« Les actions des pays émergents continuent d’avoir notre préférence »

Marc Olivier, DG France de Nordea Investment Funds
Bruno de Roulhac

L’Agefi: La crise des dettes en Europe vous conduit-elle à adopter un portefeuille plus prudent ?

Marc Olivier: La situation macroéconomique s’est détériorée. Les investisseurs connaissent un nouveau regain de stress à cause d’une crise de la dette souveraine qui n’en finit pas, et qui touche désormais les pays réputés «sûrs» comme la France. D’autre part, les anticipations des analystes convergent vers des perspectives de croissance atone, voire de récession en 2012. Ce constat nous amène à conserver une approche d’investissement prudente et équilibrée, avec une exposition aux actions qui avoisine les 50%. L’échelle de risque ayant fortement évolué ces derniers mois, nous considérons que le crédit Corporate présente un profil de rendement/risque plus attractif que les emprunts d’Etat. Nous maintenons donc notre position sur les obligations d’entreprises en catégorie spéculative, qui permettent aux investisseurs de bénéficier des fondamentaux relativement solides des entreprises, tout en délivrant un rendement proche de 9,5%.

Au sein des actions, quels actifs privilégiez-vous ?

Les actions des pays émergents continuent d’avoir notre préférence. Alors que les économies occidentales sont confrontées au défi majeur du désendettement, les marchés émergents conservent leur statut de locomotive pour la croissance mondiale. Même si les Bric n’ont pas été épargnés ces derniers mois par la crainte d’un ralentissement économique mondial, leurs taux de croissance resteront très enviables. L’une des thématiques préférées de nos gérants est celle de la consommation dans les pays émergents.

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