Les chefs d’Etat européens aux banques : il faut déclarer vos pertes
Sans un éclairage plus précis sur l’exposition des établissements financiers, des mesures de régulation et de surveillance ne sont pas à exclure
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Galvanisés par le projet d’Union pour la Méditerranée, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept réunis depuis hier à Bruxelles auront attendu ce matin pour débattre des turbulences financières de ces derniers mois. Alors que le président de l’Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker doit aujourd’hui leur faire rapport sur la situation et la stratégie européennes, les projets de conclusions de ce sommet qui circulent depuis quelques jours à Bruxelles font état d’un avertissement lancé aux banques. « Il est de la plus haute importance de faire rapidement toute la lumière sur l’exposition aux actifs en difficulté et aux véhicules hors bilan et/ou sur les pertes subies par les banques ou d’autres établissements financiers », peut-on y lire.
Hier soir, à l’issue du dîner avec ses collègues, le président de la République a souligné son « accord » à ce sujet avec le Premier Ministre Gordon Brown avec lequel il s’était entretenu dans l’après-midi « en bilatéral ». Nicolas Sarkozy n’a pas précisé sur quoi portait cet accord, sinon que « le monde avait besoin de règles et de transparence ».
Le ton neutre des chefs d’Etat tranche avec un sentiment d’exaspération diffus perceptible depuis peu à la Commission européenne. « Nous avons là les gens les mieux formés et payés qui soient. Et on en est encore, sept mois après le déclenchement de la crise, à se demander où sont les pertes et à combien elles s’élèvent. On parle de 500 à 600 milliards de dollars. Mais, au fond, qui sait ? Cela fait partie du problème », s’énervait la semaine dernière un haut fonctionnaire.
Dans les conclusions qu’ils adopteront aujourd’hui, les Vingt-Sept devraient conforter les ministres des finances dans la stratégie adoptée en octobre 2007 : « La responsabilité [de la réponse à apporter aux turbulences] incombe au premier chef au secteur privé », même s’il ne faut pas exclure des « mesures de régulation et de surveillance en cas de nécessité ». Cette « nécessité » semble d’ores et déjà manifeste en matière de supervision. Les Vingt-Sept devraient s’entendre ce jour sur l’idée, défendue par Paris et la Commission européenne, d’une clause de convergence européenne dans le mandat des autorités nationales. Les ministres des finances consacreront en partie leur conseil informel d’avril à préciser le renforcement de la coordination entre autorités nationales, y compris en cas de défaillance ayant des conséquences transfrontalières.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides