« Une nouvelle baisse de taux de la BCE n’aurait pas d’impact fort sur les marchés »
Sabine de Lépinay, responsable de la gestion monétaire chez Robeco Gestions
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi: Une nouvelle baisse de taux de la BCE, à 1 %, pourra-t-elle avoir un réel impact sur les marchés ?
Sabine de Lépinay: En Europe, le risque de récession et les difficultés du système financier ont conduit la BCE à changer de ton. Mario Draghi considère comme acquise une baisse de l’inflation en 2012 et semble donc se focaliser sur le fonctionnement du système bancaire et la croissance. Une nouvelle baisse du taux directeur permettrait aux banques européennes de se financer à moindre coût. Mais on constate cependant que la dernière réduction de 25 points de base a eu peu d’effet sur le taux Euribor 3 mois qui n’a baissé que de 10 points de base. Le manque de confiance sur le marché interbancaire ne semble donc pas se résorber, montrant que la crise dépasse le problème de liquidité. Même si une prochaine baisse pourrait montrer la volonté de la banque centrale à vouloir soutenir les banques et la croissance, cela ne mettrait pas fin à l’instabilité financière que nous constatons depuis plusieurs mois et n’aurait donc pas d’impact fort les marchés.
Le retour de la question de la dette américaine peut-il peser sur les rendements des Treasuries ?
Il semble difficile dans l’environnement actuel d’imaginer une hausse des taux américains. Et ce, pour plusieurs raisons : depuis la crise de cet été, le taux à 10 ans est passé de 3% à 2% environ, de plus les investisseurs américains favorisent actuellement leurs propres obligations, et enfin, la Fed restera un fort soutien via son quantitative easing. Tant que les marchés restent focalisés sur la crise européenne, les questions autour de la dette américaine ne devraient pas trop peser sur les Treasuries.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit