Les fonds ISR de conviction, qui comprennent les 150 fonds commercialisés en France qui proposent les portefeuilles les plus influencés par l’évaluation ESG des émetteurs et de leurs activités, ont vu leurs encours augmenter de 10,2 % sur le deuxième trimestre 2018 à 37,6 milliards d’euros, montre le dernier indicateur Novethic. Cette croissance est plus forte que celle des encours de l’ensemble des fonds ISR (439 produits), qui ressort à +4,6 %, pour atteindre 144,4 milliards. BNP Paribas et Pictet AM continuent de dominer le classement de l’ISR de conviction, avec 6,6 milliards et 5,6 milliards d’euros respectivement, grâce à leurs fonds eau, même si ce thème connaît des sorties « significatives » ces derniers mois. Arrivent ensuite Mirova, RobecoSAM, Sycomore AM, Lombard Odier IM, La Banque Postale AM, Amundi AM, BlackRock et NN Investment Partners, qui fait son apparition en 10ème position grâce aux souscriptions enregistrées par son fonds green bonds (+416 millions d’euros). Ce fonds d’obligations vertes permet à NN IP de signer la meilleure collecte du trimestre avec près d’un tiers des souscriptions de tous les fonds ISR de conviction.
Le premier semestre de l’année 2018 traduit une bonne santé des entreprises du CAC40 : leur chiffre d’affaires connait une croissance significative de +7,7% par rapport au premier semestre 2017 (+4,7%) et ce, quelles que soient les zones géographiques. Leurs bénéfices sont quant à eux quasi stables (-1,6%). Ces résultats augurent une année 2018 prometteuse où les profits pourraient dépasser les 100 milliards d’euros si la tendance se confirme et hors impact d’éléments non récurrents sur la rentabilité nette des groupes du CAC40. C’est la conclusion tirée par les experts de PwC, qui ont analysé les résultats des sociétés du CAC 40 à la mi-année.Plus précisément, le chiffre d’affaires des 40 sociétés du périmètre étudié par PwC a augmenté de 7,7% au premier semestre 2018, contre 4,7% au premier semestre 2017, à périmètre et taux de change constants si données disponibles, pour s’établir à 655,5 milliards d’euros. L’ensemble des 10 secteurs connaît une période de croissance positive, y compris les entreprises du secteur Sociétés financières dont la croissance était en recul de -0,6% au premier semestre 2017. Cette tendance est principalement due à la Société Générale (+1,1 milliard d’euros, soit +9,2% de chiffre d’affaires), notamment grâce à l’activité Banque de Détail. Par ailleurs, AXA réalise ce semestre une hausse de chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros.Le résultat net part du groupe des sociétés du CAC 40 du périmètre étudié par PwC est stable (-1,6%) au premier semestre 2018 (par rapport premier semestre 2017, à périmètre et taux de change constants) pour s’établir à 49,97 milliards d’euros. « Les résultats sont bons ce semestre et les entreprises du CAC 40 ne semblent pas impactées par un contexte géopolitique assez instable. À date, on ne voit pas d’effet Brexit, ni de répercussions des mesures protectionnistes américaines mises en place par le gouvernement américain. Si le second semestre confirme ces tendances, tout porte à croire que le CAC40 atteigne voire dépasse les 100 milliards de profits en 2018 », analyse Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC. Le résultat net part du groupe global des sociétés du CAC 40 diminue légèrement de 822 millions d’euros au global. La croissance des bénéfices des sociétés du CAC40 est néanmoins moins fulgurante qu’au premier semestre 2017 (+24,5%).
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé aujourd’hui que l’Ester avait été sélectionné par le groupe de travail public-privé sur les taux d’intérêts de référence pour succéder à l’Eonia. L’Eonia ne répondra pas aux exigences de la directive Benchmark au 1er janvier 2020, et il ne pourra donc plus être référencé dans les contrats financiers à partir de cette date. La consultation publique lancée par la BCE sur le choix du successeur de l’Eonia avait révélé un soutien très majoritaire des répondants à Ester.
La mise en œuvre de réformes structurelles ne saurait dispenser la France de réduire ses déficits structurels (hors effet de la conjoncture) et la trajectoire de ses finances publiques doit être conforme à ses engagements européens, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici.
