Le Crédit du Nord veut réinventer son modèle d’agence bancaire
Réinventer son modèle d’agence sans affaiblir sa relation de proximité avec ses clients, c’est le défi que s’est lancé le Crédit du Nord avec l’espace Lille Rihour. Ouvert le 8 janvier, ce lieu de 1.300 m2 «disrupte la relation client et managériale», a déclaré hier Françoise Mercadal-Delasalles, directrice générale du groupe bancaire, lors d’une conférence de presse. «C’est une place de marché et un lieu de vies multiples» poursuit Jean-Dumont, directeur régional du Crédit du Nord pour la région Nord de France, énumérant la «scène» pour les événements, l’espace de co-working (accessible 7 jours sur 7) pour les entrepreneurs ainsi que la «ruche» dédiée au nomadisme des collaborateurs. Le tout, 100% connecté.
C’est au sein de la «ruche» que le Crédit du Nord a détaillé ses résultats financiers de 2018. Son PNB consolidé s’est élevé à 1,91 milliard d’euros, soit une hausse de 0,9% par rapport à 2017. Le résultat net du groupe a également enregistré une progression, passant de 381 millions d’euros en 2017 à 419,1 millions d’euros cette année. La filiale de la Société Générale affiche un coût du risque «historiquement bas», à 70 millions d’euros, contre 113,5 millions d’euros en 2017, précise le communiqué.
Pour 2019, le groupe, qui revendique 1,8 million de clients, ambitionne «d’en conquérir de nouveaux». De même, les collaborateurs «rencontrent différents acteurs» afin de nouer de nouveaux partenariats dans l’open banking. La singularité du Crédit du Nord face à la concurrence ?«Il y a des banques qui sont dans le ‘full’ digital. Le Crédit du Nord se fonde sur les relations humaines avec nos 8.500 collaborateurs qui travaillent, en même temps, sur la transformation digitale», tient à préciser Françoise Mercadal-Delasalles.
Pourtant, l’agence D-Rating a récemment publié une étude comparant les performances digitales de 16 banques de détail. Le Crédit du Nord a obtenu BB-, la note la plus faible.
«Le Crédit du Nord a une performance très faible sur l’expérience client. Cela aura probablement un impact négatif sur la capacité du groupe à attirer des nouveaux clients, sur sa capacité à conserver ses clients et à développer du PNB en 2019», confie à L’Agefi Didier Farjon, le patron de D-Rating. Trois nouvelles agences calées sur le modèle de Lille Rihour ouvriront en 2019 : à Toulouse Remusat, Aix-les-Milles et Saint-Jorioz.
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
Selon la banque française, le dossier des demandeurs déposé le 21 août aux Etats-Unis n'apporte aucun élément nouveau par rapport au jugement de première instance rendu en octobre 2025 qu'elle conteste. BNP Paribas reste confiante sur le prochain jugement d'appel. -
Monte dei Paschi officialise son appétit d'ogre pour Banco BPM et Banca Generali
Les deux offres d'achat seront soumises au vote des actionnaires de la banque de Sienne le 29 octobre. -
Monte dei Paschi passe de cible à prédateur
Le conseil d’administration de la banque siennoise a approuvé une double offre visant Banca Generali et Banco BPM, afin de contre-attaquer l’OPA de sa concurrente Intesa Sanpaolo. Le nouveau groupe aurait une capitalisation de 70 milliards d’euros.
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- La BCE craint une correction boursière liée à l’IA
- La tension sur les taux rompt la torpeur estivale
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Stellantis écorne un peu plus son image en rappelant près d'un million de véhicules
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionLa politique est-elle devenue une cellule de crise permanente ?
Brice Soccol : « Nous demandons désormais à l’Etat, à ses représentants, aux élus locaux d’être présents partout où apparaît un risque. Qu’ils alertent, qu’ils anticipent, qu’ils réglementent, qu’ils indemnisent et, lorsque la crise survient, qu’ils interviennent immédiatement » -
Présidentielle : l'art délicat du ralliement
En 2017, le soutien de Bayrou à Macron a propulsé la campagne du candidat. Un ralliement réussi nécessite un bon timing. Il peut aussi servir à déstabiliser l'adversaire -
Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon, la fusée des sondages, au second tour face à Marine Le Pen ?
Selon un nouveau sondage publié ce lundi, dans cinq hypothèses testées, le leader de la France Insoumise affronterait la candidate du Rassemblement national dans au moins trois scénarios