S&P Global Ratings a relevé vendredi la note de crédit à long terme de Safran de ‘BBB+’ à ‘A-‘, en l’assortissant d’une perspective stable. L’agence explique que le groupe génère toujours un solide flux de trésorerie opérationnelle disponible (FOCF) et que ses paramètres de crédit se sont renforcés. Si la forte montée en cadence de la production des moteurs Leap, associée à des goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement et à l’inflation du coût des intrants, pourrait peser sur les marges d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) de l’équipementier aéronautique sur la période 2023-2024, S&P juge que le pouvoir de fixation des prix du groupe, sa discipline en matière de coûts et les paiements anticipés conséquents des clients permettront de renforcer sa structure financière.
Elles veulent profiter de la dernière fenêtre cette année pour réduire leur exposition malgré de fortes décotes. Le stock reste élevé à 43 milliards de dollars.
CVC Credit a bouclé la levée de son troisième fonds de prêt direct, EUDL 3. Le gestionnaire alternatif a réalisé une levée de 6,3 milliards d’euros, qui seront déployés sur le marché du direct lending européen. La hausse du coût de la dette et le retrait des banques du financement des leveraged buy-out (LBO) depuis le début de l’année ouvre de belles perspectives au fonds de prêts, les seuls aujourd’hui à financer des LBO d’envergure. EUDL 3 a déjà financé les acquisitions d’Irca par Advent, d’Open Health par Argos, d’Euro Techno Com par Cinven, et de Version 1 par Partners Group.
Les actionnaires salariés et Colette Neuville sont montés au créneau. Le dépôt de la proposition de loi de nationalisation d’EDF par le député Philippe Brun est attendu.
Les exportations allemandes ont baissé plus que prévu en octobre, de 0,6% sur le mois, pénalisées par une chute du commerce vers l’Union européenne en raison de la crise énergétique, selon les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi. Les importations ont de leur côté reculé de 3,7%. Le consensus tablait sur une baisse mensuelle de 0,3% pour les exportations et de 0,4% pour les importations.
Les prix à la production en zone euro ont affiché en octobre un repli plus marqué que prévu sur un mois à la faveur notamment d’un recul des coûts de l'énergie, selon les données publiées vendredi par Eurostat. Les prix producteurs dans les 19 pays qui partagent l’euro ont reculé de 2,9% en rythme mensuel, mais conservent une progression de 30,8% sur un an. En septembre, ils avaient progressé respectivement de 1,6% et de 41,9%. Les économistes interrogés par Reuters tablaient pour le mois d’octobre sur une baisse de 2% d’un mois sur l’autre et un ralentissement à +31,5% sur un an. En excluant l'énergie, les prix à la production en octobre ont augmenté de 0,5% sur un mois et de 14% en rythme annuel.
François Villeroy de Galhau, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a déclaré dimanche souhaiter «à titre personnel» que l’institution décide une hausse de 50 points de base de son taux directeur lors de sa réunion du 15 décembre, pour le porter à 2%. Le gouverneur de la Banque de France a ajouté pendant une interview sur LCI que la hausse des taux se poursuivrait par la suite, mais à un rythme et pendant un durée qui restent à déterminer en fonction de la conjoncture économique. Il a estimé que la France et l’Union européenne seront en mesure d’éviter un «atterrissage brutal» de leur économie, jugeant peu probable une récession l’an prochain.
L’agence américaine Moody’s a maintenu vendredi soir sa note «Aa2» pour la dette souveraine française, qui reflète selon elle les atouts d’une «économie riche et diversifiée, avec un profil démographique plus favorable que celui de nombreux autres pays développés, ainsi qu’une bonne capacité d’honorer les échéances de sa dette, malgré un endettement élevé». Elle a confirmé la perspective stable associée à cette note, en jugeant que les risques pesant sur le profil d’émetteur du pays sont actuellement mesurés. Si son homologue S&P a maintenu la note de la dette française à «AA/A-1+», elle a abaissé sa perspective de «stable» à «négative». Celle-ci estime que le ralentissement économique et les aides versées aux ménages et aux entreprises afin de compenser la flambée des prix de l'énergie déboucheront sur une dégradation des finances publiques du pays. A l’horizon 2025, S&P table sur une dette publique atteignant 115% du produit intérieur brut (PIB) français, tandis que Moody’s anticipe un ratio de 116% en 2026 dans son scénario central.
En coordination avec le G7 et l’Australie, l’UE a approuvé samedi le plafonnement à 60 dollars le baril du prix du pétrole russe transporté par voie maritime.
La Première ministre, Elisabeth Borne, a révélé vendredi dans une interview au Parisien de premiers éléments concernant la future réforme des retraites. Elle concernera les générations nées à partir du second semestre 1961 avec un report progressif de l’âge de départ de 62 à 65 ans d’ici à 2031. L’âge de la décote demeurera à 67 ans. Concernant les carrières longues, la capacité «de partir deux ans ou quatre ans avant l'âge légal» sera «maintenue et même assouplie». L’objectif global de la réforme est de ramener le système à l’équilibre dans les dix ans. Le gouvernement est ouvert à d’autres propositions des partenaires sociaux pour atteindre cette cible mais exclut une baisse des pensions ou une hausse des cotisations.
La Commission européenne a présenté vendredi une proposition visant à sanctionner d’une taxe d’au moins 5% de leur chiffre d’affaires les entreprises contournant les sanctions européennes contre la Russie. Cette proposition, qui doit être approuvée par le Parlement européen et les pays membres de l’UE, prévoit également, afin d’harmoniser la position des Vingt-Sept, de criminaliser les violations individuelles, qui seraient passibles de peines d’emprisonnement d’au moins cinq ans. Certains pays membres infligent des sanctions pénales en cas de violation, d’autres préfèrent des sanctions administratives. «Trop de divergences demeurent entre les pays membres s’agissant de la punition de la violation des sanctions de l’UE», a déclaré le commissaire européen à la Justice Didier Reynders dans un communiqué.