La Chine s’est félicitée jeudi de l’invitation des Etats-Unis à engager un nouveau cycle de négociations commerciales, au moment où Washington se prépare à franchir un pas supplémentaire dans sa guerre commerciale avec Pékin.
Après Delivery Hero ou Home24, une nouvelle participation de Rocket Internet va entrer en Bourse. Le site de vente par internet de meubles et d’articles de décoration Westwing a annoncé vouloir lever 120 millions d’euros par augmentation de capital lors de son IPO à Francfort. Le distributeur prévoit d’utiliser cette somme pour investir dans la technologie et le marketing ainsi que pour rembourser sa dette.
Le nombre de créations d’entreprises en France a rebondi de 4,8% en août pour s'établir à 59.431, un nouveau record, selon les données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables publiées ce jeudi par l’Insee. La baisse du mois de juillet, initialement annoncé à -3,3%, a été révisée à -3,4%. La progression d’août a été alimentée tant par les créations d’entreprises classiques (+3,1%) que par les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs) (+7,0%). Sur trois mois à fin août, en données brutes, le nombre cumulé de créations d’entreprises progresse de 19,8% par rapport à la même période de 2017.
La Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu son taux directeur à un niveau de 0,75% lors la réunion de son Comité de politique monétaire (MPC) qui s’est tenue ce matin, à l’unanimité de ses neuf membres. La banque centrale britannique avait relevé ce taux de 25 points base (pb) en août, procédant à son deuxième tour de vis monétaire en neuf mois, après le premier depuis 2007 concédé en novembre dernier. Avant la réunion, les marchés n’anticipaient une nouvelle hausse des taux qu’à partir du mois de juin 2019, du fait des incertitudes entourant l’issue des négociations sur le Brexit.
La banque centrale de Turquie (CBRT) a annoncé ce midi un très fort relèvement de son taux de référence repo à une semaine de 625 points de base (pb), pour le porter à un niveau de 24%. Ce nouveau resserrement des conditions monétaires en Turquie se situe dans le haut de la fourchette des prévisions du consensus, qui oscillait entre 225 et 725 pb, et porte ainsi à 11,25 points de pourcentage la hausse de taux totale depuis le début du cycle au mois d’avril dernier.
« L’utilisation intensive d’une monnaie se mérite ! », c’est la réponse assénée par Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne, aux banquiers européens quand ils se plaignent de la domination du dollar. Et de rappeler que, effectivement, les appels d’offres d’équipements européens se font en dollars compte tenu du coût des swaps plus favorable dans cette devise. De même en change, il faut passer par le dollar pour convertir de l’euro en yen, etc. A force de se focaliser sur les réserves de change, les autorités politiques et monétaires auraient oublié que la puissance d’une monnaie tient aussi à ses flux. Pourtant, les banques européennes ont été soumises aux paiements Sepa et ses schémas harmonisés. Si l’innovation, à partir de là, ne va pas plus vite, la raison tient en partie à la charge prudentielle alourdie qui pèse sur les banques et imposant d’inscrire toute dépense dans un budget préalable, rien de propice à la créativité…
C’est la contraction du PIB au deuxième trimestre, plongeant l’Afrique du Sud en récession (définie comme deux trimestres négatifs consécutifs) pour la première fois depuis 2009, après la baisse de 2,6 % enregistrée au premier trimestre. La production agricole (secteur clé) chute de 29,2 %. Considéré comme l’un des pays émergents les plus fragiles, l’Afrique du Sud voit sa devise dégringoler. Le rand a reculé de 22 % contre dollar depuis le début de l’année.
Succès. Dans un monde où les rendements attractifs se font rares, le secteur des infrastructures a le vent en poupe. En témoignent les deux levées de fonds annoncées par i Squared et KKR, à hauteur de 7 milliards de dollars chacune. i Squared a dépassé son objectif initial de 5 milliards. Le véhicule, qui investira des tickets de 300 millions à travers le monde, s’était positionné, en vain, sur les enchères sur la Saur cet été, finalement remportées par EQT. KKR bouclera quant à lui bientôt l’acquisition de 50 % des tours télécoms d’Altice en France avec son nouveau fonds. En France, c’est le fonds Infravia qui vient d’annoncer le closing final de son quatrième véhicule européen pour 2 milliards d’euros.
