Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Les opérations de transfert de risque significatif (SRT) continuent à poser des problèmes de transparence, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI/BIS), qui n’avance cependant pas d'inquiétudes aussi marquées que celles émises par le Fonds monétaire international (FMI).
L’inflation globale a diminué sous l’effet de nombreuses subventions à l’économie. Mais l’inflation sous-jacente dite «core core» reste élevée, alors que les négociations salariales semblent parties pour une nouvelle augmentation moyenne autour de 5%.
Les PMI publiés mardi, les premiers depuis le début de la guerre en Iran, se sont déjà dégradés dans les services et dans tous les secteurs en France au mois de mars.
Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Si la présidente Christine Lagarde a adopté un ton mesuré jeudi, ses services ont publié des projections plutôt restrictives liées au conflit dans le Golfe. Elles intègrent une inflation plus forte et une croissance plus faible en 2026, ainsi qu’une hausse de taux et demie dans les conditions financières.
Alors que ses dirigeants ont explicitement prévenu le 2 mars que la BNS pourrait intervenir sur les changes, les marchés, qui anticipent désormais plutôt une hausse du taux directeur pourtant peu probable, seront très attentifs à sa communication ce jeudi 19 mars.