Cette semaine, l’actualité a été marquée par Edouard Carmignac qui a annoncé prendre un peu de recul au sein de son entreprise en confiant à quelqu’un d’autre la gestion Actions de certains de ses fonds. Par ailleurs, des changements conséquents ont eu lieu dans l’équipe de gestion de Pictet qui s’occupe de ses célèbres fonds thématiques, dont le Pictet Water.En France, le gérant David Ganozzi, basé à Paris, a annoncé qu’il quittait Fidelity International. On a aussi retrouvé cette semaine Patrick Barbe ! L’ancien responsable de la gestion obligataire européenne de BNP Paribas Asset Management, parti en juin dernier, a été recruté avec une petite partie de son équipe par l’américain Neuberger Berman qui a de nouvelles ambitions en France et en Europe. Un partenariat a été annoncé entre OFI et Candriam dans la gestion de performance absolue. Candriam a aussi fait part de sa décision d’exclure le charbon et le tabac de ses investissements.La Française aurait de quoi se rebaptiser un jour « L’Européenne » : la société de gestion a amorcé une nouvelle opération d’acquisition hors de l’Hexagone, en mettant la main sur le gérant Veritas en Allemagne.Enfin, sans surprise BlackRock a définitivement obtenu l’accord de l’AMF pour installer une société de gestion à Paris.
La société de gestion indépendante Atream, spécialisée dans l’immobilier, vient de signer une quatrième opération pour sa SCPI européenne Atream Hötels avec l’acquisition des murs de l’hôtel Park Inn Göttingen de catégorie 4, qui développe 114 chambres, 11 salles de conférences et 95 places de parkings. L’acquisition de cet hôtel est assortie d’un bail à loyer fixe d’une durée résiduelle de 15 ans. Cette nouvelle acquisition illustre la stratégie d’investissement de la SCPI Atream Hôtels qui est d’investir dans des murs d’hôtels situés dans les principales villes de la zone euro et exploités dans le cadre de baux long terme.
La société de gestion indépendante Latour Capital, active sur le segment midcap du capital investissement français, a annoncé la signature d’un accord avec les actionnaires actuels, dont Quilvest Private Equity, de la société Sogetrel dans le cadre duquel le management et Bpifrance réinvestissement «massivement» tandis que Quilvest Private Equity passe le relais. Les fonds BNP Paribas Développement et Paluel-Marmont Capital accompagnent également le tour de table en position minoritaire.Quilvest Private Equity, aux côtés de Bpifrance et de l'équipe de management, avait pris une position majoritaire dans l’entreprise début 2016 pour appuyer la croissance de ce spécialiste de l’intégration de réseaux. C’est toujours dans cet objectif, et pour soutenir son ambition de faire de nouvelles acquisitions à la fois dans les métiers de l’intégration de réseaux et sur les marchés de la sûreté électronique, que Quilvest Private Equity, Bpifrance et le management ont initié au printemps 2018 la recherche d’un nouvel actionnaire majoritaire. «Sogetrel a su construire une croissance très forte, durable et rentable sur les 5 dernières années sur des marchés en pleine mutation et ultracompétitifs. Notre volonté est d’accélérer, en utilisant le levier supplémentaire des acquisitions. Nous sommes ravis d’avoir pu constituer un nouveau tour de table avec Latour Capital et BPI France qui nous permettra de continuer à bien gérer la qualité de nos services apportés à nos clients et d’accélérer notre plan d’acquisitions», commente Xavier Vignon, président ede Sogetrel."Nous sommes fiers du chemin parcouru avec une équipe de management très talentueuse qui a su accomplir en deux ans ce qui était attendu en cinq ans et dont la réussite confirme la pertinence de l’investissement initial. Après cette belle aventure, nous sommes ravis de passer le relais à un actionnaire de qualité comme Latour Capital», déclare pour sa part Thomas Vatier, associé chez Quilvest Private Equity.Latour Capital, qui gère près de 430 millions d’euros d’actifs, a été créé en 2011 par Cédric Bannel, fondateur de Caradisiac.com, Philippe Leoni, président directeur général du groupe Spir pendant 13 ans et Alain Madelin, ancien ministre de l’Economie et des Finances.
