L’inflation est restée stable en juillet dans la zone euro, suivant les données publiées hier par Eurostat, mais l’inflation hors énergie et produits alimentaires non conditionnés (dite core) a augmenté. Eurostat a confirmé sa première estimation d’une inflation annuelle de 1,3% et d’une inflation core, indicateur suivi de près par la Banque centrale européenne (BCE), de 1,3% aussi. Cette dernière était de 1,2% en juin et les 29 économistes interrogés par Reuters l’attendaient inchangée en juillet.
Le retrait obligatoire visant les actions Areva interviendra le 21 août au prix de 4,50 euros par action, a annoncé hier l’Autorité des marchés financiers (AMF). La suspension de la cotation des actions Areva est maintenue jusqu'à la mise en œuvre du retrait obligatoire, qui portera sur 1,64% du capital du groupe, précise l’AMF dans un communiqué.
La production industrielle a augmenté moins que prévu en juillet aux Etats-Unis, pénalisée par le recul inattendu de la production manufacturière, a annoncé la Réserve fédérale hier. La production industrielle totale a progressé de 0,2% le mois dernier, après une hausse de 0,4% confirmée en juin. Les économistes projetaient en moyenne une production en hausse de 0,3% le mois dernier. La production du secteur minier a augmenté de 0,5% et celle des sociétés de services aux collectivités de 1,6%. La production manufacturière a, en revanche, reculé de 0,1%, après un rebond confirmé de 0,2% en juin.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 12 août, à 232.000, leur plus bas niveau en près de six mois, contre 244.000 (inchangé) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. Il s’agit de leur plus bas niveau depuis la semaine au 25 février, lorsque les inscriptions étaient tombées à 227.000, au plus bas depuis mars 1973. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 240.500 contre 241.000 la semaine précédente.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est revenu au deuxième trimestre à son niveau de début 2012 et le taux d’emploi a atteint un plus haut depuis 1980, dans le sillage de créations d’emplois salariés dynamiques sur la période dans le privé. Selon les données publiées hier par l’Insee, le taux de chômage s’est replié de 0,1 point au deuxième trimestre, atteignant 9,2% en métropole. Quel que soit le périmètre considéré, avec un recul de 0,5 point sur un an, le taux de chômage revient avec ce huitième trimestre consécutif de baisse à son niveau de début 2012.
La Bourse de New York a subi hier sa plus forte baisse depuis trois mois, plombée par l’inquiétude liée aux controverses politiques qui ravivent les doutes sur la capacité du président Donald Trump à tenir ses promesses électorales. L’indice Dow Jones a cédé 274,14 points, soit 1,24%, à 21.750,73. Le S&P 500, plus large, a reculé de 1,54% à 2.430,01 et le Nasdaq Composite a cédé 1,94% à 6.221,91. Le S&P accuse ainsi sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 17 mai et retombe à son plus bas niveau de clôture depuis le 11 juillet. L’indice VIX de la volatilité a quant à lui remonté de moins de 12 à 15,5 hier. Les indices européens ont également terminé dans le rouge hier, le CAC 40 cédant 0,57% à 5.146 points alors que le DAX reculait de 0,49% à 12.203 points. Le FTSE 100 n’a pas échappé au mouvement, clôturant en baisse de 0,61% à 7.387 points.
Le fonds de pension public de l’Iowa a déposé plainte aux Etats-Unis contre six banques accusées de bloquer une transition du marché des shorts vers une plate-forme électronique, leur permettant de continuer à jouer les intermédiaires et à empocher des frais de courtage au détriment des investisseurs. Les banques incriminées sont Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of America, Morgan Stanley, Credit Suisse et UBS.
