Dans un monde ou les start-up sont devenues omniprésentes, une nouvelle classe d’actifs émerge, les fonds de recherches d’investissement ou «search funds», rapporte Le Temps. Cette forme d’investissement alternatif s’articule en deux temps. Au départ, l’animateur du search fund rassemble un consortium d’investisseurs convaincus de le suivre dans la recherche et l’éventuel achat d’une entreprise. Les investisseurs prennent à leur charge le financement de la recherche pour une durée limitée. Lorsque la cible a été identifiée et la négociation est proche d’aboutir, l’animateur fait un appel de fonds auprès de son pool d’investisseurs. Une fois l’acquisition finalisée, les animateurs du search fund ont quelques années pour faire monter l’entreprise en puissance dans le but de la revendre à un multiple de son prix d’achat.Les entreprises cibles sont typiquement des PME établies, ayant plusieurs années d’existence et un chiffre d’affaires récurrent, opérant la plupart du temps dans des industries peu cycliques. Par rapport à une start-up, une PME offre une visibilité dans tous ses aspects: produit, valeur ajoutée, bilan, cash-flow etc. Par rapport au private equity, un search fund nécessite une mise de départ moins importante (quelques centaines de milliers de dollars), ce qui peut se révéler attractif pour des investisseurs individuels. Aux Etats-Unis, où le modèle est de plus en plus populaire (on y compte 258 de ces véhicules contre 45 dans le reste du monde, dont une dizaine en Europe), la moyenne d’âge des entrepreneurs actifs dans un search fund est de 32 ans. Les chiffres disponibles aux Etats-Unis illustrent des retours sur investissement impressionnants – en moyenne un rendement (ROI) de 8,4 fois et un taux de rendement interne (IRR) de 37%. Dans le reste du monde, où les données sont plus rares, les rendements sont similaires.