Les négociateurs ont dévoilé samedi un compromis qui ouvre la voie à la formation d’un nouveau gouvernement de plein exercice. L’accord est intervenu au lendemain de l’annonce par S&P de la dégradation de la note souveraine. Bruxelles lance aujourd’hui une émission obligataire.
Citant des responsables anonymes au sein même d’ICAP, le quotidien assure que le principal courtier interbancaire au monde mène des tests «par précaution» sur son système de trading électronique afin de se préparer à une sortie de la devise grecque de l’euro. Les tests passent par le trading de la drachme contre dollar et euro.
Le principal taux régissant les prêts entre banques a de nouveau augmenté vendredi, l’amplification de la crise de la dette de la zone euro provoquant à la fois une tension sur le marché monétaire et une réticence des banques à se prêter entre elles. Le taux Euribor à trois mois a poursuivi sa hausse entamée il y a plus d’une semaine, s'établissant à 1,475% contre 1,474% la veille. Le taux Euribor à six mois est passé de 1,702% à 1,705% et celui à 12 mois de 2,038% à 2,042%. L’Euribor à une semaine, celui qui subit le plus l’influence d’un excès de liquidités, est passé de 0,909% à 0,911%, se rapprochant du niveau du taux directeur de la BCE, actuellement de 1,25%.
Le niveau de confiance des ménages français dans la situation économique se rapproche de celui qui prévalait au plus fort de la crise financière amorcée en 2008. Les Français interrogés par l’Insee en novembre n’ont en outre jamais été aussi pessimistes sur leur niveau de vie futur et sont plus nombreux à anticiper une progression du chômage, lequel atteint déjà un pic de 11 ans. L’indicateur synthétique de la confiance des ménages publié vendredi ressort à 79 en novembre et enfonce un plus bas depuis février 2009. Il avait atteint 82 en octobre après 80 en septembre.
L’Agence France Trésor, qui a déjà bouclé son programme de financement 2011, a décidé malgré tout de tenir une adjudication le 1er décembre. Elle prévoit de vendre entre 3 et 4,5 milliards d’euros d’obligations à 6 ans, 10 ans, 15 ans et 30 ans sur des souches existantes.
Le rendement de la dette italienne à deux ans a atteint un nouveau pic depuis la création de l’euro. Il a touché 8,03%, en hausse de 40 pdb sur la séance, malgré le fait que la Banque centrale européenne soit intervenue sur le marché secondaire pour racheter des obligations italiennes et espagnoles, selon des traders. La Banque d’Italie avait comme objectif de placer 10 milliards d’euros de papier de court terme, composé d’obligations à deux ans zéro coupon CTZ et de bons à six mois. Pour le papier à six mois, le rendement moyen est ressorti à 6,504%, après 3,535% lors de la précédente adjudication en octobre. Dans le même temps, la prime pour détenir de la dette belge à 10 ans plutôt que du papier allemand de même échéance a atteint un plus haut depuis au moins 2008 à 368 points de base. Et le coût pour assurer la dette belge contre un risque de défaut s’est renchéri jusqu’au niveau record de 407 pdb.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a sélectionné BNP Paribas Asset Management pour la gestion d’un mandat d’exposition aux indices de matières premières non agricoles dans le cadre d’un appel d’offres restreint visant le renouvellement de ce mandat, indique NewsManagers. Le FRR a par ailleurs attribué plusieurs mandats de gestion passive investis en obligations internationales de catégorie «investissement» dans le cadre de la couverture d’une partie du passif du Fonds. Le FRR a sélectionné BlackRock Investment Management, CCR Asset Management et State Street Global Advisors pour des mandats de cinq ans.
L’Autorité européenne des marchés financiers a publié vendredi un document de 9 pages sur le traitement des expositions à la dette souveraine dans les comptes IFRS des sociétés cotées. Elle rappelle qu’une dégradation de note ou une baisse de valeur de marché ne constitue pas, prise isolément, une preuve de dépréciation (impairment). L’Esma souligne aussi que les dettes logées dans les portefeuilles AFS et de trading doivent être évaluées comme des actifs de niveau 1 ou 2, mais pas de niveau 3 (modèle interne) comme l’avaient fait certaines banques pour la Grèce à fin juin.
