Pour la quatrième année consécutive, les non-résidents ont réduit leur position sur les actions françaises du CAC 40 (34 valeurs en fait, car ArcelorMittal, EADS, LafargeHolcim, Solvay, STMicroelectronics et Technip sont exclus, leur siège social étant établi à l'étranger), rapporte Les Echos qui se base sur les chiffres de la Banque de France. A fin 2017, ils détenaient 569 milliards d’euros dans le capital de ces entreprises, soit un taux de détention de 42,7 %. C’est le taux le plus bas depuis 2010. Il était monté il y a quatre ans à 47,8 %.A l’inverse, après trois années de baisse, la détention des non-résidents dans les sociétés françaises hors CAC 40 a augmenté de 0,6 point de pourcentage à 28 %. Au total, les non-résidents ne détiennent que 37,4 % du capital des actions françaises cotées (-1,7 point sur un an).Beaucoup d’investisseurs américains ont rapatrié leurs fonds vers les Etats-Unis. « Il y a eu certainement, en fin d’année, un impact de l’annonce de la réforme fiscale américaine, qui a incité les investisseurs à miser sur Wall Street au détriment de l’Europe », avance auprès du journal Christian Parisot chez Aurel BGC. Conséquence des ventes réalisées par les non-résidents, la part des sociétés françaises du CAC 40 détenues majoritairement par des intérêts étrangers est tombée à 29 %, soit 10 des 34 sociétés françaises du CAC 40. Un niveau bas, jamais vu depuis 2008.