Les directions générales des sociétés de gestion ont tout intérêt à se mêler des problématiques de cybersécurité. C’est l’une des conclusions de la table ronde sur la cybersécurité organisée par L’Agefi à l’AM Tech Day 2019 ce 8 octobre. " Il y a un an, le sujet de la cybersécurité n'était pas du tout une question de direction générale, mais nous sommes obligés de nous y intéresser alors qu’aujourd’hui, dans une offre d’e-banking, les deux tiers des coûts concernent le package de sécurité à mettre autour et ce coût est en train de flamber», a ainsi expliqué Hervé Mercier-Ythier, directeur général délégué d’UBS en France. Si l’e-banking n'était pas une obligation par rapport à la typologie plutôt âgée de la clientèle de la banque privée, lorsque qu’UBS s’y est mis en France «cela a rajouté une énorme couche de coûts sur un élément clef de notre activité qui est la garantie de la confidentialité des données». Le dirigeant a expliqué que cela a créé aussi une «perturbation colossale, avec des outils où tout est lent pour pouvoir entrer dans les interfaces de l’entreprise et c’est extrêmement désagréable». Il a aussi cité l’exemple de la maison mère en Suisse qui disposait d’une solution de e-banking très bien adoptée par les clients suisses, mais qui n’a pas du tout fonctionné en France» car nos clients n’étaient pas habitués à passer toutes les étapes de sécurité. Surtout, par rapport à la pratique de l’e-banking en France, c’était beaucoup trop compliqué et desservait l’expérience clients. On a dû travailler à rendre tout cela beaucoup plus fluide à l’aide d’une autre application». Enfin, il a aussi montré l’importance de s’assurer pour la banque que ses prestataires externes font également attention à la cybersécurité: «Quand on a un contrat d’externalisation, c’est un cauchemar que de faire remplir par le fournisseur de services le questionnaire très pointu qu’on lui demande de nous garantir et prendre des responsabilité lourdes en cas de défaut». Philippe Duluc, chief technology officer chez Atos, a rappelé l’importance de protéger l’entreprise car les attaques cyber se multiplient. Il a indiqué que des progrès avaient été faits en matière de détection puisque d’après les statistiques d’Atos, il s'écoule environ 150 à 200 jours entre le moment où un hacker est entré dans l’entreprise et sa détection, un délai deux fois plus court qu’il y a quelques années. Le risque cyber est dans le Top 3 des risques identifiés par les asset managers Pour Wilfried Lauber, responsable de la sécurité des systèmes d’information d’Axa Investment Managers, et président du groupe de travail sur la cybersécurité à l’AFG, le risque cyber est dans le Top 3 des risques identifiés par les asset managers français. C’est le résultat d’une étude de l’AFG sur la question réalisée début 2018. " Il y a une prise de conscience réelle liée aux attaques qui ont été rendues publiques comme NotPetya. On a pu chiffrer que le coût moyen d’une attaque, qui varie avec la taille de l’entreprise, peut être de 15 millions d’euros en moyenne. Pour un groupe comme Saint Gobain qui a fait un avertissement sur résultats, le coût était de 300 millions d’euros. C’est un risque que l’on peut chiffrer désormais et les SGP en tiennent compte dans leur plan d’analyse où elles étudient les différents types d’attaques, les scénarios, les impacts sur l’entreprise et la façon dont elles peuvent redémarrer», a-t-il expliqué. Le premier risque cyber identifié est celui de l’indisponibilité du système d’information ou celui qui est lié étroitement lié au «ranson ware». Le deuxième est celui lié au vol d’informations de la part d’une entreprise concurrente et enfin, troisième risque, celui lié au régulateur qui impose de plus en plus de contraintes en la matière et n’hésite pas à sanctionner en cas de failles de sécurité. «Le niveau de maturité de l’asset manager en matière de protection va souvent être fonction de sa taille, de son activité, de sa présence sur internet, etc. Les asset managers sont en général moins exposés que les banques surtout celles qui sont en ligne, mais la grande majorité des SGP ont bel et bien engagé des plans de cybersécurité», affirme Wilfried Lauber. Il a rappelé que la RGPD, la directive sur la protection des données mise en place en mai 2018, avait permis d’activer un certain nombre de plans cyber mais beaucoup d’asset managers avaient déjà travaillé dessus avant. Avec les sanctions réglementaires, la visibilité de ces plans à l’intérieur même des entreprises s’est en effet beaucoup accrue. L’avocat Stéphane Astier (Haas Avocats) a ainsi estimé que «beaucoup de directions générale se sont rendues compte que la patate chaude qu’elles avaient laissée aux DSI devait être traitée en raison de la montée des sanctions et des potentiels comptes à rendre aux conseils d’administration de ces mêmes sociétés». Il a toutefois estimé qu’il y avait encore «un énorme boulot de sensibilisation et de formation à faire au sein des entreprises vis-à-vis des salariés et du top management».
