Perceva Capital rejoint les spécialistes de la restructuration
Alors que le marché des créances douteuses ne s’est pas développé autant qu’espéré, cette nouvelle structure interviendra en capital
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Landrot
La famille s’agrandit. Une nouvelle société de gestion spécialisée dans la restructuration d’entreprises vient de se créer en France. Son nom : Perceva Capital. Sa stratégie : investir dans des sociétés en difficulté, le plus en amont possible du dépôt de bilan. Elle réunit quatre associés assez complémentaires : Jean-Louis Grevet et Franck Kelif, qui viennent de quitter le spécialiste du retournement Butler Capital Partners, Xavier Lépine, professionnel de la structuration de dette (notamment la mezzanine et le high yield) aux Etats-Unis et à Londres, et Emmanuel Gaveau, ancien auditeur, puis directeur financier d’une société en restructuration.
Depuis dix-huit mois, de nombreuses entités s’étaient créées autour de la thématique très générale de la restructuration, notamment le rachat de dette, imaginant que le marché des créances douteuses allait exploser. Mais le marché français n’est culturellement et juridiquement pas favorable aux créanciers. «En revanche, la France est le marché le plus pertinent en Europe pour qui veut investir en capital dans des sociétés en situation financière compliquée», souligne Jean-Louis Grevet.
Perceva Capital gère 200 millions d’euros, dont une cinquantaine en dette. «Une telle structure nous permettra de répondre à des besoins de financement temporaires, au cas où les banques rechigneraient, et de racheter certaines créances dans le cas d’une restructuration globale», précise Jean-Louis Grevet. Chose rare, l’intégralité de la dotation provient d’un seul investisseur, un fonds de fonds – la banque japonaise Nomura, peu connue en France mais numéro un de la gestion d’actifs en Asie. Ce fonds de fonds, baptisé NFF, regroupe des investisseurs institutionnels asiatiques et du Moyen-Orient. Ceci en attendant l’agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’un FCPR, qui portera probablement le nom de France situation spéciale I. Le portefeuille sera alors transféré au FCPR moyennant les frais de portage. Nomura s’est engagé à céder des parts si d’autres institutionnels manifestaient le souhait de rejoindre le fonds.
Loin des géants américains Oak Tree et Sun Capital, Perceva se concentrera sur des sociétés réalisant de 30 à 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour investir des tickets de 5 à 30 millions d’euros. Les associés visent une à deux opérations par an. Les LBO en difficulté représentent une part importante du potentiel identifié.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit