L’Etat hongrois a émis avant-hier un milliard d’euros d’obligations de maturité septembre 2025 (8 ans) en concédant un niveau de spread de 75 points de base (pb) au-dessus du taux de référence inférieur d’environ 25 pb à son objectif initial. L’opération a attiré un carnet d’ordres quatre fois supérieur au montant levé par le pays. Lundi, l’Albanie a également fait part de son intention de venir prochainement tester le marché de la dette en euro. La Hongrie avait déjà émis un montant similaire de titres en monnaie unique l’an dernier, ainsi que des obligations en yen pour un montant de 30 milliards de yens en mars, après des mois d’absence du marché de la dette internationale qui lui avait permis de réduire la part de sa dette libellée en devises étrangères à moins de 20%.
Une hausse généralisée des tarifs douaniers américains coûterait deux points de PIB aux Etats-Unis mais bénéficierait à la Chine, estiment les économistes de la BCE.
La démission surprise du gouverneur de la banque centrale argentine a mis un coup d'arrêt au rebond du peso qui avait profité de l'accalmie sur l'univers émergent.
La confiance des ménages a fléchi en France en septembre, refluant à son plus bas niveau depuis avril 2016, la légère dissipation de leurs craintes liées au chômage ne permettant pas de compenser leur pessimisme accru sur l'évolution de leur niveau de vie, selon les données publiées hier par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a reculé de deux points à 94. Cet indicateur, qui était attendu stable en septembre, reste pour le cinquième mois consécutif inférieur à sa moyenne de long terme.
Dans une note publiée hier, l’agence de notation estime que «l’euro devrait rester faible face au dollar jusqu’à mi-2019», du fait de «la faiblesse relative de l’économie de la zone euro, de l’accélération du resserrement de la Fed, et des incertitudes politiques [aux] Etats-Unis». S&P a ainsi révisé légèrement à la baisse sa prévision de croissance en zone euro à 2% cette année mais l’a maintenue à 1,7% en 2019. En revanche l’agence estime qu’à partir du troisième trimestre 2019, «le lancement du cycle de hausse des taux de la BCE coïncidant avec une période de moindres incertitudes politiques, devrait entraîner une appréciation de l’euro contre le dollar».
Les économies asiatiques, très dépendantes des exportations, risquent de connaître en 2019 une croissance moindre qu’attendu en raison du différend commercial entre la Chine et les Etats-Unis, a annoncé mercredi la Banque asiatique de développement (BAD). Les sorties de capitaux, dans le cas où la Réserve fédérale américaine relèverait les taux encore plus vite que prévu, sont également un risque, tout comme un resserrement de la liquidité internationale susceptible de renchérir les coûts d’emprunt.
Hyatt Hotels a l’intention de plus que doubler le nombre de ses hôtels en Afrique d’ici 2020. Il compte ainsi profiter de l’amélioration des liaisons de transport et de la croissance économique robuste qui soutient la demande dans l’hôtellerie, a déclaré aujourd’hui Kurt Straub, le vice-président du groupe pour la région. Le groupe américain compte actuellement 9 hôtels en Afrique, loin derrière AccorHotels, par exemple, qui en a une centaine.
Le groupe de luxe Kering a annoncé ce mercredi avoir été intégré lundi 24 septembre à l’indice boursier paneuropéen Euro Stoxx 50, qui regroupe les 50 plus grandes valeurs cotées de la zone euro selon le critère de la capitalisation boursière flottante. L’action Kering est cotée à Euronext Paris depuis 1988 et fait partie de l’indice CAC 40 depuis 1995, a rappelé le groupe dans un communiqué. L’action Kering perd 0,3%, à 459,10 euros.
Dans une note publiée ce matin, l’agence estime que «l’euro devrait rester faible face au dollar jusqu’à mi-2019», du fait de «la faiblesse relative de l’économie de la zone euro, de l’accélération du resserrement de la Fed, et des incertitudes politiques qui ont rendu les actifs en euro relativement moins attractifs que ceux des Etats-Unis».
Les ventes de logements neufs ont rebondi plus fortement que prévu en août après deux mois de baisse aux Etats-Unis, mais la tendance de fond reste à un affaiblissement du marché immobilier sur fond de hausse des taux et des prix des maisons. Les ventes ont augmenté de 3,5% au rythme annualisé de 629.000 unités, montrent les données publiées ce mercredi par le département américain du Commerce. Le rythme des ventes du mois de juillet, estimé dans un premier temps à 627.000, a toutefois été révisé en baisse à 608.000 et celui de juin a été revu à 618.000 au lieu de 638.000. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,5% en août, au rythme de 630.000 unités. Sur un an, les ventes ont progressé de 12,7%.
Au 31 décembre 2017, l’investissement responsable représente en France 1.081 milliards d’euros sur 3.450 milliards, selon des statistiques publiées pour la première fois par l’Association française de la gestion financière (AFG) en collaboration avec le Forum pour l’investissement responsable. Les sociétés de gestion françaises gèrent donc pour le compte de leurs clients près d’un tiers de leurs actifs en prenant en compte des critères ESG. Ces encours IR se répartissent entre des fonds pour 430 milliards d’euros et des mandats pour 651 milliards. Pour parvenir à ce chiffre, l’AFG a pris en compte l’ensemble des approches des sociétés de gestion prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance – ESG, souligne l’AFG. Cela inclut donc les fonds ISR, mais aussi les fonds thématiques, les fonds d’engagement… Si on intègre l’exclusion, ce montant passe à 1.848 milliards d’euros. En revanche, si l’on prend en compte uniquement les encours ISR, ces derniers ressortent à 310 milliards d’euros, soit 9 % du total.L’AFG note que l’IR s’est fortement développé grâce à l’impulsion des investisseurs institutionnels, ce qui explique le poids prépondérant des mandats. Concernant l’ISR, la clientèle des fonds se répartit équitablement entre les investisseurs institutionnels (51%), et les épargnants particuliers (49%). La part des particuliers devrait continuer à progresser grâce à la multiplication des offres par les réseaux de distribution de produits d’épargne (assurance-vie, PEA, comptes-titres…) et grâce à l’épargne salariale. Les mandats ISR quant à eux sont gérés exclusivement pour des investisseurs institutionnels.
Pour la quatrième année consécutive, les non-résidents ont réduit leur position sur les actions françaises du CAC 40 (34 valeurs en fait, car ArcelorMittal, EADS, LafargeHolcim, Solvay, STMicroelectronics et Technip sont exclus, leur siège social étant établi à l'étranger), rapporte Les Echos qui se base sur les chiffres de la Banque de France. A fin 2017, ils détenaient 569 milliards d’euros dans le capital de ces entreprises, soit un taux de détention de 42,7 %. C’est le taux le plus bas depuis 2010. Il était monté il y a quatre ans à 47,8 %.A l’inverse, après trois années de baisse, la détention des non-résidents dans les sociétés françaises hors CAC 40 a augmenté de 0,6 point de pourcentage à 28 %. Au total, les non-résidents ne détiennent que 37,4 % du capital des actions françaises cotées (-1,7 point sur un an).Beaucoup d’investisseurs américains ont rapatrié leurs fonds vers les Etats-Unis. « Il y a eu certainement, en fin d’année, un impact de l’annonce de la réforme fiscale américaine, qui a incité les investisseurs à miser sur Wall Street au détriment de l’Europe », avance auprès du journal Christian Parisot chez Aurel BGC. Conséquence des ventes réalisées par les non-résidents, la part des sociétés françaises du CAC 40 détenues majoritairement par des intérêts étrangers est tombée à 29 %, soit 10 des 34 sociétés françaises du CAC 40. Un niveau bas, jamais vu depuis 2008.
Seulement 5% des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR (investissement socialement responsable), montre le dernier sondage de l’Ifop réalisé pour le Forum pour l’investissement responsable et Vigeo Eiris. Ce faible résultat, qui est toutefois en progression de deux points par rapport à 2017, semble s’expliquer par le manque d’ouverture de la part des banquiers ou des conseillers, lesquels restent pourtant la source d’information privilégiée dans ce domaine. En effet, seules 5 % des personnes interrogées détenant déjà un produit d’épargne affirment que leur banque ou leur conseiller financier leur ont déjà proposé de l’ISR. Pourtant, 27 % des sondés, si on le leur proposait, seraient prêts à investir une part de leur épargne en ISR et 46 % se déclarent disposés à demander des produits d’investissement socialement responsable à leur conseiller bancaire ou financier. Le concept d’ISR est aussi peut-être un frein au développement de ces fonds. Celui-ci reste largement méconnu, dans la mesure où 65% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais entendu parler de ce cela avant cette enquête ! Ce chiffre se réduit certes à 59 % chez les détenteurs d’une assurance vie et 49% chez les détenteurs d’épargne salariale, et à 47% pour les Français investissant en Bourse. Mais beaucoup de chemin reste à faire…« Le concept de l’ISR ne parle pas », a constaté Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris, qui commentait ces résultats à l’occasion d’une conférence organisée pour le lancement de la neuvième semaine de la finance responsable. « Et ce n’est pas mieux pour l’ESG… Il y a un vrai travail de vulgarisation et d’explication. Il faut être moins généraliste et cibler davantage les thèmes », suggère-t-elle. L’étude montre en effet que les thèmes comme la pollution, l’emploi et les droits humains remportent de forts suffrages en tant que sujets prioritaires pour les investisseurs responsables, loin devant le changement climatique ou la rémunération des dirigeants. « Plus le sujet touche à la vie quotidienne des gens, plus il a de chance d’être entendu. Sachant que l’aspect santé est très important », analyse Jérôme Fourquet, de l’Ifop. Pour lui, toutefois, « la clé d’entrée reste l’environnement». Nicole Notat a souligné par ailleurs qu’il y avait actuellement « un alignement des planètes au niveau politique » dans ce domaine, avec les initiatives à la fois au sein de l’Union européenne et en France qui devraient aider à pousser le sujet de l’ISR auprès du grand public français.
La start-up Groupcorner, spécialisée dans la réservation d’hébergements de groupe, a annoncé ce 25 septembre une levée de fonds de 3 millions d’euros, majoritairement auprès d’ISAI, suivie de Side Capital et BDR IT, les actionnaires historiques. Le tour de table est complété par la BPI et l’arrivée de 2 business angels qui apporteront leur expertise du secteur : Patrice Thiry, fondateur de Prowebce (racheté par Edenred) et Guillaume de Marcillac, cofondateur d’Egencia, ex-CEO de Fastbooking (département digital d’Accorhotel) et actuel directeur général de TravelFactory, précise un communiqué.Les fonds permettront à la start-up, qui envisage de doubler la taille de ses effectifs dans les 2 ans, de recruter tant à Paris qu’à Cluny afin de poursuivre ses développements technologiques, et de renforcer ses actions marketing et commerciales tant en France que dans le reste de l’Europe. La start-up a également annoncé ce 25 septembre le lancement de Groupcorner Pro, son service gratuit entièrement dédié aux agences de voyages. «Après l’ouverture ces derniers mois de son service à l’international, c’est une nouvelle étape dans la croissance de la société, qui, depuis 2016, triple en taille chaque année», souligne le communiqué.
LaSalle Investment Management a annoncé l’acquisition auprès de BNP Paribas REIM France de deux commerces en pied d’immeuble dans le centre-ville de Toulouse. L’opération a été réalisée pour le compte de son fonds E-REGI pour un montant de 23,9 millions d’euros. L’actif, intégralement rénové en 2011, est entièrement loué à la marque allemande de prêt-à-porter, Hugo Boss, et depuis mars 2018, à l’enseigne de jardinerie française, Truffaut, qui a décidé d’y développer son dernier concept urbain. «Il s’agit d’un actif core de haute qualité situé dans une ville de premier plan, un véritable atout pour notre fonds. Nous souhaitons accroître la diversification de l’allocation du fonds et investir davantage en France», a commenté Uwe Rempis, gérant du LaSalle E-REGI fund chez LaSalle Investment Management, cité dans un communiqué.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé ce matin qu’il envisage de quadrupler la pondération des grosses capitalisations chinoises au sein de ses indices de référence et propose également d’intégrer des capitalisations moyennes ainsi que des actions cotées sur ChiNext, le compartiment des start-up de la Bourse de Shenzhen. Une telle décision pourrait ainsi amener en Chine 66 milliards de dollars (56 milliards d’euros) de flux de capitaux étrangers et pratiquement doubler le nombre de valeurs de Chine continentale dans les indices à 430 environ.
La confiance des ménages a fléchi en France en septembre, refluant à son plus bas niveau depuis avril 2016, la légère dissipation de leurs craintes liées au chômage ne permettant pas de compenser leur pessimisme accru sur l'évolution de leur niveau de vie, selon les données publiées aujourd’hui par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance a reculé de deux points à 94. Sa valeur du mois d’août, initialement annoncée à 97, a en outre été revue en baisse d’un point à 96. Cet indicateur, qui était attendu stable en septembre, reste pour le cinquième mois consécutif inférieur à sa moyenne de long terme.
L’Etat hongrois a émis hier un milliard d’euros d’obligations de maturité septembre 2025 (8 ans) en concédant un niveau de spread de 75 points de base (pb) au-dessus du taux de référence inférieur d’environ 25 pb à son objectif initial. L’opération, menée par Deutsche Bank, Erste Group Bank AG et JPMorgan Chase, a attiré un carnet d’ordres quatre fois supérieur au montant levé par le pays, qui a profité du léger répit enregistré depuis le début du mois par les pays émergents.
Malgré le décrochage brutal du dollar local du haut de sa fourchette cible sur lequel il était collé depuis six mois, les taux monétaires sont au plus haut depuis 2008.
Les dernières rumeurs font état d’un déficit inférieur à 2% en 2019, seul moyen susceptible de faire reculer la forte dette du pays qui inquiète les marchés.
L'économiste en chef de la BCE, Peter Praet, a estimé hier, lors d’une conférence de presse à Londres, que la politique monétaire de l’institution devra rester accommodante pendant encore longtemps. Face aux propos très optimistes concernant les perspectives d’inflation en zone euro tenus avant-hier par son président Mario Draghi, quant à un redressement «relativement vigoureux» de l’inflation sous-jacente, Peter Praet a ajouté observer «des progrès dans les (prix) sous-jacents, derrière le processus inflationniste. Mais il s’agit d’un processus long et soumis à des conditions monétaires accommodantes». Des propos qui ont fait retomber les spéculations sur la possibilité que la BCE relève plus rapidement qu’anticipé ses taux d’intérêt.
Le gouverneur de la Banque du Japon (BoJ) Haruhiko Kuroda a estimé hier que la banque centrale était entrée dans une phase où elle devrait prendre en compte non plus seulement les mérites, mais aussi les effets secondaires de son programme de soutien massif à l'économie, d’une «façon équilibrée». Il a également noté que sa nouvelle forward guidance introduite en juillet, promettant de maintenir les taux très bas pendant une «période prolongée», ne signifie pas que des taux proches de zéro seront maintenus indéfiniment. Certains membres souhaitent que les dangers potentiels d’une politique ultra-accommodante prolongée, notamment sur le système bancaire, soit pris plus sérieusement en compte.
Le Parlement suédois issu des législatives du 9 septembre a refusé d’accorder sa confiance au gouvernement de Stefan Lofven, qui va devoir démissionner. Aucune majorité ne s’est dessinée après le scrutin. La coalition de centre gauche emmenée par le Premier ministre sortant a obtenu 144 des 349 sièges parlementaires, soit un de plus que l’Alliance formée par la droite. Les Démocrates de Suède, mouvement d’extrême droite qui en a remportés 62, ont voté hier contre Stefan Lofven, mais on ignore s’ils ont l’intention de soutenir l’Alliance.
La holding allemande d’investissement dans les hautes technologies a annoncé hier préparer sa mise en Bourse à Francfort pour le quatrième trimestre 2018. Des actions nouvelles pour un montant de 250 millions d’euros (294 millions de dollars) seront proposées, et le produit de l'émission servira à prendre des participations de contrôle dans des entreprises, et à renforcer les investissements déjà existants. Une source proche du dossier a déclaré que son capital flottant après l’introduction en Bourse (IPO) devrait être de 25% à 35%. La société affichait au premier semestre 2018 un excédent brut d’exploitation de 39,9 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 394 millions.
Le projet de budget 2019 pour la Sécurité sociale présenté hier prévoit que le solde combiné du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) redevienne excédentaire pour la première fois depuis 2001, à hauteur de 700 millions d’euros. Selon les projections du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, ce retour dans le vert se fera dans la continuité d’une franche amélioration: le déficit global -régime général et FSV- devrait déjà passer de 5,1 milliards d’euros en 2017 à 1 milliard d’euros cette année, avant l’excédent de 0,7 milliard attendu l’an prochain. Pour le seul régime général, le PLFSS prévoit un excédent de 1,1 milliard d’euros, qui devrait s’accroître à 2,5 milliards en 2019. Il sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine. (Lire par ailleurs).
La banque britannique s’est engagée hier à ne plus financer des centrales électriques au charbon à travers le monde, une démarche qui s’inscrit dans la volonté de l'établissement de soutenir l’Accord de Paris sur le climat. Après avoir consulté ses actionnaires, Standard Chartered, qui réalise l’essentiel de ses bénéfices en Asie, a décidé d’accélérer ses efforts visant à faire diminuer les émissions de carbone des activités soutenues par le groupe. La banque, qui s’est engagée à financer pour 4 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros) de projets fonctionnant avec des technologies «propres» d’ici 2020, continuera néanmoins à honorer 14 arrangements de financement de projets liés à des centrales au charbon.