La Réserve fédérale américaine pourrait marquer une pause après avoir porté les taux d’intérêt à environ 3%, du moment que l’inflation reste autour de 2% et que l'économie va bien, a déclaré hier Charles Evans, président de la Fed de Chicago, à la presse à Flint (Michigan). Il a indiqué qu’il voyait le taux neutre théorique, qui ne freine ni ne stimule la croissance économique, à partir de 2,75%. «Donc quelque chose d’un peu supérieur à cela serait légèrement restrictif» et permettrait au taux de chômage de remonter progressivement à un niveau plus viable à long terme. Il a également déclaré que l'économie américaine se portait «extrêmement bien» avec une croissance attendue à 3,2% cette année et 2,5% l’an prochain, ce qui fera encore baisser le chômage.
L'Italie a concédé un rendement de 0,95% hier pour placer 6 milliards d'euros de titres à 12 mois, alors qu'elle se finançait à un taux négatif de -0,4% en début d'année.
Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, ont convenu avant-hier de fixer comme objectif une réduction de 35% des émissions de CO2 des voitures et utilitaires d’ici à 2030. L’Allemagne, place forte de l’industrie automobile, a prévenu ses partenaires que des objectifs trop ambitieux nuiraient aux constructeurs européens et à l’emploi. Partagés entre leur volonté de réduire la pollution et de préserver la compétitivité du secteur automobile, les ministres de l’Environnement de l’UE ont échangé pendant plus de 13 heures, pour parvenir à un accord peu avant minuit. Le texte final doit désormais être discuté avec les membres du Parlement européen, favorables à un objectif plus ambitieux (-40%), et la Commission européenne, qui a proposé un seuil plus bas (-30%).
La croissance économique du Royaume-Uni a accéléré au cours de l'été, soutenue par une augmentation des ventes de détail et de la construction de logements grâce à des conditions météorologiques plus favorables que la normale. L’Office national de la statistique (ONS) a annoncé hier que le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni avait crû de 0,7% au cours du trimestre terminé en août par rapport aux trois mois précédents, soit une croissance de 2,8% sur une base annualisée. L’ONS a aussi relevé son estimation de croissance pour le trimestre terminé en juillet de 0,6% à 0,7%, l'économie ayant connu son rythme de croissance le plus soutenu depuis février 2017. Des signes indiquent toutefois que l'économie était en perte de vitesse vers la fin du trimestre clos en août, le PIB britannique étant ressorti inchangé en août par rapport à juillet.
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annulé sa participation aux réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Bali (Indonésie) en raison de l’imminence du remaniement du gouvernement, qui a finalement été reporté, rapporte Reuters. Il devait à l’origine s’envoler avant-hier soir pour l’Indonésie mais il a choisi de participer au conseil des ministres d’hier, ce qui le ferait arriver trop tard aux réunions les plus importantes programmées à Bali, comme celle des ministres des Finances du G7. En l’absence de Bruno Le Maire, la France est représentée à Bali par la directrice générale du Trésor, Odile Renaud-Basso, et le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau.
Un accord sur le Brexit n’a jamais été aussi proche, selon Michel Barnier, à l’approche du Conseil européen des 17 et 18 octobre. Le négociateur en chef de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE a informé hier à Bruxelles le collège des commissaires européens de l'état des négociations, qui sont entrées dans une phase décisive. A la suite de la déclaration de Michel Barnier, la livre est montée à 1,3210 dollar, un plus haut depuis 3 mois et demi. Les dernières négociations portent toujours sur la frontière Irlandaise. «L’UE et le Royaume-Uni excluent tous deux l’existence d’une frontière physique avec l'île d’Irlande, de sorte que ce qui arrivera en Irlande du Nord arrivera également dans le marché unique européen. Il y aura des procédures administratives qui n’existent pas encore pour les marchandises en provenance du reste du Royaume-Uni qui arrivent en Irlande du Nord», a expliqué Michel Barnier.
L’homme d’affaires américain Michael Bloomberg, 76 ans, a rejoint hier les rangs du Parti démocrate, qu’il avait quitté pour briguer avec succès la mairie de New York en 2001 sous l'étiquette républicaine, avant de devenir indépendant en 2007. Il explique cette décision, annoncée à moins d’un mois des élections de mi-mandat, par les risques de crise constitutionnelle portés selon lui par la présidence de Donald Trump. Michael Bloomberg, qui a effectué trois mandats comme maire de New York, de 2002 à 2013, a envisagé de se présenter comme candidat à la présidence par le passé en tant qu’indépendant, mais n’a jamais franchi le pas. Il a versé 100 millions de dollars pour aider les candidats démocrates en lice aux élections de mi-mandat du 6 novembre.
