La bataille des chiffres fait rage. State Street et JPMorgan, tous deux des acteurs très importants de l’activité de conservation et d’administration de fonds au niveau mondial, ont annoncé des contrats impressionnants.JP Morgan va devenir le dépositaire de 1.000 milliards de dollars gérés par BlackRock, au nez et à la barbe de State Street.Mais ce dernier ne s’est pas laissé démonter et a annoncé, le même jour,avoir remporté un mandat auprès d’Allianz GI portant sur plus de 450 milliards d’euros d’actifs. Une somme qui ne compense certes pas la perte du contrat BlackRock, mais au regard des 28.771 milliards de dollars conservés et administrés par State Street à fin 2016, la différence n’est qu’une goutte d’eau ! BlackRock, lui, poursuit tranquillement son chemin. Outre le fait qu’il s’avère être encore le grand gagnant de la distribution de fonds en Europe notamment en décembre, il s’est aussi adjoint les services de George Osborne, ancien ministre des Finances britannique, comme conseiller senior.Sur les fonds de droit français, ce sont par contre les grandes filiales de banques, Amundi et BNP Paribas IP, qui ont été les meilleurs collecteurs. La bonne nouvelle, c’est que selon les chiffres de Six-Financial Information EuroPerformance, les fonds domiciliés dansl’Hexagone ont enregistréencoreen 2016 une très belle année de collecte avec 35,5 milliards d’euros de souscriptions. Carmignac et DNCA, qui organisaient cette semaine leurs rendez-vous investisseurs, ont aussi délivré leurs chiffres de collecte.Toujours en France, nos grands institutionnels publics que sont leFonds de réserve pour les retraites (FRR) et l’Etablissement deRetraite additionnelle de la fonction publique(Erafp)ont donné le nom des gagnants de quelques appels d’offres réalisés.Enfin, impossible de ne pas citer cet événement assez peu commun: une fintech, en l’occurrence Net 1 UEPS Technologies, cotée au Nasdaq, est entrée au capital d’une banque privée au Liechtenstein. Alors que le mouvement se produit généralement dans le sens inverse, voilà de quoi laisser rêveur sur la future évolution du secteur…