Edhec-Risk Institute, le centre de recherche en finance de l’Edhec Business School, annonce la création d’un nouveau programme de spécialisation accessible dès le mois de septembre sur Coursera, un organisme de formation en ligne. La plateforme compte 40 millions d’apprenants inscrits à ce jour. «La data science est en train de révolutionner l’industrie de la gestion d’actifs. Pourtant les profils financiers formés au machine learning restent aussi rares que recherchés. Aujourd’hui, il ne suffit pas d'être simplement conscient de ces évolutions technologiques pour compter parmi les acteurs de la transformation qu’elles vont apporter dans le secteur financier», explique un communiqué. C’est la raison pour laquelle Edhec-Risk Institute propose un nouveau programme digital intitulé « Investment Management with Pythonand Machine Learning».«L’utilisation des techniques de machine learning, et leur application à des grandes bases de données financières ou non financières, vont avoir une incidence croissante sur toutes les dimensions du processus d’investissement, y compris la sélection des titres, la construction du portefeuille ainsi que la gestion des risques», souligne Lionel Martellini, directeur d’Edhec-Risk Institute.Quatre MOOC pour développer des compétences en 4 à 6 moisCe programme est une spécialisation - c’est-à-dire une série de quatre MOOC– qui est composée des modules suivants: Introduction to portfolio construction and analysis with PythonAdvanced portfolio construction and analysis with PythonPython Machine Learning for Investment ManagementPython Machine Learning for Investment Management with Alternative DatasetsSi chaque cours peut être choisi de manière indépendante, la série complète permet d’obtenir un certificat de spécialisation.Ce programme a été conçu et développé par le Lionel Martellini, en collaboration avec le professeur John Mulvey de l’Université de Princeton, ainsi que des experts en gestion d’actifs et des chercheurs associés de l’Edhec.D’une durée de 4 à 6 mois, cette spécialisation permet d’acquérir une solide base en data science et en méthodes de calcul appliquées au secteur de l’investissement, tout en mettant l’accent sur les dernières avancées en matière de gestion de portefeuille.A l’issue des quatre cours, les apprenants disposeront des outils nécessaires pour concevoir et mettre en oeuvredes stratégies d’investissement efficaces grâce à un approfondissement des concepts théoriques mais également à de nombreux cas pratiques, conçus à partir de problématiques réelles.
Poste Italiane va entrer au capital de Moneyfarm, l’une des principales fintech dans le domaine de la gestion d’actifs. L’entreprise postale va souscrire à une augmentation de capital de 40 millions d’euros aux côtés d’Allianz Asset Management, déjà actionnaire de la fintech. Les autres actionnaires seront dilués. L’accord prévoit également la fourniture de services d’investissement digitaux et d’une solution de gestion de fortune digitale aux clients de Poste Italiane, soit potentiellement 35 millions d’utilisateurs. Poste Italiane offrira les produits d’investissement digitaux de Moneyfarm, incluant un mandat discrétionnaire de sept portefeuilles d’ETF (dont deux seront exclusivement accessibles par les clients de Poste Italiane). Moneyfarm sera responsable de la définition du portefeuille d’investissement et de la gestion. Poste Italiane s’occupera de la gestion des relations avec la clientèle. «Cet accord est l’un des plus importants Application Program Interface dans le secteur de la gestion d’actifs en Europe en termes de clientèle», indique un communiqué.
Openbank, le service de banqueet d’investissement automatisé en ligne du groupe espagnol Santander, est désormais accessible aux particuliers allemands. La plateforme digitale, lancée depuisun an et dont le comité d’investissements bénéficie des conseils de BlackRock, a également été déployée aux Pays-Bas et au Portugalplus tôtcette année. D’autres pays européens et l’Amérique sont visés à moyen terme pour le lancement d’Openbank. La plateforme a commencé à inclure des produits d’investissement socialement responsable dans ses différents portefeuilles d’investissement automatisés afin d'être en phase avec la stratégie de banque responsable déployée par Santander en Allemagne.