Transparence. Faut-il précipiter la baisse des exigences réglementaires imposées aux community banks ? Un rapport du GAO (U.S. Government Acountability Office) met en doute l’impact négatif de la réglementation sur la santé de ces établissements financiers, et pointe du doigt la pertinence et la qualité des données permettant d’analyser celui-ci. « Le caractère limité des données que les banques transmettent aux autorités de régulation rendent difficile la détermination de l’évolution des prêts aux petites entreprises par les banques communautaires après 2010 », selon le rapport. Le reporting réglementaire, qui n’a pas été modifié depuis 1992, exclut une partie de ces prêts et peut inclure des prêts aux grandes entreprises. « Sans données permettant de mieux refléter ces prêts, les régulateurs et les décideurs ont une capacité limitée à évaluer la disponibilité du crédit pour les petites entreprises, comme le Congrès l’a envisagé, et à comprendre comment la réglementation peut affecter ces institutions », concluent les auteurs.
« J’adresse nos excuses pour la portée dans certains cas excessive que la CFTC a donnée à l’application de ses règles sur les swaps hors des Etats-Unis. »
L’institution financière a émis 110 millions de dollars australiens via la Blockchain dans le but de fluidifier et d’améliorer la sécurité des opérations.
Malgré la résistance de l'activité britannique, la BoE devrait observer le statu quo aujourd'hui et aucune hausse de taux n'est attendue avant juin 2019.
Une nouvelle ONG dédiée à la surveillance de la finance a été lancée hier en Allemagne. Nommée Bürgerbewegung Finanzwende, elle fait partie du réseau de Finance Watch - organisation lancée à Bruxelles en 2011 et également active sur les questions liées à la finance. Finance Watch Deutschland sera dirigée par Gerhard Schick, un ancien député écologiste allemand. Les demandes de l’ONG incluent la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et une revue à la hausse du ratio de levier (leverage ratio) pour les banques.
Les montants investis s’inscrivent en hausse par rapport à un premier semestre 2017 record, en dépit d’un repli sensible au Royaume-Uni, premier marché européen.
Le fonds souverain devrait contracter le premier prêt de son histoire pour 11 milliards de dollars et l’Etat va émettre 2 milliards d’obligations sukuks.
L’Opep a de nouveau baissé sa prévision de croissance de la demande pétrolière mondiale pour 2019, en soulignant que les risques entourant les perspectives économiques étaient orientés à la baisse, un facteur qui va à l’encontre de la stratégie du cartel visant à soutenir les cours. Dans son rapport mensuel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole prévoit désormais une augmentation de 1,4 million de barils par jour (bpj) de la demande mondiale l’an prochain, soit 20.000 bpj de moins que prévu le mois dernier. Il s’agit de la deuxième réduction consécutive de sa prévision.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a adopté à l’unanimité un avis simplifiant la procédure de transfert des titres de sociétés non cotées au sein d’un plan d’épargne en actions (PEA). «Pour transférer des titres non cotés inscrits dans un PEA, l’accord formel de l’émetteur des titres était, en pratique, jusqu’alors requis. Cette procédure pouvait conduire au blocage du transfert global du PEA (puisqu’il ne peut y avoir de transfert partiel), alors même qu’il n’y avait pas changement de titulaire des titres concernés», explique le CCSF. Le CCSF prévoit que désormais «l’accord de l’émetteur ne constitue plus une condition préalable au transfert des titres non cotés». Un bilan sera fait à la fin du premier semestre 2019.
La production industrielle a baissé en juillet pour le deuxième mois consécutif et à un rythme plus rapide qu’attendu, a annoncé aujourd’hui Eurostat, l’institut européen de la statistique. Elle a baissé de 0,8% en juillet par rapport à juin alors que les économistes attendaient une baisse de 0,5%. Celle de juin a été révisée à -0,8% contre -0,7% annoncé initialement. Sur un an, la production a diminué de 0,1% en juillet, après avoir augmenté de 2,3% en juin (chiffre révisé), alors que le consensus anticipait une hausse de 1,0%.
L’organisation allemande de défense des consommateurs Vzbz a annoncé hier le dépôt d’une plainte en nom collectif (class action) le 1er novembre prochain contre Volkswagen en raison de la manipulation par le constructeur des émissions polluantes de ses véhicules diesel. La plainte concernera les véhicules dotés de moteurs diesel de type EA 189. L’organisation a déclaré que son objectif était de démontrer que les consommateurs avaient été volontairement floués par le constructeur.