Les sociétés de gestion forment un groupe de réflexion dédié au reporting financier
Les responsables de reporting chez les gestionnaires présents en France pourront échanger dans le club Ampere pour établir des normes communes
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Annelot Huijgen
Aucun lien avec le célèbre physicien, le club Ampere (Asset Management, Performance et Reporting) est un groupe de réflexion, où les responsables de reporting des gestionnaires d’actifs pourront échanger. Ces personnes chargées de rendre compte aux investisseurs de la gestion des portefeuilles «éprouvent le besoin d’avoir des repères communs dans un environnement de plus en plus sophistiqué», témoigne Ivan Travais, responsable du reporting chez Crédit Agricole Asset Management et membre du bureau d’Ampere.
Lancé officiellement mi-octobre et reconnu par l’AFG (Association française de la gestion financière) depuis mi-février, le club compte pour l’instant 11 adhérents (Allianz GI France, Aviva Gestion d’Actifs, CAAM, Covea Finance, CPR AM, Edmond de Rothschild AM, Groupama AM, La banque postale AM, Natixis AM, SGAM). Il est ouvert à toute société de gestion française ou étrangère, «dotée d’une structure de production en interne», qui peut compter de 3 à 50 personnes.
Le club ne veut en aucun cas se «substituer à des groupes existants, qui mènent desréflexions comparables, tels AF2I (Association Française des Investisseurs Institutionnels) ou Diams (Distribution and Integration fot Asset Management Systems)», explique François Pradel, chargé du projet au sein du cabinet de conseil Solving. Un atelier est d’ores et déjà prévu sur l’attribution des risques [écart de performance entre le portefeuille et un benchmark, ce qui permet d’évaluer les performances du gérant, ndlr.] pour laquelle le club espère établir une méthodologie d’ici septembre prochain.
D’autres groupes de travail se pencheront sur l’investissement socialement responsable (ISR), avec ses processus de filtrage, de notation et de mesure de performance spécifiques. «Nous avons déjà commencé à rédiger un recueil de bonnes pratiques pour les fournisseurs d’indices», indique Elena Petit, responsable du reporting chez Allianz Global Investors France. Les adhérents prévoient également de formuler des réactions communes à Bâle II et la directive sur les Marchés d’Instruments Financiers (MIF). Quant au sujet de la liquidité, un problème auquel les gestionnaires d’actifs sont confrontés depuis l’été dernier, il devrait être abordé ultérieurement. Par ailleurs, les adhérents espèrent que ces discussions susciteront l’intérêt pour le reporting, une «filière peu connue et peu valorisée».
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