Scalable Capital s’associe à la fintech allemande Raisin pour proposer un nouveau service. Les clients de Scalable Capital ayant un portefeuille à la Baader Bank peuvent investir dans des dépôts à échéance fixe auprès d’une sélection de banques européennes dans le cadre d’une solution en marque blanche réalisée par Raison qui offre un choix d’une vingtaine de produits d’épargne différents. Le nouveau service peut être accessible via le site et les applications de Scalable Capital. Scalable a le soutien de BlackRock, tandis que Raisin a obtenu un investissement de 28 millions de dollars de la banque d’investissement Goldman Sachs en juillet.
Lancé en 2014, le robo-advisor suisse True Wealth annonce sur son site avoir atteint la barre des 200 millions de francs d’actifs sous gestion. La jeune société a séduit plus de 3.000 clients, dont 61% ont des portefeuilles de plus de 100.000 francs suisses. Les deux tiers de ces clientsont plus de 35 ans et 6% d’entre eux sont des retraités. Autrement dit, la plateforme séduit une clientèle sinon fortunée du moins aisée et cette clientèle, majoritairement jeune, compte malgré tout une frange de population qu’on attendait pas là. True Wealth avoue toutefois avoir échoué sur un point : la diversité. En effet, 84% de la clientèle est masculine. De son point de vue, une évolution due aussi au déficit de diversité au sein de l’entreprise, dont l’effectif est presque exclusivement constitué de collaborateurs masculins. Mais True Wealth espère bien corriger le tir et affiche d’ores et déjà25% de femmes dans ses effectifs....
La fintech Avaloq vient de lancer une solution d’analyse des données visant à aider les banques et gestionnaires de patrimoine à évaluer rapidement l’impact des tarifs personnalisés sur les clients individuels. L’objectifde cette solution est d’améliorerl’expérience client globale. Parallèlement, ellepermet aux établissements financiers «un meilleur contrôle de leurs revenus», explique Avaloq dans un communiqué. BaptiséeCost & Fee Analytics, elle aété conçue pour assister le personnel du front office en contact direct avec la clientèle, par exemple les chargés de relations, dans le domaine de la négociation des remises et les processus de renouvellement. «Elle est lancée à un moment où les tarifs sont étudiés de plus en plus scrupuleusement par les clients et où la négociation devient monnaie courante, en particulier chez les clients très aisés», souligne la fintech suisse. L’offre de service simule les nouvelles remises ou offres de produits sur la base de l’historique des données clients en utilisant le modèle de prix réel.
BNY Mellon Investment Management a annoncé ce 12 septembre le lancement du fonds thématique BNY Mellon Digital Assets, dédié aux actions d’entreprises susceptibles de bénéficier de la technologie blockchain. Plus précisément, la stratégie long-only investit dans des entreprises susceptibles de bénéficier des «opportunités actuelles et futures qu’engendre la montée en puissance de la technologie du registre distribué». Ce fonds sera géré par Erik Swords, gérant chez Mellon Investments Corporation. Le fonds est un compartiment de la gamme BNY Mellon Global Funds (MGF), domiciliée à Dublin. Le fonds est enregistré pour commercialisation auprès des investisseurs institutionnels et intermédiaires au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Suisse, en Norvège, en Suède, en Finlande, aux Pays-Bas et au Luxembourg.
NewAlpha Asset Management a annoncé ce 11 septembre une prise de participation dans la fintechHelloPrêt, dédiée aucourtage digital en prêt immobilier. L’opération a été réalisée pour le compte dufonds de capital-innovation dédié aux fintech. Il s’agit duonzième investissement de ce fonds. La levée de fonds globale à laquelle a participé NewAlpha s’est établie à 4 millions d’euros. HelloPrêt, est une start-up française proposant un service 100% gratuit de courtage digital.Les outils développés par la jeune pousse, boostés par l’intelligence artificielle, «offrent la possibilité à chaque emprunteur d’accéder aux meilleures conditions de financement du marché, adaptées à leur profil», explique NewAlpha dans un communiqué, précisant qu’HelloPrêt dispose déjà du plus important réseau de banques partenaires en Île-de-France du marché et a déjà traité plusieurs centaines de millions d’euros de financement immobilier pour ses clients. Avec le soutien de NewAlpha, HelloPrêt compte désormais accélérer sa croissance et son développement pour devenir le leader du courtage digital en France. Pour renforcer son maillage commercial, la start-up souhaite étoffer ses équipes en embauchant plus de 50 courtiers en CDI sur 3 ans. Sur le plan technologique, l’apport d’une dizaine d’ingénieurs permettra d’optimiser l’expérience digitale, le parcours client ainsi que la plateforme technologique back-end. À moyen terme, les équipes d’HelloPrêt travaillent déjà à la création d’une plateforme ouverte et d’une API permettant aux partenaires bancaires d’accéder aux dossiers clients en direct pour optimiser la qualité et le temps de traitement des opérations. «La solution proposée par HelloPrêtpermet aux acteurs bancaires de développer un accès inclusif au crédit et contribue activement à la fluidification des transactions immobilières. Plusieurs synergies sont déjà à l’étude avec l’écosystème que nous développons depuis le lancement de notre fonds FinTech en 2015", indique dans la missiveLior Derhy, Managing Partner chez NewAlpha Asset Management.
Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, souhaite le lancement d’une réflexion sur la création d’une monnaie numérique publique au niveau international. Dans un entretien publié jeudi soir sur le site internet du quotidien La Croix, il met en garde contre le danger de permettre à une entreprise privée de se doter «des moyens de la souveraineté d’un État», allusion au projet du libra de Facebook, annoncé pour 2020. «Je propose donc que nous engagions une réflexion sur une monnaie numérique publique émise par les banques centrales qui garantirait la sécurité totale des transactions, leur rapidité, leur simplicité et leur gratuité», ajoute Bruno Le Maire.
Cinq ans après sa création, la fintech EasyBuziness a organisé ce 5 septembre une conférence de presse à l’occasion de son «lancement officiel» sur le marché. Fondée parBruno Zutterling, Claude Cadeau et Edgard Bornet la société propose une plateforme 100% digitale à destination des professionnels du patrimoine (CGP, courtiers, family offices, banquiers privés, et institutionnels)pour évaluer, restructurer, optimiser, suivre et contrôler les portefeuilles des investisseurs. Pourquoi alors avoir attendu 5 ans pour lancer la plateforme ? «La création a eu lieu il y a 5 ans mais sa commercialisation est beaucoup plus récente», a expliqué en marge de la présentationClaude Cadeau, CGP depuis trente ans et créateurs du logiciel O2S qu’il a revendu par la suite à Harvest. Il a fallu plus de 3 ans de développement algorithmique et plus d’un an de test auprès des professionnels du patrimoine et institutionnels. Concrètement, elle propose à ses clients, sous la forme d’abonnement allant de 1.000 à 2.500 €, selon les options choisies, pour une licence unique, l’accès à plusieurs outils pour sélectionner, comparer etsuivre des fonds afin de construire des portefeuilles. «La plateforme analyse et note plus de 140.000 parts de fonds accessibles en Europe, libellés en 25 devises et gérés par plus de 1000 sociétés de gestion dans plus de 50 juridictions différentes», a détaillé Bruno Zutterling, la tête pensante derrière les algorithmes utilisés parEasyBuziness. Une notation simplifiée La plateforme repose sur un système de triple notation sur 20. Une note de régularité, qui mesure la capacité d’un fonds à reproduire mois après mois des performances identiques par rapport à ses concurrents. «Cette mesure ne dit rien de la capacité d’un fonds à être performant, elle mesure uniquement sa régularité. Un fonds qui est systématiquement dernier aura donc une excellente note de régularité, tout comme un fonds qui est toujours premier», expliqueBruno Zutterling. La deuxième note est une note de compétitivité, qui mesure la capacité d’un fonds à battre les fonds de sa catégorie. Plus un fonds battra régulièrement les autres fonds et plus sa note sera élevée. Enfin, la dernière note est une note de performance qui mesure simplement la capacité du fonds à générer de la performance, indépendamment des autres fonds. C’est avec la combinaison de ces trois notes que l’utilisateurpeut ensuite effectuer ses recherches, ses comparaisons et construire son portefeuille. «Nous avons fait un choix délibéré de limiter le nombre de critères car notre but est de simplifier au maximum le processus de sélection», ont insisté les fondateurs. L’objectif est de permettre aux conseillers de pouvoir expliquer simplement à leurs clients leurs choix. «Nous avons conçu la plateforme en pensant aux clients finaux et l’objectif était donc que ces derniers comprennent instinctivement tous les graphiques et notations qui leur sont présentés à la fin». Fini donc le max drawdown, le ratio de Sortino ou la tracking error... La fintech compte actuellement une cinquantaine de clients. Elle va concentrer ses efforts de développement surle marché des CGP et des banques privées en France et en Europe, dans les pays francophones.
Installé à Rolle (VD) depuis 2009, l’entreprise hi-tech Cfinancials, qui a développé l’indicateur Tiper pour l’analyse des produits financiers, va s’installeràNew York d’ici à la fin de l’année, rapporte L’Agefi suisse. Elle vise à devenir la référence mondiale dans son domaine. L’indice de sécurité (Tiper), basée sur des algorithmes,calcule un «indice de sécurité» pour16millions de produits financiers, c’est-à-direfonds, actions, produits structurés ou obligations, dans le monde.En fait, l’indicateur développé par Cfinancials permet de détecter les tendances systémiques et le développement d’actifs toxiques. Il faut le comprendre comme un outil universel de surveillance qui évalue le risque de perte totale sur un quelconque produit financier. Exprimé sur une échelle de 0 à 100 et disponible en temps réel, l’indicateur tient compte des variations de prix, de la liquidité, de la volatilité et des valeurs relatives et contextuelles de chaque produit c’est-à-dire tant celles relatives à l’émetteur que celles associées aux sous-jacents. Cet indicateur s’adresse en premier lieu aux assets managers, portfolio managers, mais aussi aux établissements bancaires.Mais à court terme, cet indice devrait aussi permettre aux petits investisseurs privés d’estimer le risque encouru par leurs placements. Aujourd’hui, la plateforme de Cfinancials compte entre 10.000 et 20.000 utilisateurs par mois. En pleine croissance, l’entreprise a signé l’an dernier un contrat de distribution de son outil avec le Nasdaq, le plus grand marché électronique d’actions du monde.
Banque Clerc, filiale de la Banque cantonale de Bâle (BKB), devient le centre de compétences numérique du groupe BKB. Cette opération «renforce son axe stratégique comme banque numérique dotée d’une présence physique», relève un communiqué publié ce 29 août. Les fonctions numériques seront regroupées dans un centre de compétences du groupe à la Banque Cler. Les fonctions Digital Assets (actifs numériques) et data Analytics (analyses de données) seront transférées de la BKB à Banque Clerc. Mariateresa Vacalli, nommée directrice générale de Banque Clerc à partir du 1er septembre et actuellement responsable numérique (CDO) du groupe BKB, pilotera le développement de ce centre.
La banque privée Maerki Baumann vase tourner vers l’industrie de la blockchain et plus spécialement des crypto-actifs afin d’augmenter ses revenus dans les années à venir. L’objectif de l'établissement zurichois est de devenir"la banque privée incontournable dans l’arène crypto suisse». L’intérêt du gestionnaire de fortune est surtout motivé par des demandes de ses clients qui souhaitent que labanque s’implique dans cette nouvelle sphère d’investissement. Selon Stephen Zwahlen, dirigeant deMaerki Baumann, l’annonce auprès de clientèle aurait même déjà portéeses fruits puisque 400 personnes ont depuis contacté l'établissement. En mars dernier, une première étape avait été franchie avec l’accord donné par leconseil d’administration pour le lancementdecomptes commerciaux et deconseils aux nouvelles entreprises levant des capitaux via des actions numériques pouvant être offertes directement au public, les ICO sur les «security token». La banque privée suisse prévoit pour 2020 des’associer à des spécialistes de la crypto-monnaie et de proposer des services de stockage et de négociation externalisés, notamment sur le bitcoin.
Le spécialiste en devises électroniques Seba Crypto, basé à Zoug, et la fintech Sygnum, basée à Zurich,ontreçu du régulateur suisse Finma une licence bancaire et de négociant en valeurs mobilières, permettant à ces deux sociétés de démarrer prochainement leursactivités.L’obtention de ces deux licences de la part de la Finma «représente une étape importante en vue de l’institutionnalisation de l’activité basée sur les actifs numériques», a estimé le cofondateur et directeur général pour la Suisse de Sygnum, Manuel Krieger, dans un communiqué séparé. Sygnum offre des services de conseil pour l’investissement dans les actifs numériques. L’ancien directeur général du groupe bancaire UBS, Peter Wuffli, siège au conseil d’administration. L’entreprise avait précédemment reçu une licence de prestataire de services financiers à Singapour. Seba Crypto, qui avait levé 100 millions de francs en vue du feu vert de la Finma, s’est pour sa part félicitée «d’une étape importante» pour l’ensemble du secteur. Julius Baer, qui a conclu un partenariat avec Seba Crypto, détient une participation de 17,5% dans Seba.
Le robo advisor suédois Fundler a recruté Annika Javestad, jusqu’à présent responsable marketing de Nordnet, en tant que responsable marketing. La fintech enrichit ainsi son équipe dirigeante, qui a récemment vu arriver l’ancien directeur général de Carnegie Thomas Eriksson et l’ancien directeur général de Nordnet Håkan Nyberg. Fundler compte actuellement environ 40.000 clients connectés à sa plate-forme de conseil. «Cela signifie que Fundler est le plus grand conseiller indépendant pour les fonds sur le marché suédois», note un communiqué.
La fintech Numbrs Personal Finance, dont le siège se trouve à Zurich, a levé 40 millions de dollars supplémentaires, a annoncé Martin Saidler, CEO et fondateur, rapporte L’Agefi suisse. Le capital investi dans la start-up atteint ainsi 200 millions. Désormais valorisée à plus d’un milliard, elle entre dans la catégoriedes licornes. Parmi ses investisseurs figurent des noms comme celui de Joseph Ackermann, ex-CEO de Deutsche Bank, Sir Ronald Cohen, fondateur d’Apax Partners, le banquier privé Pierre Mirabaud ou encore le fonds souverain de Dubaï Lancée en Allemagne en 2014, l’application permet à ses utilisateurs de gérer leurs comptes à un guichet unique. Ils peuvent aussi acheter des produits financiers en ligne. Numbrs recense 1,7 million de comptes, avec une croissance mensuelle de 100.000 unités. Pour le moment, il s’agit principalement de comptes courants pour un volume de 11 milliards d’euros de fonds. Avec une croissance d’un milliard par trimestre. La fintech travaille actuellement avec 30 partenaires des secteurs de la banque et de l’assurance. On y retrouve en particulier des groupes tels que Allianz ainsi que Axa. Numbrs annonce que sa gamme de services dans les assurances va s’élargir au cours des prochains mois avec de nouveaux partenariats dans le secteur
Swissquote veut continuer de faire la course en tête. La banque en ligne helvétiquea annoncé ce 22 août que son robot-conseiller est désormais en mesure d’investir dans les crypto-monnaies et dans l’immobilier. Le robot-conseiller de Swissquote,le premier lancé sur le marché suisse en 2010, peut déjà investir dans les actions, les instruments obligataires et les matières premières. Et Swissquote a également été la première banque à introduire en Suisse, dès 2017, le négoce sur lescrypto-monnaies (Bitcoin, Bitcoin Cash, Ether, Litecoin et Ripple). Swissquote précise dans un communiqué que l’investissement dans les crypto-monnaies est toutefois subordonné au respect de certaines conditions, entre autres une certaine propension au risque et une proportion minimaledu portefeuille. La classe d’actifs immobilier comprend les ETF et les fonds immobiliers principalement investis dans l’immobilier, en direct ou par le biais de sociétés cotées spécialisées dans l’immobilier.
Le robot-conseiller Quirion, basé à Berlin et lancé en 2013, vient de franchir la barre des 10.000 clients, a appris le site spécialisé Finanz-Szene. Ses actifs sous gestion s'élèvent désormais à 280 millions d’euros. Quiriona récemment abaissé l’investissement minimal pour accéder à ses services à 1.000 euros contre 10.000 euros précédemment. La fintecha été distinguée cette annéepar Warentest (l’association allemande de défense des consommateurs) commemeilleur robot-conseiller sur le marché allemand sur un échantillon des 23 principaux acteurs sur ce segment.
La banque britannique Lloyds a annoncé vouloir lancer un service de robo advisory pour son département de gestion patrimoniale à destination de sa clientèle détenant moins de 100.000 livres. Le lancement de ce service est prévu pour 2020. Il rentre dans le projet «New Model Adviser», révélépar la banque l'été dernier et visant justement à développer une interface digitale directe avec sa clientèle. Le service utilisera probablement un outil développé en externe sans que le partenaire soit connu pour l’instant. Ilsera aussi bien utilisé par Lloyds que par ses filialesHalifax etBank of Scotland. «L’offre de robo-advisory sera séparée de notre joint-venture avec Schroders», a précisé Antonio Lorenzo CEO deScottish Widows faisant référence àSchroders Personal Wealth qui s’adressera à une clientèle patrimoniale disposant de plus de 100.000 livres à investir et qui pourra faire appel à 300 conseillers de Lloyds. Lloyds a également annoncé sa volonté de lancer une plateforme d’investissement retraite l’an prochain. Une plateforme qui fera partie de son service de robo advisory.
La fintech spécialisée dans les logiciels bancaires Crealogix a dévoilé vendredi 2 août des résultats négatifs pour son exercice annuel décalé 2018/2019. La société zurichoise a réalisée une perte annuelle de 6,3 millions de francs suisses.L’an passé, à la même période,Crealogix avait réalisé un profit de près d’un million de francs. La fintech explique cet écartpar lechangement de son modèle de licence qui va «dans un premier temps impacter négativement la rentabilité de l’entreprise avant d’offrir une plus grande stabilité à long terme». Pour rappel, Crealogix a décidé de passer d’un modèle de licence classique à un modèle de location SaaS (software as a service). La fintech a enregistréun résultat opérationnel brut (Ebitda) à 1,9 million de francs, loin des 7 millions de l’année précédente. Elle a en revanche réalisé un chiffre d’affaires de 100 millions de francs, un record pour l’entreprise depuis sa création. Sur les 6,3 millions de perte,5,4 millions proviennent d’amortissement («goodwill») ainsi que de la diminution des ventes au Royaume-Uni, en lien avec le Brexit.
Le robo-advisor Marie Quantier n’atteindra pas ses cinq ans. Son créateur, Mathieu Hamel, a prévenu ses clients de la fin programmée du logiciel pour le mois d’août. Un coup de semonce dans une industrie qui peine toujours à trouver son modèle de rentabilité. La société Q-hedge Technologies, qui édite le logiciel Marie Quantier, est en liquidation judiciaire depuis le 25 juillet dernier. Malgré le support d’investisseurs de prestiges, le météorologue algorithmique des marchés n’aura pas séduit suffisamment de clients, environ un millier fin 2018 selon son propre décompte. «Alors que nous avons réussi avec succès la migration et le refactoring de nos algorithmes pour en renforcer la robustesse et assurer la pertinence de nos conseils financiers sur la durée, nous sommes aujourd’hui face à l’incapacité de financer notre activité», a expliqué à ses clients Mathieu Hamel, dans un mail daté du 26 juillet auquel Newsmanagers a eu accès. Lancé en janvier 2015, le robo-advisor proposait du conseil en gestion via un abonnement mensuel. Les allocations étaient basées sur des ETF. La société proposait un contrat d’assurance-vie en partenariat avec Suravenir. Elle travaillait également avec Interactive Brokers sur les comptes titres. La fintech avait réalisé plusieurs levées de fonds, dont une de 1,5 million d’euros en 2016, et une de 1 million en 2018 auprès du club d’investisseurs OneRagTime, piloté par Jean-Marie Messier.
La fintech Crealogix, spécialisée dans le développement de logiciels bancaires, a nommé vendredi 26 juillet Daniel Bader au poste de directeur financier (CFO). L’intéressé débutera au sein de la fintech au 1er août et prendra ses nouvelles fonctions de CFO un peu plus tard dans l’année. Il rejoindra également le comité exécutif de Crealogix. Daniel Bader travaillait depuis 2007 où il occupait ces dernières années le poste de directeur financier. Auparavant, il atravaillé en tant qu’auditeur chezErnst & Young etPricewaterhouseCoopers.
DWS a annoncé ce jeudi 18 juillet avoir pris une participation de 2,68% au capital d’Arabesque S-Ray GmbH, une société allemande de notation ESG. Le prix de la transaction demeure confidentiel. Arabesque S-Ray GmbH utilise l’apprentissage automatique et les processus de big data pour noter 7.000 sociétés cotées sur environ 200 paramètres ESG. DWS va intégrer les données d’Arabesque S-Ray GmbH à son propre outil d’analyse ESG. Les deux sociétés négocient également l’entrée de DWS au capital de l’intelligence artificielle développée par Arabesque, via une participation minoritaire. Celle-ci doit permettre de construire un système intelligent de prédiction des variations de prix des actifs financiers, grâce au big data, à l’apprentissage automatique, et à des facteurs informatiques de haut-niveau.
