La faiblesse de l’inflation continue de diviser la Fed
Les divergences demeurent sur la trajectoire de hausse des taux, mais la réduction de son bilan fait consensus.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bastien Bouchaud
-
Crédit photo: Fed
L’inflation, ou plutôt l’absence de pressions inflationnistes soutenues, reste au cœur des préoccupations de la Réserve fédérale (Fed). Les membres de son comité de politique monétaire (FOMC) ont ainsi longuement discuté des causes possibles d’un accès de faiblesse de l’inflation que certains espèrent temporaire lors de la réunion des 25 et 26 juillet derniers, dont les minutes ont été publiées hier. La réduction du bilan fait en revanche consensus au sein du FOMC et pourrait être amorcée à l’issue de la prochaine réunion des 19 et 20 septembre.
Les lignes de front restent globalement les mêmes par rapport aux précédentes réunions, avec «de nombreux» responsables jugeant «qu’il était possible que l’inflation reste sous l’objectif de 2% plus longtemps que prévu», alors que «plusieurs ont souligné que les risques sur la trajectoire d’inflation allaient plutôt dans le sens d’une détérioration». Certains membres du FOMC ont également proposé que la Fed se laisse du temps avant de poursuivre la remontée de ses taux, estimant qu’elle «pouvait se permettre de patienter dans les circonstances actuelles». La jauge préférée par la Fed pour mesurer l’inflation s’est dégradée à 1,5% en juin alors qu’elle avait atteint 1,8% en mai, d’après des données publiées vendredi par le département du Commerce.
Face aux «colombes» favorables au maintien d’une politique monétaire accommodante, les «faucons» se sont appuyés sur la dynamique du marché du travail pour défendre de futurs relèvements de taux. Selon eux, attendre trop longtemps «pourrait déboucher sur une inflation supérieure à l’objectif, une situation qu’il serait coûteux de renverser», précisent les minutes.
La plupart des membres s’attendant à voir l’inflation rejoindre l’objectif de 2%, «le fort biais en faveur d’une hausse graduelle des taux d’intérêt demeure, mais la nervosité est très claire sur les dernières mesures de l’inflation», note Ian Sheperdson, économiste chez Pantheon Macro. Un nouveau relèvement de taux en décembre reste sur les rails, estime-t-il, le «facteur clé» étant «une accélération des salaires cet automne et cet hiver». Sur les marchés, la probabilité implicite d’une troisième hausse de taux cette année est retombée à 38% hier d’après Bloomberg, contre 43% la veille.
Les membres du FOMC se sont en revanche montré confiants dans leur aptitude à entamer la réduction du bilan d’environ 4.500 milliards de dollars de la Fed sans perturber les marchés financiers. Certains responsables étaient même disposés à enclencher ce processus dès juillet mais «la plupart ont préféré attendre une prochaine réunion».
Le taux d’inflation annuel s’est maintenu aux Etats-Unis en juillet pour le 65e mois consécutif bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), le taux mensuel remontant même de 0,1% à 0,2% de manière inattendue. Cela ne devrait toutefois pas inciter la Fed à resserrer sa politique monétaire dans l’immédiat.
A deux jours du Symposium de Jackon Hole, le directeur Stratégie et marchés internationaux chez Natixis IM, également enseignant en économétrie aux Universités Paris Dauphine et Panthéon Sorbonne revient sur les nouvelles pistes de stratégie monétaire lancées par le président de la Réserve fédérale.
La mauvaise dynamique sur les taux américains, qui a notamment poussé le rendement des US Treasuries à 30 ans au-delà de 5,30% depuis mi-août, un sommet inédit depuis 2007, ne semble pas prête de s’inverser. Retour sur les principaux facteurs de risques.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Alors qu’il débat ce jeudi avec d’autres candidats à l’élection présidentielle à l’invitation du Medef, Edouard Philippe formule plusieurs propositions sur le social.
Dans un essai de près de 6 000 mots, le milliardaire philanthrope appelle à réglementer l’IA et affirme qu’une coordination mondiale est nécessaire pour faire face à ses conséquences sur l’emploi, la sécurité et le bien-être
« Oui je le serai », a répondu le président des Hauts-de-France jeudi, lors d'une table-ronde à la Rencontre des entrepreneurs de France, alors qu'on lui demandait s'il était candidat à la présidentielle.