BreezoMeter, fournisseur mondial de données en temps réel sur la qualité de l’air, a annoncé ce 13 septembre la clôture d’une levée de fonds de 7,75 millions de dollars US, une série B menée par Goldacre et Entrée Capital. En 2014, BreezoMeter a été la première entreprise à lancer le recueil de données géolocalisées sur la qualité de l’air en temps réel, disponibles pour les entreprises via une API. Depuis, la compagnie a noué d’importants partenariats dans les domaines de la médecine, de l’automobile, de la maison intelligente et du bien-être, et a été financée au total à hauteur de 12,5 millions de dollars. Goldacre, une société innovante de gestion de patrimoine et d’investissements appartenant à la société de gestion Noé Group, a codirigé la phase d’investissement avec Entrée Capital, une société de capital-risque internationale. AxessVentures et Plug’n’Play Ventures, basés dans la Silicon Valley, se sont joints à eux, tout comme Idinvest Partners, un leader européen du financement des petites et moyennes entreprises, et Hella Ventures, la branche capital-risque de la société Hella, l’un des principaux fournisseurs de l’industrie automobile en électronique et technologie d’éclairage, qui compte plus de 40 000 salariés dans 35 pays. Les investissements d’Idinvest Partners et d’Hella Ventures entrent dans le cadre de la stratégie de BreezoMeter visant à se développer sur le marché de la mobilité. Ce round de financement permettra également à BreezoMeter de développer ses solutions pour les villes intelligentes, déjà déployées par des entreprises comme Cisco et Faurecia, et d’étendre son offre, en utilisant des algorithmes exclusifs d’interpolation spatiale pour intégrer les données fournies par des capteurs à bas coûts. Le réseau d’Idinvest Partners permettra de favoriser l’expansion de BreezoMeter sur les marchés européen et asiatique, tandis que AirShield, solution automobile d’Hella Ventures pour la détection de la pollution de l’air dans l’habitacle, intégrera les données sur la qualité de l’air extérieur fournies par BreezoMeter et répondra aux problèmes posés par la pollution pour la santé des conducteurs et des passagers, explique un communiqué.
La SCPI Eurovalys, gérée par la société de gestion Advenis Real Estate Investment Management et investie principalement en Allemagne, annonce un nouvel investissement à Munich pour un montant de 59 millions d’euros acte en main. L’immeuble est situé au sud-est de Munich, en face de l’université et à proximité des sièges sociaux des sociétés Infineon et Siemens.L’ensemble immobilier se compose de 8 bâtiments, construits en 2002 et entièrement rénovés entre 2011 et 2015. La surface locative totale est de 26.372 m² dont 19.847 m² de bureaux et 4.802 m² de laboratoires ainsi que 389 places de parkings dont 374 places en sous-sol et 15 places en extérieur. L’immeuble comprend également un restaurant d’entreprise.
Les positions financières de Fidelity Investments dans un fabricant privé de cigarettes électroniques aux Etats-Unis pourraient faire face à de nouveaux risques après que les régulateurs américains de la santé aient déclaré mercredi qu’ils envisageaient d’interdire les versions aromatisées de certains produits de vapotage, écrit l’agence Reuters. La Food and Drug Administration a donné aux cinq marques de cigarettes électroniques les plus vendues aux Etats-Unis un délai de 60 jours pour empêcher que leurs produits ne soient utilisés par mes mineurs. Juul, qui détient une part de marché d’environ 72%, semble particulièrement ciblé par l’agence sanitaire.Juul est détenue dans des fonds de Fidelity, notamment le Blue Chip Growth Fund et le Fidelity Advisor Series Growth Opportunities Fund. Au 31 juillet, la participation dans Juul était la plus grande position de ces fonds, avec une valorisation de 45,8 millions de dollars, soit 6,4% de l’actif net, selon des données publiées sur le site Web de la société de gestion.
