Autorité de la concurrence autorise le rachat de Conforama par Mobilux (société mère du groupe Bic) sans engagement. L’Autorité a autorisé l’opération sans engagement, en application de l’exception de l’entreprise défaillante. L’exception de l’entreprise défaillante consiste à autoriser sans condition la reprise par un concurrent d’une entreprise qui disparaîtrait à brève échéance si l’opération n’était pas réalisée, et ce même si l’opération porte atteinte à la concurrence. Cette faculté particulière a été très peu utilisée en Europe. Depuis qu’elle a reçu en 2009 la compétence de contrôler les concentrations, l’Autorité n’en avait jamais fait application compte tenu du caractère très strict des critères d’appréciation.
La banque centrale de Hongrie a relevé son taux directeur pour la sixième fois cette année jeudi, après que la devise du pays (le forint) a chuté cette semaine de 343 à 357 face au dollar et que les décideurs politiques ont mis en garde contre une détérioration des perspectives d’inflation. Le taux de dépôt à une semaine a été relevé de 30 points de base (pb) à 6,45%, ce qui en fait le taux directeur le plus élevé de l’Union européenne (UE).
Les inscriptions au chômage ont légèrement diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 23 avril à 180.000, comme anticipé par le consensus, contre 185.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les inscriptions de la semaine au 16 avril ont été révisées en petite hausse par rapport à une estimation initiale de 184.000. La moyenne mobile sur quatre semaines, qui lisse la volatilité de ces données, s'établit à 179.750 contre 177.500 (révisé) la semaine précédente.
L’économie américaine s’est contractée de manière inattendue au premier trimestre, en raison notamment de la résurgence de la pandémie de covid-19 et du déséquilibre des échanges commerciaux, montre jeudi la première estimation officielle du département du Commerce.
La Chine a annoncé jeudi la suppression des droits de douane sur ses importations de charbon à compter du 1er mai et jusqu’au 31 mars 2023, un geste de nature à accroître encore les émissions de CO2 du premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Les droits perçus sur le charbon importé s'élèvent actuellement entre 3% et 6%.
Le groupe minier français Eramet a relevé jeudi son objectif de bénéfice pour l’ensemble de l’année, les tensions sur l’offre maintenant les prix des métaux à un niveau élevé et compensant l’augmentation des coûts de production. Il prévoit désormais un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de plus de 1,5 milliard d’euros, contre un objectif initial d’environ 1,2 milliard donné en février. Au premier trimestre 2022, son chiffre d’affaires a progressé de près de 80% à 1,2 milliard d’euros en rythme annuel. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a alimenté la volatilité des prix des métaux, notamment en perturbant l’accès au nickel en provenance de Russie et aux produits à base de manganèse et de titane en provenance d’Ukraine.
Le géant de l'énergie a publié des résultats trimestriels en forte hausse, tirés par l'envolée des prix des hydrocarbures. Le groupe va racheter jusqu'à 3 milliards de dollars de ses propres actions.
La banque centrale suédoise, la Riksbank, a surpris les marchés jeudi en relevant son taux directeur de 0% à 0,25% et en annonçant qu’elle prévoyait deux ou trois hausses supplémentaires cette année «afin d’empêcher une inflation élevée de s’ancrer dans les prix et les salaires». La Riksbank compte également mettre fin à son programme d’achats d’actifs à la fin de l’année.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu jeudi ses mesures de relance et s’est engagée à maintenir les taux d’intérêt à un niveau faible, signalant ainsi sa détermination à soutenir une économie japonaise fragile, alors même que la forte hausse des coûts des matières premières fait grimper l’inflation.
La guerre déclenchée par la Russie n’aura pas raison de ses fortes têtes. Le milliardaire Oleg Tinkov dénonce sur Instagram une guerre « insensée » en Ukraine. Il indique que 90 % du peuple russe partage son avis, on ne lui reprochera pas cet optimisme, qui est le propre des entrepreneurs. Il a fondé la banque Tinkoff en 2006, dont il a quitté la présidence en 2020. Vivant hors de son pays ces dernières années, soumis aux sanctions britanniques, il n’a pas l’air de se réfugier pour autant dans la nostalgie. « Les généraux russes découvrent qu’ils ont une armée de m… A l’image du pays », résume-t-il sans ambages. Il n’hésite pas non plus à haranguer les gouvernements occidentaux pour qu’ils offrent une porte de sortie à Poutine. Aller à l’essentiel, voilà la solution !
