ING se réinvente dans la banque en ligne en France
Nouvelle année, nouveau nom. ING Direct, la succursale française du groupe bancaire néerlandais, devient «ING» en 2019. Une décision liée «à la démarche d’harmonisation initiée par le groupe ING entre toutes ses filiales», explique la banque dans un communiqué publié mercredi. «Derrière ce changement de nom, il y a une réalité. ING est le leader européen de la banque en ligne avec 14 millions de clients. L’idée est d’avoir une marque commune dans les différents pays», précise à L’Agefi Olivier Luquet, directeur de la banque en ligne en France. Dans cette logique, la banque souligne avoir développé une plate-forme commune à cinq pays, la France, l’Italie, la République tchèque et l’Espagne afin d’accorder les bonnes pratiques et la diffusion des nouvelles technologies.
Pas de course au volume
Cette annonce s’accompagne «d’un changement dans la charte de communication» afin de «mettre en avant la qualité de la relation client», souligne l’établissement. ING, qui revendique plus d’un million de clients fin 2018, a, en effet, pour objectif de devenir la banque principale de sa clientèle. «Nous ne sommes pas dans la course au volume contrairement à d’autres concurrents. Aujourd’hui, nous souhaitons avant tout approfondir la relation avec nos clients», rappelle Olivier Luquet. Selon le dirigeant, la base de comptes courants d’ING a déjà augmenté de 20% depuis 2016. Les encours de crédit immobilier ont été multipliés par 15 et la collecte nette en épargne financière s’élève à plus d’un milliard d’euros depuis deux ans. «Nous voulons proposer le meilleur du digital et le meilleur de l’humain», ajoute-t-il en évoquant le prix de l’excellence client reçu par la banque en 2017 et 2018, décerné par Trusteam Finance, Ipsos et l’Académie du Service.
Parmi les chantiers de l’année à venir, ING, qui compte 700 collaborateurs en France et a d’ores et déjà mis en place des outils de visioconférence, veut développer l’expertise de ses conseillers clientèle et renforcer son offre de crédit. Par ailleurs, «la création d’une gamme d’assurance en France, en partenariat avec Axa est en projet-clé pour 2019», complète Olivier Luquet. ING a, de fait, conclu un accord plus large avec Axa en juin dernier afin que l’assureur fournisse des produits d’assurance dommages, santé et prévoyance à ses clients en Europe.
Plus d'articles du même thème
-
Lydia dit au revoir aux numéros de téléphone pour les virements
La fintech, qui a démocratisé le virement via numéro de mobile, appelle le secteur à renoncer à cette fonctionnalité par mesure de sécurité. Un timing intéressant alors que Wero monte en puissance. -
Byzantine souhaite révolutionner la trésorerie d'entreprise avec la blockchain
Portée par des alumni de Polytechnique, cette jeune pousse déploie une interface automatisée sur la blockchain, adossée à Aon, pour rassurer les directions financières frileuses. -
Allianz met un ticket dans le fonds de croissance européenne deep-tech lancé par Bruxelles
L’assureur allemand avait signé une lettre d’intention dès le mois de février pour participer en tant qu’investisseur fondateur à ce fonds destiné au financement des pousses les plus prometteuses de la deep-tech européenne.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
Tout et son contraireFace aux Houthis, un camp gouvernemental profondément fragmenté
Le gouvernement internationalement reconnu s'appuie sur une constellation de groupes armés aux intérêts parfois divergents -
3 595,5 milliards d'euros et 119 % du PIB : la dette publique continue sa folle dérive
Selon l’Insee, à l’issue du deuxième trimestre, le ratio de la dette par rapport au PIB atteint 119,0 %, après 117,5 % au premier trimestre 2026 -
Mille et une nuitsLe Moyen-Orient, nouveau centre de gravité des opérations militaires françaises
La guerre en Iran a bouleversé les équilibres dans le Golfe Persique, où la France continue d’élargir sa présence militaire, à la demande de ses partenaires