Réformes. Le résultat est au-delà des attentes pour le candidat d’extrême droite. Jair Bolsonaro, candidat du Parti social libéral, a obtenu 46,2 % des suffrages lors du premier tour l’élection présidentielle au Brésil. Il affrontera Fernando Haddad au second tour, le candidat du Parti des Travailleurs, qui a obtenu 29,1 % des voix, victime d’un vote de rejet après treize ans au pouvoir émaillés d’affaires de corruption. Le retard est tel qu’il lui sera difficile de rattraper l’ancien militaire adepte du président américain Donald Trump. Les marchés financiers ont fait leur choix. La Bourse de Rio, qui a bondi de 15 % depuis mi-septembre, a poursuivi sa marche en avant progressant de près de 5 % au lendemain du premier tour. Le real brésilien s’est apprécié de 12 % sur la période. « Ce résultat indique clairement dans quelle direction le vent va souffler au Brésil au niveau politique », souligne Edwin Gutierrez, responsable dette souveraine des marchés émergents chez Aberdeen Standard Investments. L’engagement du candidat d’extrême droite de s’attaquer au déficit public (7 % du PIB) et d’éviter un emballement de la dette (plus de 80 % du PIB) rassure. « L’équipe économique de Bolsonaro est menée par Paulo Guedes, un économiste de l’école de Chicago, qui veut redresser les comptes publics à travers un vaste programme de privatisation et de réforme du système de retraite, de quoi alimenter un peu plus l’euphorie des marchés », explique Irina Topa-Serry, économiste marchés émergents chez Axa IM. L’économiste juge que la tâche pourrait s’avérer difficle si le Congrès, qui sortira de ces élections, reste fractionné. Réponse au second tour, le 28 octobre.
La réforme des retraites voulue par le gouvernement pourrait rapidement tourner au casse-tête chinois tant le rapprochement des 42 régimes, publics et privés, s’avère compliqué à mettre en œuvre. Parmi les mille et une questions posées, un point clé est en suspens : quel avenir pour les réserves financières constituées par certaines caisses (Agirc-Arrco, CNAVPL, RCI…) ? Certains redoutent déjà une possible « spoliation ». Une enquête d'Instit Invest.
Philippe Desfossés quittera officiellement ses fonctions de directeur de l’Erafp le 1er décembre après dix années passées au sein l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique, qui gère près de 30 milliards d’euros par capitalisation avec une approche 100% ISR. Son départ avait été annoncé au cours d’un conseil d’administration le 28 juin dernier. Son successeur doit être nommé par arrêté conjoint du ministre chargé de la fonction publique, du ministre chargé du budget et du ministre chargé de la sécurité sociale. Mais le prochain remaniement ministériel complique encore la donne. Le prochain directeur de l’Erafp devrait être également choisi au regard de la future réforme des retraites, devant fondre toutes les régimes de retraites en un seul système universel. TV
Un accord sur le Brexit n’a jamais été aussi proche, à en croire les dernières déclarations de Michel Barnier, à l’approche du Conseil européen des 17 et 18 octobre. Le négociateur en chef de l’Union européenne pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE a informé à Bruxelles le collège des commissaires européens de l'état des négociations, qui sont entrées dans une phase décisive. Selon lui, 80% à 85% de l’accord est déjà conclu.
L’homme d’affaires américain Michael Bloomberg a rejoint ce mercredi les rangs du Parti démocrate, qu’il avait quitté pour briguer avec succès la mairie de New York en 2001 sous l'étiquette républicaine, avant de devenir indépendant en 2007. Agé de 76 ans, Michael Bloomberg explique cette décision, annoncée à moins d’un mois des élections de mi-mandat, par les risques de crise constitutionnelle portés selon lui par la présidence de Donald Trump.
