Le trading à haute fréquence, un « soutien important à la liquidité » selon l’AMF
Parfois accusés de déstabiliser les marchés financiers, les acteurs du trading haute fréquence (HFT) ne méritent pas le procès qui leur est fait. Telle est la conclusion que l’on peut tirer de l’étude publiée fin janvier 2017 par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur le secteur. Le gendarme boursier a passé au crible l’activité des acteurs du HFT sur les valeurs du CAC 40 entre novembre 2015 et juillet 2016, en analysant à la fois leur présence dans le carnet d’ordres (la liquidité théorique) et les volumes effectivement traités (la liquidité contribuée ou consommée).
Conclusion : «les acteurs du trading à haute fréquence sont un soutien important à la liquidité en temps ordinaires», selon l’AMF. Ils représentent en moyenne 80% de la quantité présente aux trois meilleures limites du carnet d’ordres (meilleur prix proposé à l’achat ou à la vente). En revanche, «les HFT consomment plus de liquidité qu’ils n’en apportent et plus particulièrement durant les périodes de forte volatilité».
Lorsque des événements sont attendus et peuvent avoir un impact sur les cours, par exemple les décisions de politique monétaire ou la publication de statistiques économiques, «les HFT se retirent avant les annonces contrairement aux autres participants de marché», jusqu’à -80% pour les plus importantes, note l’AMF. Mais ils «reviennent rapidement après les annonces»pour faire des arbitrages. «Les stratégies de market-making (non directionnelles) évitent les mouvements de prix brusques ; le retrait des HFT dans les secondes qui précèdent une annonce prévue est donc un comportement rationnel», estime l’Autorité.
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