Les exportations allemandes ont baissé plus que prévu en octobre, de 0,6% sur le mois. Les importations ont reculé de 3,7%, selon les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi. Le consensus tablait sur une baisse mensuelle de 0,3% pour les exportations et de 0,4% pour les importations.
La Commission européenne a présenté vendredi une proposition visant à sanctionner d’une taxe d’au moins 5% de leur chiffre d’affaires les entreprises contournant les sanctions européennes contre la Russie. Cette proposition, qui doit être approuvée par le Parlement européen et les pays membres de l’UE, prévoit également, afin d’harmoniser la position des Vingt-Sept, de criminaliser les violations individuelles, qui seraient passibles de peines d’emprisonnement d’au moins cinq ans.
La Chine a ordonné à ses quatre principales banques publiques d'émettre des prêts offshore pour aider les promoteurs à rembourser leur dette en devises dures, selon des informations de Reuters. Les banques ont jusqu’au 10 décembre pour émettre des prêts garantis par des actifs des promoteurs. Les fonds obtenus permettront aux promoteurs de rembourser des prêts contractés à l'étranger et des obligations émises en dollars. Les promoteurs considérés comme étant de «bonne qualité», sur le plan comptable, comme CIFI Holdings, Country Garden, Groupe Longfor, Midea Real Estate et Seazen Group, pourront bénéficier de ces aides. Les quatre banques - Bank of China, China Construction Bank, Industrial and Commercial Bank of China et Agricultural Bank of China - sélectionneront les promoteurs qu’elles entendent financer. Le programme pourrait ultérieurement être étendu à d’autres banques.
Les prix à la production en zone euro ont affiché en octobre un repli plus marqué que prévu sur un mois à la faveur notamment d’un recul des coûts de l'énergie, selon les données publiées vendredi par Eurostat. Les prix producteurs dans les 19 pays qui partagent l’euro ont reculé de 2,9% en rythme mensuel, mais conservent une progression de 30,8% sur un an. En septembre, ils avaient progressé respectivement de 1,6% et de 41,9%.
En amont d’une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite jeudi «très confiante» en un règlement du contentieux sur le protocole nord-irlandais, si Londres en montre la volonté politique. Les discussions sur les règles régissant le commerce post-Brexit avec l’Irlande du Nord ont repris en octobre pour la première fois en sept mois. Cette partie de l’accord entre Londres et l’Union européenne impose des contrôles sur certaines marchandises circulant vers l’Irlande du Nord depuis le reste du Royaume-Uni.
Vauban Infrastructure Partners, investisseur long terme dans des infrastructures essentielles et Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans les stratégies de décarbonation et l’adaptation au changement climatique, ont annoncé jeudi un nouveau partenariat dédié au développement d’une méthodologie d’analyse des risques climatiques physiques en Amérique du Nord. Cette initiative commune est basée sur la méthodologie CIARA (Carbon Impact Analytics for Real Assets), visant à développer des indicateurs clés de performance concernant l’alignement des portefeuilles d’infrastructures sur l’accord de Paris et la gestion plus efficace des risques climatiques des actifs concernés.
Les prévisions de croissance mondiale pour 2023 se sont encore assombries, avec un risque de plus en plus élevé de voir la croissance passer sous les 2% du fait du ralentissement simultané aux États-Unis, en Europe et en Chine, a estimé jeudi Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à l’occasion d’un forum économique. Lors de la publication de son rapport sur les prévisions économiques mondiales (WEO), l’institution avait anticipé une croissance de 2,7% pour 2023, en soulignant qu’il existait 25% de chances de la voir passer sous la barre des 2%. Une croissance mondiale inférieure à 2% serait une première depuis 2009 (-1,3%), si l’on excepte les conséquences de la pandémie en 2020, année où le PIB mondial a reculé de 3,3%.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 26 novembre, à 225.000 contre 241.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 235.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine précédente ont été révisées en très légère hausse par rapport à une estimation initiale de 240.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 228.750 contre 227.000 (révisé) la semaine précédente.
La baisse de l’activité dans le secteur manufacturier s’est atténuée en novembre en zone euro, selon l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats de S&P Global. L’indice PMI manufacturier est passé de 46,4 en octobre à 47,1 en novembre, en progrès également par rapport à la première estimation de 47,3, mais toujours sous le seuil des 50 séparant contraction et expansion de l’activité. Signe qu’il n’y aura pas de reprise rapide dans l’industrie, les nouvelles commandes sont restées inférieures au seuil des 50, à 40,7, après 37,9 en octobre. Les principales économies de la zone euro affichent une amélioration comparable, aidées par des pressions inflationnistes moins fortes et une croissance meilleure qu’anticipée.
Les ventes au détail ont reculé plus fortement que prévu en octobre en Allemagne, sur un mois comme sur un an, montrent les données publiées jeudi par Destatis. Elles se sont contractées de 2,8% par rapport à septembre et de 5,0% en rythme annuel, après une hausse mensuelle de 0,9% le mois précédent et un repli de 0,9% sur un an, a indiqué l’office statistique. Des baisses ont été observées dans les ventes d’épicerie (-1,2%), les produits non alimentaires (-4,5%) comme les vêtements et les meubles, ainsi que dans les commandes en ligne (-1,8%).