Sedco Capital UK Limited a annoncé, hier, la conclusion d’un investissement de 137,5 millions de livres (156 millions d’euros) dans l’immobilier européen pour le compte de sa maison-mère, Sedco Capital, l’un des plus importants gestionnaires d’actifs d’Arabie Saoudite. Concrètement, Sedco Capital a acquis trois biens immobiliers en France et au Royaume-Uni.Dans le détail, Sedco a acquis un immeuble de bureaux situé à Levallois-Perret (92), disposant de 9 800 m² et entièrement loué à plusieurs locataires, dont ENI France qui en a fait le siège de ses activités françaises. « Il s’agit du premier investissement de Sedco Capital en France », indique la société dans un communiqué.Par ailleurs, au Royaume-Uni, le gestionnaire d’actifs a fait l’acquisition de deux ensembles immobiliers : un site de distribution de 25 hectares dans le Yorkshire pour 31,8 millions de livres et un complexe de bureaux d’environ 19 000 m² (4,7 acres) à Bracknell dans le Berkshire pour 35,2 millions de livres. Le site de distribution est entièrement occupé par la société britannique d’infrastructure et de services support Eddie Stobart Limited. Il reste environ 17 ans sur le bail actuel. A Bracknell, au sein du « Waterside House », Vodafone y occupe environ 8 813 m² dans le cadre d’un bail de 30 ans dont il reste 20,9 ans.
Depuis début janvier, 174 sociétés dans le monde ont fait l’objet d’une attaque de la part d’activistes, selon une étude menée par Lazard reprise par Les Echos. Sur la totalité de l’exercice 2017, elles étaient 169. Les activistes n’ont jamais été aussi nombreux à mettre la pression sur les entreprises. Ils étaient 130 à fin septembre, contre 109 sur l’exercice 2017, une année déjà record. Le troisième trimestre marque néanmoins un recul d’activité. 45 campagnes ont été lancées par des fonds, contre 70 environ au cours de chacun des deux trimestres précédents.Les capitaux employés pour construire de nouvelles positions depuis janvier ont atteint 53,8 milliards de dollars. Cela pourrait constituer un record si l’activité continue sur la même tendance au cours du dernier trimestre. En 2017, ce sont 62,1 milliards qui avaient été dépensés.Fait nouveau de 2018, les activistes obtiennent plus souvent gain de cause dans leurs revendications que par le passé. Depuis janvier, selon Lazard, ils ont réussi à nommer 130 représentants dans les conseils d’administration, soit 57 % de plus que sur la même période 2017, et 30 % de plus que sur l’année 2017 dans sa totalité.
L’industrie du capital-investissement est en haut de cycle. Dix ans après la crise, les prix d’acquisition des fonds ont franchi un nouveau pic en Europe, écrit le quotidien Les Echos. Depuis près de deux ans, les prix d’acquisition des fonds dans l’Union européenne (UE) pointent à leur plus haut historique depuis 2000 : 10,2 fois le résultat brut d’exploitation (Ebitda) des sociétés. Et les fonds ont encore les poches pleines. Leur « poudre sèche », l’argent disponible pour investir, a franchi un nouveau pic cette année, à 192 milliards de dollars, alors que les opportunités se raréfient. Trois acteurs européens figurent même au Top 10 mondial des gérants ayant le plus de cash à déployer : EQT (19,7 milliards de dollars), Ardian (17,8) et CVC (16,6). Cet emballement risque de se poursuivre sous la pression de nouveaux concurrents séduits par les promesses de rendement à deux chiffres du non-coté : les family offices, les fonds souverains, les fonds de pension et les fonds d’infrastructures. Des investisseurs prêts à payer plus cher, car leurs attentes de retour, à plus long terme, sont moins élevées que les 15 à 20 % des fonds de LBO.
Handelsbanken Fonder, la société de gestion de la banque suédoise Handelsbanken, a vendu les actions de sociétés de paris et de casinos pour plus de 1,2 milliard de couronnes suédoises ces trois derniers mois et est quasiment sorti du secteur, rapporte le site du journal suédois Dagens Industri (di.se). La société de gestion justifie son choix par le fait que ces sociétés ont un effet négatif sur l’ensemble de la société et que les abus ou addictions sont un coût pour la société.
La croissance économique du Royaume-Uni a accéléré au cours de l'été, soutenue par une augmentation des ventes de détail et de la construction de logements grâce à des conditions météorologiques plus favorables que la normale. L’Office national de la statistique (ONS) a annoncé mercredi que le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni avait crû de 0,7% au cours du trimestre terminé en août par rapport aux trois mois précédents, soit une croissance de 2,8% sur une base annualisée.
Des cotisations jusqu'à 10.000 euros de revenus mensuels, avec prise en compte des primes des fonctionnaires, et des pensions majorées dès le premier enfant: le gouvernement a dévoilé mercredi les «premiers grands principes» de sa future réforme des retraites. Après des mois de concertation, le Haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a présenté aux partenaires sociaux une quinzaine de lignes directrices, reprenant en partie les engagements d’Emmanuel Macron.