La société de gestion de fonds immobiliers Mata Capital a annoncé, ce jeudi 18 juillet, avoir adopté la technologie blockchain pour optimiser le traitement des registres de titres pour ses produits d’investissements. L’outil est le fruit d’une collaboration avec la société de développement de logiciels blockchain ConsenSys, et l’office notarial Screeb Notaires. A terme, la plateforme pourrait permettre aux investisseurs de souscrire et de revendre facilement leurs titres de gré à gré, à partir d’un centime d’euro. «Concrètement, Mata Capital inscrira des actifs financiers – en l’occurrence les actions d’une société de capitaux propriétaire d’un bien immobilier – et ses droits à travers un ‘token'* représenté sur la blockchain Ethereum. Outre la réduction considérable des coûts de gestion du passif pour l’émetteur, la blockchain permet d’améliorer la liquidité des actifs non cotés, d’augmenter la transparence des opérations et de réduire le risque de fraude», a indiqué la société dans un communiqué. La plateforme sera opérationnelle dès le 31 juillet, et offrira notamment aux investisseurs les fonctionnalités suivantes : - La tenue des compte-titres de véhicules immobiliers via la blockchain; - La réalisation de l’ensemble des démarches AML («anti-money laundering») et KYC («know your customer») à travers la plateforme; - La possibilité de suivre l’évolution du statut de la souscription à un fonds ou une opération «club-deal». La plateforme blockchain va être utilisée pour la première fois pour un projet immobilier structuré en club-deal, et situé dans le 15ème arrondissement de Paris, pour un volume d’investissement de 26 millions d’euros. «Il s’agira de la plus importante opération tokenisée en Europe», a souligné Baptiste Saint-Martin, product development manager chez Mata Capital. *Un ‘token’ est un actif numérique émis et échangeable sur une blockchain
Une grosse pointure. Peter Wuffli, ancien directeur général groupe d’UBS, rejoint le conseil d’administrationde la société Sygnum, spécialisée dans les crypto-actifs. Peter Wuffli n’arrive pas en terrain inconnu puisqu’il a déjà été membre du comité consultatif de Sygnum et un investisseur actif dans l’entreprise dès le départ. Peter Wuffli se dit persuadé que la technologie blockchain offre un potentiel de croissance considérable.
La fintech Avaloq a annoncé mardi 2 juillet la signatured’un accord portant sur le rachat intégral de la société zurichoise Derivative Partners, fournisseur indépendant d’informations et de données sur les produits structurés et dérivés en Suisse. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été dévoilés. «La société poursuivra dans un premier temps son activité en tant qu’entité autonome et conservera l’ensemble de ses collaborateurs», précise Avaloq dans un communiqué. Fondée en 2000 et dirigée par Daniel Manser, CEO, et Patrick Walther, COO, Derivative Partners fournit des solutions pour produits structurés à plus de 40 acteurs du marché comprenant des émetteurs, des banques privées, des gestionnaires d’actifs et Exchanges proposant des évaluations de titres à options et de produits financiers complexes. La société calcule par ailleurs les chiffres et ratios de gestion de portefeuilles exigés par les réglementations ainsi que les modèles de valorisation de tiers et fournit une aide quantitative aux divisions de banque d’affaires et de négoce. Sa gamme de services couvre également la gouvernance produits, les solutions de gestion de cycle de vie et les services médias. «Cette acquisition conforte l’ambition d’Avaloq de réinventer, grâce à une puissance élevée d’analyse des données, l’expérience financière dans un monde entièrement numérisé, en évolution constante et guidé par les données. De plus, nous savons que la supériorité des modèles de données est déterminante pour l’avenir du secteur mondial des services financiers. L’intégration des fonctionnalités proposées par Derivative Partners constitue un atout indéniable et différenciant pour notre écosystème Avaloq. Nous allons maintenant nous appuyer sur cette capacité à traiter les instruments financiers les plus complexes au profit de nos clients et de l’ensemble de nos parties prenantes»,a indiqué dans un communiquéJürg Hunziker, CEO du groupe Avaloq.