Morningstar, fournisseur d’analyse financière indépendante, et la société Density Technologies, éditeur français de logiciels métiers dédiés aux professionnels de la gestion d’actifs, ont annoncé l’intégration automatique des flux de données Morningstar dans la solution DT Suite de Density Technologies.Concrètement, les fonds communiquent leurs inventaires complets de façon régulière à Morningstar qui viennent ensuite alimenter automatiquement le référentiel DT Data Platform sur lequel s’appuie DT Suite, en fonction notamment de la composition des portefeuilles des investisseurs ou des gérants. De fait, le service réduit la charge interne de collection des données en question, et fournit une mise en transparence complète des fonds dans lesquels les professionnels de la gestion institutionnelle (assurances & mutuelles, caisses de retraite, institutions de prévoyance, sociétés de gestion, etc.) investissent, selon Morningstar. «Intégrée aux autres modules de DT Suite, l’offre SII – composée d’un moteur de calcul, de simulation et de reporting des SCR Marchés – permet aux directions des placements ou des investissements des organismes d’assurances, de répondre aux exigences de la réforme Solvabilité 2. Cette solution leur permet à la fois de calculer tous les trimestres les exigences du Pilier 1 (en Méthode Standard comme en Modèles Internes), de mesurer régulièrement et de piloter quotidiennement son besoin en fonds propres dans le cadre de l’ORSA (Pilier 2), puis bientôt de générer avec une piste d’audit complète de bout en bout, les futurs rapports du Pilier 3 (reporting QRT)», précise un communiqué.
Sur les neuf premiers mois de l’année, 262 fonds domiciliés en France ont été liquidés et 168 ont été fusionnés, selon Lipper. Dans le même temps, seulement 300 fonds ont été lancés. Cela a conduit à la disparition de 130 fonds. A fin septembre, le nombre total de fonds domiciliés en France ressortait à 5.248 fonds, contre 5.378 début janvier. Sur le seul troisième trimestre, le marché français a perdu 126 fonds dont 54 suite à des fusions et 72 suite à des liquidations. Le nombre de fonds lancés sur le trimestre se limite à 63. «Les fonds français subissent à la fois la baisse des marchés et la concurrence des juridictions offshores telles que le Luxembourg ou l’Irlande», commente Dunny Moonesawmy, de Lipper. «L’évolution de la réglementation européenne avec UCITS 4 a contribué à accélérer le processus de rationalisation de gammes de fonds. Une opportunité réglementaire bien accueillie par les sociétés de gestion, et particulièrement, en cette période de baisse de revenus», ajoute-t-il.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) vient de lancer un appel d’offres pour sélectionner de nouveaux gestionnaires de mandats investis en actions des pays développés exposées à la croissance des économies émergentes (gestion active).Pour ce marché, la procédure de marché public retenue est celle d’un appel d’offres restreint composé de 2 lots :1. Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés européennes2. Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés étendu à l’ensemble du mondeLes sociétés de gestion intéressées ont jusqu’au 6 janvier 2012, 12h00 (heure de Paris) pour répondre au FRR dans les conditions spécifiées par le règlement de la consultation.L’ensemble des documents liés à cet appel d’offres est disponible sur la plate-forme dédiée http://www.achatpublic.com/accueil/frr/medias/index.php via le site internet du FRRhttp://www.fondsdereserve.fr/
Dans un entretien avec Das Investment, Isabel Levy, directeur général délégué, directeur de la gestion, estime que les encours de Métropole Gestion pourraient passer de 2 milliards d’euros actuellement à 5 milliards pour 2015., dont 10-15 % en provenance d’Allemagne, contre 5 % actuellement.Malgré les turbulences sur les marchés, le gestionnaire français a drainé 450 millions d’euros pour les dix premiers mois de l’année, et Isabel Levy ne s’attend pas à des sorties pour les restant de 2011. Si quelques fonds de fonds clients sont sortis cet été, des investisseurs institutionnels sont venus les remplacer. Les institutionnels représentent les trois quarts des clients de Métropole, les banques privées et les courtiers, 16 % et les fonds de fonds 9 %.