La faiblesse actuelle des rendements sur les marchés financiers constitue un avertissement pour la Réserve fédérale, qui doit être «très patiente et pertinente» dans sa réflexion sur l’opportunité de relever de nouveau les taux d’intérêt, a déclaré hier Robert Kaplan, le président de la Fed régionale de Dallas. «Il ne fait aucun doute que l’inversion et l’aplatissement de la courbe (des rendements) est le reflet d’un problème économique», a-t-il dit. Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans avoisine actuellement 2,2%. «Nous devons être prudents lors de nos prochaines décisions» de politique monétaire, a-t-il insisté lors d’un déjeuner organisé par la Chambre de commerce de Lubbock, au Texas.
Les investisseurs dans le monde restent optimistes mais prudents. Globalement, ils maintiennent des poches de liquidités de 4,9%, au-dessus de la moyenne de 4,5% observée au cours des dix dernières années et en Europe, le cash a atteint le niveau record de 5,3%, un niveau jamais vu depuis mars 2003, selon le dernier Fund Manager Survey de Bank of America Merrill Lynch réalisé entre les 4 et 10 août auprès d’un échantillon de 202 participants cumulant 587 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Ce maintien d’un matelas considérable de liquidités n’a toutefois pas déclenché de signal de vente, relève l’enquête qui indique aussi que les investisseurs ne sont plus que 33% en net à prévoir une amélioration des bénéfices au cours des douze prochains mois, soit une détérioration de 25 points de pourcentage par rapport au mois de janvier et le plus bas niveau observé depuis novembre 2015. Une nouvelle détérioration de cet indicateur pourrait entraîner des arbitrages chez les investisseurs, estime Michael Harnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch. Cela dit, l’optimisme reste de mise, un pourcentage record de 42% des investisseurs, soit une amélioration de 6 points par rapport à la dernière enquête, prévoyant une croissance au-dessus de la tendance et une inflation moins forte que prévu. Près de la moitié des investisseurs (49%) seraient très surpris d’assister à une récession dans les six prochains mois mais 46% d’entre eux estiment que les marchés actions sont surévalués.
L’indice Lyxor Hedge Fund est resté inchangé au mois de juillet. La bonne performance des fonds Event Driven et L/S Equity, soutenus par la publication de résultats solides aux Etats-Unis, a été éclipsée par les gérants Global Macro, qui ont été pénalisés par leurs positions longues sur les actions, et des positions courtes sur l’euro. Six des dix indices Lyxor ont clôturé en territoire positif.« Les fonds L/S Equity ont généré de solides rendements en juillet et enregistré de fortes entrées de capitaux au cours des derniers mois. Au sein de la stratégie L/S Equity, les fonds Market Neutral ont surperformé après avoir généré de médiocres rendements au deuxième trimestre. Nous pensons néanmoins que les fonds quantitatifs restent sensibles aux rotations factorielles. Nous préférons ainsi, au sein de la stratégie, les fonds plus fondamentaux », commente Philippe Ferreira, Senior Cross-asset Strategist chez Lyxor Asset Management.
Blackstone a commencé à lever des capitaux pour son premier fonds immobilier paneuropéen core-plus, rapporte le site spécialisé IPE. Blackstone s’est refusé à tout commentaire mais il s’agirait de lever des fonds pour le Blackstone Property Partners Europe, selon des sources proches du secteur ainsi que d’un investisseur potentiel, précise IPE. Le nouveau fonds devrait mettre en oeuvre une stratégie similaire à celle du fonds immobilier de même type dédié au marché américain lancé il y a trois ans. Ce fonds affiche des actifs sous gestion de 14,1 milliards de dollars, selon les dernières données disponibles. Il a dégagé un taux de rendement interne de 12%.
