Le gendarme allemand de la concurrence a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le groupe américain Apple et son récent dispositif exigeant le consentement de l’utilisateur pour le suivi de leurs données par des applications tierces. Tout en disant «accueillir favorablement les modèles commerciaux respectueux des données privées», le régulateur allemand reproche à Apple de ne pas s’appliquer ses propres règles, introduisant ainsi une distorsion de concurrence. L’Office fédéral anticartel (Bundeskartellamt) entend donc examiner «le soupçon initial selon lequel ces règles pourraient privilégier les propres offres d’Apple ou entraver d’autres entreprises». Il a lancé son enquête en vertu d’une loi de 2021 étendant ses pouvoirs face aux grands groupes numériques. Sur cette base, le régulateur a au cours des derniers mois ouvert plusieurs procédures plaçant sous surveillance renforcée Meta, maison mère de Facebook ou Alphabet/Google.
Le parti d’extrême droite Fratelli d’Italia a réclamé mardi la démission du gouvernement italien après son bon score aux élections municipales dimanche et le désaveu infligé aux membres de la coalition au pouvoir. Seul parti de l’alliance de droite qu’il forme avec Forza Italia et la Ligue à avoir refusé l’an dernier d’intégrer le gouvernement d’union nationale de Mario Draghi, Fratelli d’Italia a tiré avantage de sa liberté de parole dans les urnes, passant de 4,4% des voix lors des dernières législatives, en 2018, à 22% d’intentions de vote aujourd’hui au niveau national. «Nous allons vers une période d’instabilité accrue», a estimé Massimiliano Panarari, professeur de communication politique à l’université Unimercatorum de Rome.
Le président américain Joe Biden rencontrera le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors d’une visite au Moyen-Orient prévue à la mi-juillet, alors que Washington cherche des moyens de faire baisser les prix du pétrole aux Etats-Unis. Depuis que Joe Biden est arrivé à la Maison Blanche en janvier 2021, les relations entre les deux pays se sont tendues à propos du bilan de Riyad en matière de droits de l’homme, en particulier à cause de l’assassinat du journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie en 2018.
La Banque de France a légèrement relevé mardi sa prévision de croissance au deuxième trimestre à 0,25%, contre 0,2% précédemment, l’activité française parvenant à résister aux chocs de la guerre en Ukraine et du Covid en Chine après une baisse de 0,2% au trimestre précédent. «Après le repli du premier trimestre, l’activité du deuxième trimestre ferait preuve de résilience, c’est-à-dire que clairement on n’aurait pas de récession dans l'économie française», a affirmé Olivier Garnier, directeur général des statistiques et des études de la banque centrale. Selon l’enquête menée, 61% des entreprises industrielles ont fait état de difficultés d’approvisionnement en mai, contre 64% en avril. Ces difficultés se sont un peu amplifiées dans le bâtiment (55% le mois dernier, contre 54% en avril).
L’exploitant de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (URW) a annoncé mardi avoir signé un accord sur la cession du centre commercial Almere Centrum aux Pays-Bas avec un groupe d’investisseurs privés menés par le groupe UMB. «Le prix net de cession de 155 millions d’euros est conforme à la dernière valeur d’expertise», a indiqué URW dans un communiqué. Il s’attend à boucler la transaction d’ici à la fin du mois de juillet. A l’issue de cette opération, URW aura réalisé 2,7 milliards d’euros sur les 4 milliards d’euros prévus dans son programme de cessions en Europe.
Les investisseurs intègrent désormais plusieurs hausses de 75 points de base des taux des Fed funds, des mouvements loin d’être anodins pour les marchés.
EcoVadis, leader mondial de l’évaluation et l’amélioration de la performance en termes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), a annoncé mardi une levée de 500 millions de dollars (478 millions d’euros), intégralement sous forme de capital. L’entreprise déclare être devenue une nouvelle licorne française, sans toutefois dévoiler sa valorisation exacte. Elle est la 27ème société hexagonale non cotée dont la valeur dépasse le milliard de dollars. Ce tour de table porte le total des capitaux levés par EcoVadis à plus de 725 millions de dollars. Il a été mené par Astorg, société de capital-investissement européenne, et BeyondNetZero, société d’investissement climatique de General Atlantic, avec la participation de GIC Private Limited et de Princeville Capital. CVC Growth Partners II reste le principal actionnaire institutionnel de l’entreprise. L’entreprise compte utiliser les sommes levées pour financer son développement à l’international, renforcer ses outils d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique, et réaliser des acquisitions stratégiques.