Renforcement des équipes, effort de communication, mise en avant de produits qui n'étaient pas ou peu distribués : Michael Sfez, directeur général associé du bureau parisien, a indiqué à Newsmanagers que Russell Investments veut occuper sur le marché français une place qui cadre davantage avec l’importance du groupe."Nous avons commencé 2010 à quatre personnes, nous entamerons 2012 avec un effectif de dix. Nous sommes en train de recruter un collaborateur pour le multi-actifs multistratégie, qui viendra renforcer Alain Zeitouni en tant que représentant à Paris de l'équipe mondiale. Nous comptons aussi embaucher un commercial supplémentaire», explique-t-il.Sur le plan de l’offre, en plus de la gestion multi-actifs et multistratégies, Russell s’attache désormais à aider les grandes institutions à améliorer leur exécution, une activité qui représente au niveau du groupe un volume d’une soixantaine de milliards de dollars. «Cela permet d’améliorer la mise en œuvre des investissements, de trouver les meilleurs prix de transaction, de fournir la couverture de change idoine et de corriger les expositions en cas de besoin. C’est davantage du sur-mesure que de l’agrégation et c’est une source de valeur ajoutée que nous intégrons dans notre propre gestion», précise le manager. Actuellement, la succursale parisienne gère environ 3 milliards d’euros pour des clients français, dont 1 milliard pour des institutionnels et les 2 milliards restants dans le cadre de ses divers partenariats locaux. Cette année, le gestionnaire aura collecté en net environ 150 millions d’euros auprès des institutionnels et subi une baisse d’encours d’environ 300 millions d’euros en distribution, en grande partie à cause de l’effet de marché sur les actions. Questionné sur l’actualité produits de sa maison, Michael Sfez précise que Russell travaille en ce moment sur les problématiques liées à Solvabilité II et finance une chaire de l’Edhec en vue de développer des indices de référence pour l’environnement Solvabilité II avec une VaR à 99,5 %. «Cela posé, toute demande concernant la gestion du risque est bonne pour Russell, parce que nous pouvons proposer des solutions pour économiser du capital prudentiel ainsi qu’une gestion dynamique des actions. Nous avons une capacité de couverture sur les indices et nous sommes capables de gérer des multi-mandats, en surveillant l'écart de suivi, la volatilité, etc, en toute transparence», ajoute-t-il. Concernant les stratégies mises en avant par le groupe entre autres sur le marché français, le directeur général constate que «chez Russell, il y a toujours eu une composante «income» avec des rendements supérieurs dans les portefeuilles actions. Nous avons pour habitude de retravailler la classe d’actifs avec des dividendes qui représentent entre 40 et 60 % de l’historique de performance. Nous misons à la fois sur l’appréciation du capital et sur le revenu», souligne-t-il. «Autrement dit, nous recherchons des dividendes en croissance dans les années à venir, en fonction aussi du business model de croissance et du «track record» du management. C’est une gestion de conviction, avec seulement 60 titres sur les quelque 1.200 valeurs du MSCI World. Elle ignore l’indice. Les seules contraintes que nous avons choisies consistent à plafonner les émergents à 20 % (actuellement 10-12 %) et les secteurs à 25 %, alors qu’il y a de bons élèves partout. Nous sommes parfaitement capables de choisir des valeurs dont le dividende est peut-être un peu plus faible que d’autres, mais qui ont de meilleures perspectives de croissance durable.» Pour mettre en œuvre ce concept, Russell dispose en particulier du fonds Global High Dividend (plus de 150 millions de dollars) sur la plate-forme OpenWorld. Le mandat est géré par l’américain Thornburg IM (70 milliards de dollars d’encours). C’est un spécialiste de cette approche, mais il n’a pas lui-même un produit aussi focalisé actions dans son offre, qui comprend également des placements obligataires. L’autre pilier de l’expansion est la stratégie d’infrastructures cotées, un domaine où il y a aussi des dividendes. «Notre véhicule, lancé il y a deux ans, affiche 100 millions de dollars d’encours», conclut Michael Sfez, ajoutant : «entre les stratégies high dividend et infrastructures cotées, le recouvrement des portefeuilles est marginal, Il porte sur une valeur ; au maximum, il a atteint les trois titres !»
Financière de l’Echiquier, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion, a franchi en hausse le seuil de 5 % des droits de vote et détient 7,56 % du capital et 5,22 % des droits de vote de la société Pierre et Vacances (17/11/11).