« Les marchés européens ont un potentiel de rattrapage par rapport aux marchés américains »

Philippe Uzan, directeur des gestions d’Edmond de Rothschild Asset Management
Bruno de Roulhac

L’Agefi : Vos prévisions avaient évolué début septembre. Comptez-vous les réviser à nouveau ?

Philippe Uzan: A ce moment-là, nous avions fortement dégradé nos prévisions en particulier sur la zone euro compte tenu d’un risque accru de récession qui s’est confirmé. La crise des dettes souveraines de la zone euro est entrée dans une phase décisive et elle ne pourra pas durer six mois supplémentaires. L’évolution future des marchés actions dépend d’une part d’un retour au calme sur les marchés d’obligations gouvernementales qui ne peut venir que des institutions européennes et dont l’influence est cruciale sur les niveaux de valorisation, d’autre part des perspectives de profits pour lesquelles le consensus des analystes reste trop élevé. Une nouvelle révision de nos prévisions à la baisse mais de moindre ampleur est donc probable.

Quelles sont vos préférences géographiques ?

Notre préférence depuis quelques mois va aux émergents - et en particulier à la zone asiatique -, qui disposent des conditions et des marges de manœuvre pour une politique monétaire et budgétaire contra-cyclique. Ces marchés ont fortement reculé en 2011 malgré une croissance robuste des bénéfices et la qualité des fondamentaux macroéconomiques justifie selon nous de meilleurs niveaux de valorisation. Au sein des pays dits développés, les marchés européens disposent dans les prochains mois d’un potentiel de rattrapage par rapport aux marchés américains en cas d’éclaircie dans la crise de la dette. Le Japon est un des rares pays où la croissance accélérera en 2012 et ses entreprises sont peu exposées à la conjoncture européenne.

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