La Suisse serait bien avisée de boucler rapidement ses négociations avec l’Union européenne sur un nouveau traité bilatéral, a prévenu Jean-Claude Juncker. «Négociez avec moi, concluez avec moi, parce que d’ici une année je ne serai plus là et vous allez voir», a averti le président de la Commission européenne dans une interview à la RTS diffusée jeudi soir. Si un accord n’est pas conclu rapidement, «ça pourrait être franchement mauvais», a-t-il ajouté.
La Banque de France a revu une nouvelle fois en baisse ses prévisions de croissance pour l'économie française, à 1,6% en 2018 et en 2019, soit 0,2 et 0,1 point de moins respectivement que dans ses précédentes estimations, tenant compte du ralentissement du premier semestre. «Au-delà des éléments de court terme, l'élan est un peu moindre en 2019, du fait de l’environnement international moins porteur, avec en particulier une révision à la baisse de la demande adressée à la France», estime-t-elle, anticipant une croissance trimestrielle de 0,4% à partir de mi-2018.
Le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther Oettinger, se déclare favorable à la nomination d’un Français à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) après le départ de Mario Draghi l’an prochain, rapporte vendredi le quotidien économique Handelsblatt. «Le mieux serait d’avoir un président de la Commission européenne allemand et un Français intelligent à la tête de la BCE», a-t-il dit selon les propos rapportés par le journal.
Après la Turquie hier, c’est la banque centrale de Russie qui a décidé ce midi de relever ses taux directeurs pour la première fois depuis le mois de décembre 2014, à hauteur de 25 points de base (pb), pour les porter ainsi à un niveau de 7,50%. Les changements dans les conditions extérieures observés depuis la dernière réunion du Conseil des gouverneurs ont augmenté de manière significative les risques de tensions inflationnistes», a expliqué la banque centrale. Ce resserrement surprise n’était pas anticipé si tôt par 40 des 42 économistes sondés dans le consensus Bloomberg, et pourrait même être poursuivi en cas de poursuite des tensions au sein des pays émergents, si l’on en croit le communique de l’autorité.
Le gouverneur de la banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney, a indiqué ce matin que l’autorité, ainsi que le secteur bancaire, étaient bien préparés au scénario d’un Brexit désordonné sans accord avec l’Union européenne (UE). «Nous avons utilisé nos stress tests pour s’assurer que les banques les plus importantes du pays puissent continuer d’assurer les besoins des ménages et des entreprises britanniques, même en cas de Brexit désordonné, aussi peu probable que cela puisse être. Notre travail n’est pas d’espérer le meilleur, mais de se préparer au pire».
La zone euro a enregistré en juillet un excédent commercial de 17,6 milliards d’euros, contre 21,6 milliards d’euros un an auparavant, d’après les chiffres publiés ce vendredi par Eurostat, l’agence européenne de la statistique. Les exportations ont augmenté de 9,4% sur un an en juillet, à 194,6 milliards, tandis que les importations ont crû de 13,4%, à 177,1 milliards. En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont diminué de 0,8% en juillet par rapport à juin, tandis que les importations ont crû de 1,3% seulement. Sur cette base, l’excédent commercial ressort à 12,8 milliards d’euros, niveau le plus faible depuis 2014, à comparer à 16,5 milliards d’euros en juin.
L’Union européenne a prorogé de six mois les sanctions visant des personnalités et entités russes et ukrainiennes accusées d’avoir porté atteinte à la souveraineté de l’Ukraine, a annoncé hier le Conseil européen. Ces mesures (gel des avoirs financiers et restrictions de voyage) visent 155 individus et 44 sociétés. «Une évaluation de la situation n’a pas justifié de changement du régime de sanction», précise le communiqué. Les sanctions imposées depuis mars 2014, renouvelables tous les six mois, resteront en vigueur au moins jusqu’au 15 mars 2019. Ces sanctions individuelles sont différentes de celles qui visent l'économie russe en raison du rôle joué par Moscou en Crimée et dans le conflit dans l’est de l’Ukraine.