Le sentiment des investisseurs en Allemagne s’est amélioré en juin mais il reste à un niveau historiquement bas en raison des multiples risques qui continuent de peser sur les perspectives d’évolution, montre mardi l’enquête de l’institut d'études économiques ZEW. L’indice mesurant leur sentiment est remonté à -28,0 après -34,3 en mai, alors que les économistes anticipaient un rebond à -27,5. «L'économie est toujours exposée à de nombreux risques, comme les effets des sanctions contre la Russie, le manque de clarté sur l’évolution de la pandémie en Chine et l’évolution progressive de la politique monétaire, a déclaré le président de l’institut, Achim Wambach. Le sous-indice du jugement des investisseurs sur la situation actuelle a rebondi à -27,6 après -36,5 le mois dernier.
La Banque du Japon (BoJ) a intensifié mardi ses achats d’obligations, alors que son plafond sur le rendement de l’emprunt japonais à 10 ans subit de nouvelles pressions avec la hausse des taux d’intérêt mondiaux. La banque centrale japonaise reste à contre-courant des autres grandes institutions monétaires qui ont décidé de fortement relever leurs taux d’intérêts pour lutter contre l’inflation. La BoJ a élargi ses achats d’obligations mardi, et a proposé d’augmenter une série d’achats sur toute la courbe mercredi, pour ramener le rendement des obligations d’Etat japonaises à 10 ans (JGB) à son plafond de 0,25%. Celui-ci a dépassé ce niveau à 0,255%. Les annonces ont eu des effets mitigés. Les rendements à 2 ans et à 30 ans ont diminué, mais le rendement à 5 ans a bondi à un niveau jamais vu depuis 2015. Certaines échéances longues ont également été vendues massivement.
La Zambie tiendra jeudi sa première réunion avec ses créanciers internationaux, a déclaré le ministre des Finances Situmbeko Musokotwane. Ce dernier a toutefois reconnu que l’objectif du gouvernement de conclure les négociations d’ici à la fin juin ne semblait plus tenable. En 2020, le pays est devenu le premier défaut souverain de l'ère post-Covid, ployant sous un fardeau de dette de plus de 120% du PIB. La France et la Chine coprésideront les négociations bilatérales en vue d’une restructuration de la dette extérieure de la Zambie, qui s’élevait à 17,3 milliards de dollars (16,6 milliards d’euros) fin 2021, selon les données du gouvernement. La Chine et les entités chinoises détenaient alors 5,8 milliards de dollars de la dette zambienne. Le pays d’Afrique australe avait préalablement conclu un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur une facilité de crédit prolongée de 1,4 milliard de dollars sur trois ans en décembre, mais il doit achever ces pourparlers bilatéraux pour obtenir le financement.
L’opérateur boursier paneuropéen a annoncé le 14 juin l’acquisition des solutions de Nexi qui alimentent MTS, la principale plateforme obligataire d’Euronext. Le groupe déboursera environ 57 millions d’euros, sous réserves d’ajustements, dans l’opération. «Cette transaction est une nouvelle étape dans la stratégie d’Euronext visant à tirer parti de sa chaîne de valeur intégrée tout en renforçant les compétences technologiques et les capacités d’Euronext en matière de négociation et de post-négociation», a souligné le groupe dans un communiqué de presse. Nexi continuera à fournir des services technologiques à l’opérateur «dans le cadre d’accords transitoires et d’autres services dans le cadre d’accords commerciaux connexes».
L’opérateur boursier paneuropéen a annoncé le 14 juin l’acquisition des solutions de Nexi qui alimentent MTS, la principale plateforme obligataire d’Euronext. Le groupe déboursera environ 57 millions d’euros, sous réserves d’ajustements, dans l’opération. «Cette transaction est une nouvelle étape dans la stratégie d’Euronext visant à tirer parti de sa chaîne de valeur intégrée tout en renforçant les compétences technologiques et les capacités d’Euronext en matière de négociation et de post-négociation», indique le groupe dans un communiqué de presse. Nexi continuera à fournir des services technologiques à l’opérateur «dans le cadre d’accords transitoires et d’autres services dans le cadre d’accords commerciaux connexes».
La Zambie tiendra jeudi sa première réunion avec ses créanciers internationaux, a déclaré le ministre des Finances Situmbeko Musokotwane. Ce dernier a toutefois reconnu que l’objectif du gouvernement de conclure les négociations d’ici à la fin juin ne semblait plus tenable.