La plate-forme chinoise de location de logements entre particuliers Xiaozhu.com a annoncé aujourd’hui avoir levé près de 300 millions de dollars (261 millions d’euros) lors d’un tour de table mené par le fonds de Jack Ma, Yunfeng Capital. Confrontée à la vive concurrence d’Airbnb et de sa compatriote Tujia.com, Xiaozhu n’a pas précisé la valorisation que lui donne cette opération. Elle avait dit en novembre valoir plus d’un milliard de dollars lors d’une précédente levée de fonds de 120 millions de dollars, déjà menée par Yunfeng Capital.
Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, ont convenu hier de fixer comme objectif une réduction de 35% des émissions de CO2 des voitures et utilitaires d’ici à 2030. L’Allemagne, place forte de l’industrie automobile, a prévenu ses partenaires que des objectifs trop ambitieux nuiraient aux constructeurs européens et à l’emploi.
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annulé sa participation aux réunions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Bali (Indonésie) en raison de l’imminence du remaniement du gouvernement, qui a finalement été reporté, rapporte Reuters. Dans son entourage, on indique que le ministre devait à l’origine s’envoler mardi soir pour l’Indonésie mais qu’il a choisi de participer au conseil des ministres de mercredi, ce qui le ferait arriver trop tard aux réunions les plus importantes programmées à Bali, comme celle des ministres des Finances du G7.
Une cour d’appel néerlandaise a ordonné hier au gouvernement néerlandais de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays plus rapidement que prévu, pour qu’elles soient inférieures, en 2020, d’au moins 25% au niveau qu’elles avaient atteint en 1990. L’an dernier, les émissions de GES n’ont été inférieures au niveau de 1990 que de 13% aux Pays-Bas, qui compte parmi les pays les plus pollueurs de l’Union européenne. La cour d’appel a maintenu un arrêt rendu en 2015 par un tribunal de district, ce qui représente une victoire pour la fondation Urgenda, organisation écologiste qui avait porté l’affaire devant la justice dans le cadre d’une action collective engagée au nom de près de 900 Néerlandais.
Le secteur privé turc a accepté de baisser les prix de nombreux produits d’au moins 10% pour combattre l’inflation, a annoncé hier le ministre des Finances, Berat Albayrak. Le ministre, gendre du président Recep Tayyip Erdogan, a promis une «guerre totale» contre l’inflation, qui a atteint en septembre un pic de 15 ans à près de 25%. Ses propos ont semblé laisser les marchés financiers de marbre, la livre turque fléchissant légèrement à 6,15 pour un dollar pendant son allocution à Istanbul. Les baisses de prix consenties librement par le secteur privé seront d’au moins 10% et s’appliqueront jusqu'à la fin de l’année, a-t-il dit. Seront notamment concernés la totalité des produits composant le panier de référence pour le calcul de l’inflation. Le plan prévoit aussi un gel des prix de l'énergie jusqu'à la fin de l’année et une accélération des remises de TVA.
Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, qui va faire l’objet d’une enquête sur des accusations de corruption, a présenté hier sa démission du gouvernement, a annoncé le président du pays Cyril Ramaphosa. Il est remplacé par Tito Mboweni, l’ancien gouverneur de la banque centrale du pays. Cette démission intervient juste après l’annonce de l’ouverture d’une enquête administrative sur Nhlanhla Nene, qui avait reconnu la semaine dernière s'être entretenu avec un trio de sulfureux hommes d’affaires proches de l’ex-président Jacob Zuma. Depuis plusieurs jours, les rumeurs allaient bon train sur un éventuel départ du ministre, nourrissant l’inquiétude des investisseurs et des marchés financiers.
La Competition and Markets Authority (CMA) britannique a annoncé hier l’ouverture d’une enquête formelle sur le secteur de l’audit, soupçonné «de ne pas bien fonctionner pour l'économie ou les investisseurs». L’autorité de la concurrence regardera «si le secteur est assez concurrentiel et résilient pour maintenir des standards de qualité élevés». L’ouverture de cette enquête était attendue. Avant-hier, le Financial Reporting Council, tutelle du secteur outre-Manche, a annoncé son intention de passer au crible l’indépendance des auditeurs, évoquant une possible interdiction de cumuler commissariat aux comptes et missions de conseil pour une même entreprise afin d'éviter les conflits d’intérêts. Les Big Four de l’audit (KPMG, PwC, EY et Deloitte) sont sous le feu des critiques au Royaume-Uni en raison de plusieurs scandales comptables, en particulier la faillite du groupe de travaux publics Carillion.
Les conséquences pourraient être sévères sur la stabilité financière, selon le FMI et la BoE. Bruxelles devrait faire des annonces après le Conseil des 17 et 18 octobre.