Le taux d’inflation annuel en zone euro a progressé de 0,1 point par rapport à janvier. Hors alimentation et énergie, il ressort à 2,4 %. En glissement mensuel, il est conforme au consensus de 0,3 %.
L’enquête mensuelle AFTE-Rexecode montre qu’en mars le sentiment des trésoriers sur la recherche de financements s’est de nouveau dégradé passant à -8,8 % (après -0,7 % en février). Le solde d’opinions sur le niveau des marges de crédit a quant à lui augmenté de 27,4 % à 28,2 %. Ce durcissement ne pèse toutefois pas encore trop sur la position de trésorerie des entreprises. Le solde d’opinions sur la trésorerie globale est même redevenu positif (+2,3 %) en mars. Toutefois, le rapport précise que ce solde «reste encore bas par rapport à la moyenne des trois dernières années».
Après avoir publié de bons résultats 2007 tirés par les magasins de proximité en France et par l’international, le groupe de distribution, qui reste optimiste pour cette année, a dénoncé la fiabilité insuffisante des enquêtes réalisées sur le prix des produits alimentaires.
Alors que le conflit avec le syndicat IG Metall sur la prise de contrôle par Porsche s’envenime, le constructeur annonce le lancement de 20 nouveaux modèles d’ici 2010
Depuis le début de l’année, les fees perçus par les banques sur les fusions-acquisitions ont chuté de 25 % en Europe et même de 44 % aux Etats-Unis. La conséquence directe de la baisse des volume même si des effets de comptabilisation peuvent également être mis en cause.
Le groupe automobile indien a demandé à State Bank of India de gérer le financement de 3 milliards de dollars nécessaire au rachat de Jaguar et Land Rover, rapporte le journal. La banque indienne va s’occuper de cela en s’appuyant sur un groupement de banques comprenant Citigroup, Standard Chartred, BNP Paribas et JP Morgan. Tata Motors aimerait que le financement soit ficelé d’ici le 10 avril.
Borse Dubai pourrait bien consacrer 1,2 milliard de dollars à compter du mois de mai à investir au sein de titres cotés à la Bourse de Taiwan. Tout spécialement des titres à haut rendement. La Bourse de Taiwan entend en parallèle céder le quart de son propre capital à des investisseurs internationaux.
American International Group a demandé aux régulateurs financiers s’ils pouvaient modifier certaines règles comptables afin d’enregistrer les actifs en valeur de marché, croit savoir le quotidien, qui cite le PDG du groupe Martin Sullivan. Cela permettrait de surestimer certaines pertes et obligerait les sociétés à rechercher de nouveaux capitaux.
Le groupe américain a confirmé une information selon laquelle il souhaitait transférer son quartier général européen de Londres vers la Suisse. Le quotidien britannique insiste cependant sur la cause, non commentée par Yahoo, de cette initiative, baptisée « Projet Yodel ». Elle serait en l’occurrence fiscale. Le mouvement concernerait l’implantation de 5 % des salariés du Vieux continent sur les bords du Lac Léman.
La défaillance de Carlyle pourrait signifier un effondrement des fonds d’arbitrage rapporte le journal. Le Times pense que de nombreux petits fonds de couverture, gérant entre 10 et 200 millions de dollars d’actifs, vont devoir faire face à une réduction des placements qui sont faits chez eux. Le journal qui cite un gérant anonyme évoque ainsi le retrait des brokers qui fournissait jusque-là des liquidités à ces fonds et/ou qui préfèrent améliorer leurs marges. Mais cela ne concerne pas seulement les petits fonds, même si ce sont les plus affectés, ceux gérant près de 2 milliards de dollars devraient également connaître des difficultés indique le Times.
Dans un entretien, Christian Duvillet, le directeur général de LCL, filiale du Crédit Agricole, estime que l’année 2008 sera meilleure que 2007. « Nous espérons rester sur le rythme engagé en 2006 d’une amélioration trimestre après trimestre de la croissance du PNB », avance le dirigeant. Il précise que « c’est frappant sur le 4e trimestre 2007, où celle-ci a été de 4,1% », à la faveur des « réorientations du réseau commercial ».
Tony Hayward, le directeur général du groupe pétrolier britannique, a indiqué à l’occasion d’une réunion de cadres de BP, que le groupe devait se « réinventer ». C’est ce qu’indiquele journal citant un compte-rendu paru sur l’intranet de BP et dont il a pris connaissance. Le dirigeant a « mis en garde » contre les conséquences, sans visiblement les préciser, à subir si BP n’améliorait pas ses performances.
Le secrétaire américain au Trésor a présenté à Washington une série d’initiatives destinées à tirer les leçons de la crise des financements immobiliers subprime
Du côté des dérivés de crédit, le Crossover (signatures à haut rendement) gagnait 28 pb à 625 pb, s’approchant de nouveau de son record historique de 635 pb atteint lundi, à la veille de l’intervention de la Fed. Quant à l’iTraxx Non-Financial (entreprises non financières), il battait bat son record en gagnant 14 pb à 123 pb.
La déconfiture de Carlyle Capital a toutes les chances de compter parmi les dates clés de la crise financière, tant elle illustre les excès commis au plus fort des années folles du crédit et les responsabilités que les divers acteurs y ont prises. Responsabilité de Carlyle Group d’abord, qui après avoir fait appel au marché au plus haut, en juillet 2007, alors que le tonnerre grondait déjà sur les marchés de crédit, a géré sous son propre nom un fonds hypothécaire « léveragé » dans des proportions démesurées (dans le rapport d’un dollar d’apport pour 32 dollars de dettes) pour le laisser faire faillite quelques mois plus tard en mettant en avant qu’il n’en est pas actionnaire direct. A charge bien entendu pour les investisseurs qui lui ont fait confiance de prendre leurs pertes et pour lui-même d’affronter son risque de réputation. Responsabilité des banques d’investissement ensuite, aussi promptes un jour à accorder au fonds ce levier absurde qu’à réclamer le lendemain des appels de marge multipliés. Responsabilité enfin des autorités boursières néerlandaises, qui pour avoir voulu attirer à la cote les fonds en vogue, doivent aujourd’hui se demander en quoi elles ont servi l’intérêt des investisseurs et ce que sera leur attitude en cas de liquidation, désormais quasi certaine, du fonds. Question d’autant plus d’actualité qu’un autre fonds au moins, dans l’orbite de KKR celui-là, bataille lui aussi pour sa survie avec ses créanciers.