La Banque Clerc, qui avait lancé fin 2016 une Solution de placement pour bénéficier d’une gestion de fortune professionnelle à compter d’un encours de 10.000 francs, propose désormais une nouvelle solution de placement sous le label «Solution de Placement Durable», la clientèle étant de plus en plus intéressée par des investissements dans des entreprises respectueuses des ressources planétaires et conscientes de leur responsabilité sociale et sociétale. Fin juillet 2017, les investissements de la clientèle dans la Solution de placement s'élevaient à 290 millions de francs.La nouvelle solution permet elle aussi un investissement à compter de 10.000 francs aux mêmes conditions que les solutions traditionnelles. Alors que la gestion de placements durables est plus onéreuse du fait notamment de la recherche approfondie et des clarifications qu’elle induit. «La Banque Cler souligne de la sorte toute l’importance du développement durable dans son orientation stratégique», indique un communiqué.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a annoncé ce 16 août avoir accordé un crédit mezzanine de 45 millions d’euros à Ares Management pour le développement de deux centres de marques situés à Troyes et Roubaix. Un financement structuré dont l’objectif est de soutenir le développement d’Ares Management sur des actifs haute qualité, précise un communiqué.
Les fonds nordiques Nordic Development Fund et Norfund ont approuvé une prise de participation totalisant 19 millions de dollars dans une société holding gérée par responsAbility. Cette holding se concentre sur des investissements dans les énergies renouvelables en Afrique subsaharienne. Les autres investisseurs sont la Banque de développement allemande KfW et responsAbility Investments, le gestionnaire d’actifs suisse. La société holding a pour objectif d’accroître l’approvisionnement en énergies renouvelables en Afrique subsaharienne. Cet accroissement doit se faire de manière responsable, tout en générant des flux de trésorerie attrayants et stables à long terme, grâce à un portefeuille diversifié de centrales électriques utilisant les énergies renouvelables. Créée en décembre 2013, cette holding a pour but d’investir dans des projets de petites et moyennes centrales électriques et de participer à leur développement. Ces projets, à concurrence de 50 MW, se situent à différents stades de leur cycle de vie, allant du développement à l’exploitation en passant par la construction. Actuellement, le portefeuille comprend quatorze projets totalisant environ 160 MW en développement dans toute la région.
Les flux continuent d’irriguer les obligations corporate en euros, une classe d’actifs soutenue par les interventions de la BCE. Mais les valorisations se tendent.
Le constructeur automobile américain General Motors a annoncé hier sa décision de mettre un terme à la cotation de ses actions sur la Bourse de Toronto, au Canada. Le groupe a invoqué dans un communiqué «la relative faiblesse des volumes d’actions GM échangées sur le Toronto Stock Exchange (TSX)», alors même que sa cotation sur la Bourse de New York «procure suffisamment de liquidité» à ses actionnaires. Le retrait des actions du constructeur automobile de la Bourse de Toronto sera effectif à partir du 30 novembre et «n’affectera en rien la cotation à New York», a précisé GM.
La société de private equity Advent, qui gère 39 milliards de dollars, envisage d’investir dans des titres de dette, rapportait hier Bloomberg de sources proches des discussions. Advent serait en négociations pour engager une équipe dédiée qui lèverait des capitaux dédiés à cette activité. La société envisage d’investir dans de la dette de compagnies de taille intermédiaire en Europe et aux Etats-Unis. A la recherche de rendement, d’autres spécialistes du private equity s’intéressent de plus en plus aux marchés du crédit, à l’instar de BC Partners. Les fonds de dette ont levé plus de 100 milliards de dollars l’an passé, d’après Preqin, enregistrant leur meilleure levée historique sur les trois derniers mois de l’année.
Royal Bank of Scotland aurait accepté de céder un immeuble londonien à Ivanhoe Cambridge, la filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, rapportait hier Bloomberg de deux sources proches du dossier. La société québécoise versera moins que les 145 millions de livres (158 millions d’euros) demandés par la banque écossaise lors de la mise sur le marché de l’immeuble en juin. La cession s’inscrit dans le cadre d’un programme de réduction des coûts de 750 millions de livres lancé par le patron de RBS Ross McEwan.