La mise en œuvre de réformes structurelles ne saurait dispenser la France de réduire ses déficits structurels (hors effet de la conjoncture) et la trajectoire de ses finances publiques doit être conforme à ses engagements européens, a déclaré jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici. «Il est tout à fait important de continuer à réduire le déficit structurel, ne serait-ce que pour continuer à faire baisser la dette», a-t-il dit à la presse. Pierre Moscovici a souligné que, après sa sortie de la procédure européenne pour déficit excessif, la France se devait de respecter les dispositions du bras préventif du pacte de stabilité, à savoir un effort structurel annuel de l’ordre de 0,5 à 0,6 point de PIB sur sa dépense publique.
La Chine s’est félicitée jeudi de l’invitation des Etats-Unis à engager un nouveau cycle de négociations commerciales, au moment où Washington se prépare à franchir un pas supplémentaire dans sa guerre commerciale avec Pékin. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang a précisé qu’Américains et Chinois discutaient des détails d’une reprise des négociations. Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison Blanche, a déclaré mercredi soir dans un entretien télévisé à Fox Business Network que le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, avait adressé une invitation à de hauts responsables chinois.
L’augmentation de capital de 800 millions d’euros prévue par Aryzta serait contestée par l’investisseur Gregor Joos, via sa société d’investissements Larius Capital, indiquait Bloomberg jeudi. Pour Gregor Joos, au lieu de lever des fonds, Aryzta devrait vendre ses activités aux Etats-Unis ainsi que sa participation de 49% dans le français Picard, spécialiste des surgelés. L’accent devrait être mis sur l’Europe et les membres de la direction devraient être réduits, souligne l’agence. Gregor Joos et sa société n’ont pas encore atteint le seuil de 3% des parts, obligeant les investisseurs à une annonce. L’action, qui ne fera plus partie de l’indice SLI des 30 plus grandes capitalisations d’ici deux semaines, a perdu 70% de sa valeur depuis le début de l’année. Mais jeudi, le titre a connu une hausse de 7,6%, pour atteindre 10,60 francs peu avant la clôture de la Bourse suisse.
La Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu son taux directeur à un niveau de 0,75% lors de la réunion de son Comité de politique monétaire (MPC) qui s’est tenue hier matin, à l’unanimité de ses neuf membres. La banque centrale britannique avait relevé ce taux de 25 points de base (pb) en août, procédant alors à son deuxième tour de vis monétaire en neuf mois. Les marchés n’anticipaient pas de nouvelle hausse hier, du fait des incertitudes entourant le Brexit. Dans les minutes de sa réunion publiées simultanément, la BoE estime que les risques pesant sur la croissance économique mondiale ont augmenté, avec un impact des barrières douanières mises en œuvre par les Etats-Unis et la Chine qui pourrait être encore plus négatif. Elle ajoute que les marchés financiers signalent des incertitudes accrues liées au Brexit. Dans le même temps, elle réaffirme qu’«une poursuite du resserrement» monétaire est nécessaire pour atteindre l’objectif d’inflation de 2%, mais de manière progressive et limitée.
Le nombre de créations d’entreprises en France a rebondi de 4,8% en août pour s'établir à 59.431, un nouveau record, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières et des jours ouvrables publiées jeudi par l’Insee. La baisse du mois de juillet, initialement de 3,3%, a été révisée à 3,4%. La progression d’août a été alimentée tant par les créations d’entreprises classiques (+3,1%) que par les immatriculations de micro-entrepreneurs (ex-auto-entrepreneurs) (+7%). Sur trois mois à fin août, en données brutes, le nombre cumulé de créations d’entreprises progresse de 19,8% sur un an.
La société soutenue par Tencent a levé 3,6 milliards d'euros en entrant à la Bourse de Hong Kong. Une opération record pour un groupe internet depuis l'IPO d'Alibaba en 2014.
Après Delivery Hero, Hello Fresh et Home24, la société d'investissement allemande accompagne l'IPO de Westwing. Le groupe veut lever 120 millions d'euros.