Selon la société d’analyse Windward, 20 % des quelque 9.000 porte-conteneurs actifs dans le monde sont actuellement bloqués à l’extérieur de ports encombrés. Un tiers d’entre eux attendent en Chine, un chiffre deux fois plus élevé qu’en février, la politique « zéro Covid » et les confinements bloquant les lignes d’approvisionnement, en particulier à Shanghai.
Trop haut. La monnaie unique s’est effritée face au dollar au cours de l’année écoulée, passant de plus de 1,22 dollar pour un euro à 1,07 dollar fin avril. Un effet ciseau a joué : le niveau du dollar a été soutenu par les anticipations de hausses des taux et des rendements des obligations d’Etat au cours des derniers mois, et profite aujourd’hui d’une aversion au risque généralisée, sur fond d’effondrement des marchés boursiers. Les craintes sur l’inflation européenne et l’exposition plus forte à la guerre en Ukraine ont en revanche pesé sur l’euro, sans que la Banque centrale européenne (BCE) offre de soutien significatif. Même la victoire d’Emmanuel Macron ou des indicateurs économiques meilleurs que prévu n’auront pas fourni de point d’appui solide. La situation va compliquer l’exercice pour la banque centrale, en particulier sur le front de l’inflation importée, puisqu’une grande partie des achats d’énergie de l’Europe sont facturés en dollars. A court terme, cependant, toute indication que la BCE resserrera davantage les conditions monétaires devrait contribuer à endiguer de futures baisses.
Opacité. La plupart des gendarmes des marchés sont d’accord : l’un des principaux risques que la guerre en Ukraine pose pour la stabilité financière est lié aux marchés de matières premières. « L’évaluation du risque est rendue plus difficile par l’opacité relative des marchés dérivés de matières premières », prévient la Banque d’Angleterre, qui rappelle que plusieurs des plus grands négociants en matières premières ne sont pas soumis aux mêmes règles de transparence que le reste de la finance. Jusqu’ici, la régulation s’est en effet concentrée sur les marchés les plus transparents, ceux des contrats à terme et des options, laissant de côté les produits dérivés négociés de gré à gré et les marchés physiques. Le FSB (Financial Stability Board) a souligné, dans une lettre aux gouvernements envoyée la semaine dernière, quels étaient les risques posés par ce petit groupe d’entreprises de taille importante et souvent privées. D’une part, les interconnexions de ces acteurs avec les banques qui les financent, à un coût qui ne reflète pas toujours adéquatement le risque pris ; et l’éventualité d’une faillite liée à de nouvelles variations importantes de prix. Lever le voile sur les marchés dérivés de gré à gré sera une première étape, et une consolidation des finances du secteur est aussi envisageable. La Fed de Dallas a ainsi souligné qu’« il serait prudent pour les entreprises actives sur les marchés des matières premières d’évaluer de manière proactive leurs profils de liquidité, et de les renforcer davantage ».
Utiliser les chiens comme levier émotionnel est une pratique abusive, a tranché la procureure générale du Massachusetts la semaine dernière. Une société de services financiers basée en Californie a ainsi été condamnée à près d’un million de dollars d’amende pour avoir loué illégalement des chiens (avec option d’achat), une pratique apparemment répandue aux Etats-Unis, où le prix des animaux de compagnie peut être élevé. Tout remboursement en retard pouvant conduire l’entreprise à reposséder la bête, les maîtres se retrouvaient pressés de satisfaire les exigences du prêteur – parfois avec un mal de chien : jusqu’à 13.000 dollars ont pu être réclamés pour un seul toutou…
Mais que lui trouvent-ils ? Malgré son interface et son clavier qui ramènent aux années 80, son prix exorbitant et l’ésotérisme de ses fonctions les plus avancées, le terminal Bloomberg reste indétrônable. Un tiers du marché des données est ainsi capté par Bloomberg. Il faut dire que les utilisateurs y sont très, très attachés. « J’ai compris ce que ressentent les adolescents lorsque Facebook plante depuis que Bloomberg est en panne », avait ainsi tweeté un banquier lors d’une interruption du service en 2015. L’addiction du monde financier dépasse le simple rapport utilitaire. L’interface se double ainsi d’un « Bon Coin » pour les voitures de luxe et les virées aux Bahamas. Et posséder son propre terminal est encore un symbole de pouvoir. Le lien est si fort qu’un employé de BlackRock a demandé que son gâteau de mariage soit en forme de… terminal. L’idylle n’est pas près de se terminer.