La Réserve fédérale (Fed) risque de taper fort mercredi à l’issue de son comité de politique monétaire (FOMC). C’est en tout cas la projection qui prédomine à présent à Wall Street. Selon l’outil FedWatch de l’opérateur boursier CME, la probabilité d’une hausse des taux de 75 points de base (pb) lors de la réunion de juin est passée de 35% lundi à 94% mardi matin. Les marchés de swaps valorisent également, désormais, plutôt une hausse de 75 pb que de 50 pb.
La Banque du Japon (BoJ) a intensifié mardi ses achats d’obligations alors que son plafond sur le rendement de l’emprunt japonais à 10 ans subit de nouvelles pressions avec la hausse des taux d’intérêt mondiaux. La banque centrale japonaise reste à contre-courant des autres grandes institutions monétaires qui ont décidé de fortement relever leurs taux d’intérêts pour lutter contre l’inflation.
Le gouvernement britannique a présenté lundi soir au Parlement un projet de loi controversé modifiant le protocole nord-irlandais conclu avec l’Union européenne (UE) dans le cadre du Brexit. La ministre des Affaires étrangères Liz Truss a défendu un texte censé «résoudre les problèmes», à condition de pouvoir renégocier avec Bruxelles pour changer les termes de l’accord arrêté fin 2020 «qui provoquent de très graves problèmes en Irlande du Nord», selon elle.
Le sentiment des investisseurs en Allemagne s’est amélioré, comme attendu, en juin mais reste à un niveau historiquement bas en raison des multiples risques qui continuent de peser sur les perspectives d’évolution, montre mardi l’enquête de l’institut d'études économiques ZEW.
La compagnie aérienne a annoncé le succès de son augmentation de capital de 2,6 milliards d'euros ce qui n'empêche pas les investisseurs de sanctionner le titre.
Le groupe de services informatiques scindera sa cybersécurité dans une nouvelle entité baptisée Evidian. Rodolphe Belmer quitte le groupe. L'action continue à plonger.
L’économie britannique a enregistré en avril un repli inattendu de 0,3%, le deuxième après la baisse de 0,1% en mars, ce qui renforce les craintes d’un ralentissement, selon les données publiées lundi par l’Office for national statistics (ONS), alors que la Banque d’Angleterre (BoE) se réunit jeudi pour relever encore son taux directeur. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à ce que le PIB augmente de 0,1% en avril. Le PIB est désormais supérieur de 0,9% à son niveau d’avant-covid, mais il s’agit de la première fois où tous les principaux secteurs économiques ont contribué négativement à une estimation mensuelle du PIB depuis janvier 2021, a indiqué l’ONS. Au cours du trimestre clos fin avril, le PIB a encore augmenté de 0,2%, en net ralentissement par rapport à la croissance de 0,8% enregistrée au cours des trois mois se terminant en mars.
Le président Emmanuel Macron souhaite une «réévaluation» de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 pour «ajuster les moyens aux menaces», sur fond de guerre en Ukraine, a-t-il déclaré lundi lors de l’inauguration du salon de l’armement terrestre Eurosatory. Il estime que la France est «entrée dans une économie de guerre dans laquelle je crois nous allons durablement nous organiser», et «dans laquelle on ne peut plus vivre avec la grammaire d’il y a un an». Emmanuel Macron a amorcé en 2017 une nette remontée en puissance des crédits défense après des années de disette. Le budget du ministère des Armées va de nouveau croître en 2022, à 40,9 milliards d’euros, conformément à la LPM 2019-2025 qui prévoit d’atteindre 50 milliards en 2025.
La Bourse de New York a ouvert en net recul lundi, Wall Street poursuivant sa chute de la semaine dernière. Les investisseurs craignent que la Réserve fédérale ne provoque une récession en tentant d’endiguer les pressions inflationnistes. Le Dow Jones (DJIA) cédait 1,9% en début de séance, à 30.803 points. Le S&P 500 perdait 2,5%, à 3.805 points. L’indice élargi a ainsi perdu plus de 20% depuis son précédent pic, ce qui correspond à la définition d’un bear market (marché baissier) à Wall Street. «Les marchés s’embarquent à nouveau pour un voyage mouvementé du fait des craintes d’inflation, résume Steve Clayton, gérant de fonds chez Hargreaves Lansdown. Les investisseurs craignent que les données économiques ne forcent la main de la Réserve fédérale pour qu’elle pousse les taux d’intérêt à la hausse, plus loin et plus vite que prévu».
La politique «zéro Covid» de la Chine et ses confinements stricts hypothèquent les perspectives d’un rebond de l’économie en 2022. Qu’en sera-t-il de 2023 ?