Selon les données publiées hier par le département du Commerce, les mises en chantier ont reculé de 4,8% en données corrigées des variations saisonnières en juillet, à un rythme annualisé de 1,16 million d’unités. En juin, ce rythme était de 1,21 million d’unités. Sur un an, la baisse est de 5,6%. «L’immobilier résidentiel ne tirera pas l’activité économique dans les mois qui viennent», observe Ian Sheperdson, économiste Etats-Unis chez Pantheon Macro.
La Chine, qui pourrait faire face à une baisse de l’investissement étranger cette année, veut s’ouvrir davantage aux investisseurs internationaux et s’est engagée à prendre des mesures pour mieux protéger la propriété intellectuelle. Un document publié hier sur le site du Conseil d’Etat indique que davantage de secteurs seront ouverts aux investisseurs étrangers, notamment la production de véhicules électriques et hybrides, la construction navale, la maintenance aérienne et le transport ferroviaire de voyageurs. Le Conseil d’Etat a également réitéré que les secteurs de la banque, de l’assurance et de la Bourse seraient davantage ouverts aux investissements étrangers, ajoutant qu’un calendrier ferme pour ces changements serait fixé.
Les banques basées au Royaume-Uni qui cherchent à transférer des activités vers d’autres pays de l’Union européenne avant le Brexit tardent à préparer cette transition, a déclaré hier la responsable de la supervision bancaire au sein la Banque centrale européenne (BCE), Sabine Lautenschläger. «Pour être franche, les banques ne sont pas aussi avancées que nous aimerions qu’elles le soient, a-t-elle écrit dans une lettre d’information. Parmi les établissements qui ont exprimé leur intérêt pour un transfert d’activités vers la zone euro, un certain nombre a accompli des progrès en matière de planification. Mais nous n’avons pas encore enregistré beaucoup de décisions définitives.»
L’Etat français détient, directement et indirectement, 98,25% du capital et au moins 98,41% des droits de vote d’Areva au terme de l’offre publique de retrait, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) diffusé hier. Une procédure de retrait obligatoire est maintenue attendue, dernière étape vers le retrait de la cote du spécialiste public du nucléaire. A l’issue du plan de sauvetage du groupe, l’Etat français sera l’unique actionnaire d’Areva SA, dont les seules fonctions seront de rembourser ses dettes et de financer et gérer les dernières étapes de la construction de l’EPR finlandais. La cotation du titre Areva est suspendue à la Bourse de Paris depuis mardi matin.
Soutenue entre autres par les exportations, la croissance de l'économie néerlandaise pourrait atteindre cette année son plus haut niveau depuis dix ans, a estimé hier le CPB, l’un des principaux instituts d'études économiques du pays. Celui-ci a relevé sa prévision de croissance pour l’année de près d’un point à 3,3%, contre 2,4% prévu en juin. Le CBS, l’institut national de la statistique, a estimé la croissance du deuxième trimestre à 1,5% par rapport aux trois premiers mois de l’année, un chiffre nettement supérieur aux attentes.
La Chine a réalisé en juin ses plus importants achats de bons du Trésor américain depuis six ans, reprenant au Japon le titre de premier créancier des Etats-Unis, en profitant probablement de la faiblesse récente du dollar dans un contexte de remontée des taux d’intérêt, montre un rapport publié mardi soir par le Trésor américain. En juin, les avoirs en Treasuries de la Chine ont ainsi atteint 1.147 milliards de dollars, le montant le plus important enregistré depuis septembre dernier (1.157 milliards). Le Japon détenait en juin 1.091 milliards de dollars d’emprunts américains, contre 1.111 milliards en mai.
Les vents de cognac ont progressé pour la troisième année consécutive lors de la campagne 2016-2017 pour établir un nouveau record avec 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, les Etats-Unis demeurant le premier marché mondial. Le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a fait état hier de 190,2 millions de bouteilles vendues entre le 1er août 2016 et le 31 juillet 2017, dont 98% à l’export, une progression de 10,2% en volume et 15,2% en valeur sur un an.