La société d’investissement en venture capital spécialisée dans les technologies financières vise désormais une taille maximale de 420 millions de dollars.
Malgré les menaces de Recep Tayyip Erdogan, l'institution a relevé son taux plus fortement que prévu hier à 24% et offert un répit aux autres marchés émergents.
L’Union européenne a prorogé de six mois les sanctions visant des personnalités et entités russes et ukrainiennes accusées d’avoir porté atteinte à la souveraineté de l’Ukraine, a annoncé aujourd’hui le Conseil européen. Ces mesures - gel des avoirs financiers et restrictions de voyage - visent 155 individus et 44 sociétés. «Une évaluation de la situation n’a pas justifié de changement du régime de sanction», précise le communiqué. Les sanctions imposées depuis mars 2014, et qui doivent être renouvelées tous les six mois, resteront donc en vigueur au moins jusqu’au 15 mars 2019.
Il existe un segment très restreint d’investisseurs actifs qui font actuellement beaucoup parler d’eux. Il s’agit des hedge funds dits «activistes», rapporte L’Agefi suisse. Leur stratégie consiste à acquérir une participation suffisamment significative pour figurer au Conseil d’administration et ainsi influencer les décisions stratégiques.D’après une étude du gérant d’actifs Lazard, l’année 2017 a été une année record, avec 62 milliards de dollars déployés par près de 110 investisseurs activistes (institutionnels) dans plus de 190 entreprises. C’est plus du double du capital investi par ces derniers en 2016. L’an dernier aussi, ceux-ci ont déployé en Europe 35% du capital investi par l’ensemble des activistes à l’échelle globale, soit près du double de ce qui a été injecté entre 2013 et 2016, d’après les chiffres de Lazard. Le nombre de campagnes lancées par les fonds activités en Europe est passé de 42 en 2016 à 53 l’an dernier.
Après des souscriptions nettes de 35,59 milliards des dollars en août, les ETF et ETP cotés dans le monde entier ont atteint un nouveau record d’encours à 5.230 milliards de dollars, montrent les dernières statistiques d’ETFGI. Il s’agit du 55ème mois consécutif de collecte nette pour cet univers. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes ressortent à 299 milliards de dollars, ce qui est inférieur aux 434 milliards enregistrés l’an dernier à la même période.La forte collecte en août a été tirée par les ETF fournissant une exposition aux actions américaines, note ETFGI. Les ETF/ETP actions dans leur globalité ont enregistré des entrées nettes de 29,1 milliards de dollars, portant la collecte de 2018 à 206,24 milliards, soit moins que les 190,64 milliards enregistrés l’an dernier à la même période. Les ETF et ETP obligataires ont drainé 7,47 milliards de dollars, ce qui a augmenté la collecte nette de 2018 à 66,86 milliards, moins que les 111,14 milliards de l’an dernier.
« Nous avons récemment pris une position acheteuse sur les marchés émergents », a déclaré mardi Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement de Pictet à Paris, lors d’une conférence de presse. Cette décision a été prise mi-août, soit en pleine crise turque, et concerne les actions et la dette émergentes.« Pour nous, la crise des marchés émergents est liée à la hausse du dollar, et à la pression que cela exerce sur des compte courants déficitaires, ainsi qu’aux craintes sur la croissance chinoise », commente Frédéric Rollin. Or, Pictet prédit à la fois une stabilisation du dollar et une relance en Chine.« En Chine, nous avons des indicateurs avancés très forts. La banque centrale chinoise a une politique monétaire très accommodante. Elle a injecté massivement des liquidités ». Concernant la guerre commerciale, Frédéric Rollin reconnaît que la Chine focalise l’attention. Mais plusieurs éléments devraient en contrebalancer les effets négatifs, notamment le retour des dépenses en infrastructures et la hausse des taxes. On reste prudent sur la Turquie et les actifs turcs.Frédéric Rollin exprime une préférence pour l’Asie et la Russie. En revanche, il a révisé à la baisse l’Amérique latine.