AccueilNewsEntreprises
Atos change de profil en faisant des Etats-Unis son premier marché
Atos change de profil en faisant des Etats-Unis son premier marché
Le rachat de Xerox IT pour 840 millions d’euros permet à la SSII de tripler de taille. L’opération est intégralement financée en cash.
Publié le
Olivier Pinaud
Atos a fait le saut que le marché attendait. En reprenant les activités de services informatiques de Xerox, la SSII française va tripler de taille aux Etats-Unis au point d’en faire son premier marché. Son chiffre d’affaires passera de 0,6 milliard d’euros à 1,7 milliard d’euros. Sa part de chiffre d’affaires réalisée aux Etats-Unis devrait ainsi passer de 6% à 17%.
Les activités d’externalisation informatique de Xerox ont généré un chiffre d’affaires estimé à 1,05 milliard de dollars pour une marge opérationnelle de l’ordre de 8% en 2014. Elles emploient 9.800 personnes dans 45 pays, dont 4.500 aux Etats-Unis. Atos va également intégrer le top 5 des SSII mondiales. Les Etats-Unis représentent à eux seuls 47% des dépenses mondiales en informatique selon Gartner. Thierry Breton, le PDG d’Atos, avait fait de ce mouvement américain l’une des priorités du plan stratégique à 2016. Il applique pour cela la recette préférée d’Atos: la reprise d’une division de services informatiques d’un industriel. Le groupe français a construit ses positions en Europe avec la reprise d’Origin, la filiale d’IT de Philips, en 2000, puis de celle de Siemens en 2010, avec à chaque fois une sécurisation des contrats avec l’ancien propriétaire. Xerox s’est engagé à confier à Atos ses contrats de services informatiques.
Seule différence cette fois: l’opération est financée en cash alors que les deux précédentes prévoyaient une composante en actions. Atos va puiser 840 millions d’euros dans ses ressources, plus un complément éventuel de 40 millions d’euros au moment de la signature en fonction de certains éléments qui ne sont pas précisés. Le prix s’entend sur la base de la valeur d’entreprise de Xerox IT. Cela représente 8,7 fois l’Ebitda de la cible pour 2014, prix conforme au marché américain. Atos chiffre à 10% l’effet positif de l’opération sur son bénéfice par action dès 2015. Les synergies de vente et la coopération avec Xerox devraient générer un chiffre d’affaires supplémentaire de plus de 100 millions de dollars à horizon de trois ans.
Reste à réussir l’intégration. Jusqu’à présent, Atos ne s’est attaqué qu’à des cibles européennes et les quelques mouvements de SSII étrangères aux Etats-Unis n’ont pas toujours été couronnés de succès. Pour limiter les risques de décalage, une structure de gouvernance dédiée sera mise en place et co-présidée par les PDG des deux sociétés, Ursula Burns et Thierry Breton.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...