Mandarine Gestion vient de promouvoir Théo Colombani au poste de cogérant de trois fonds actions. Il va travailler avec Adrien Dumas, le directeur de la gestion, et Marcelo Preto sur le fonds Mandarine Global Sport, et avec Augustin Lecoq et Aurelia Caruso pour les fonds Mandarine Europe Microcap et Mandarine Global Microcap. Théo Colombani travaille chez Mandarine depuis la fin de ses études en 2020 comme analyste actions pour les fonds thématiques et microcaps. Il y avait déjà effectué un stage de césure comme assistant commercial en 2019. Mandarine Gestion vient d’entrer en discussions exclusives en vue d'être cédée par son fondateur Marc Renaud au groupe LFPI.
Malgré son arrivée tardive sur le marché des ETF, Morgan Stanley a des projets ambitieux dans ce domaine, écrit le Financial Times. Six ETF ont été lancés aux Etats-Unis en début de mois et d’autres sont dans les tuyaux et portent la marque Calvert. L’Europe est aussi dans le radar de la société, même si les premiers lancements n’auront probablement pas lieu avant 2024. «Notre plateforme sera multi-classes d’actifs, multi-marques et multi-juridictions», lance Anthony Rochte, responsable mondial des ETF de Morgan Stanley Investment Management. Morgan Stanley, avec 1.300 milliards de dollars d’encours, était le plus gros gestionnaire à ne pas avoir d’ETF. Pourtant, la société a été l’un des précurseurs dans ce domaine avec Barclays Global Investors, dès 1996. Mais en 2000, elle a revendu l’activité à BGI, qui l’a dénommée iShares… Par la suite, iShares a été racheté par BlackRock et est devenu le plus gros acteurs des ETF dans le monde.
Axa Investment Managers a été parmi les rares sociétés de gestion à sortir quasiment indemne de l’année 2022. La filiale de gestion du groupe Axa a en effet enregistré une collecte nette positive de 17 milliards d’euros sur l’année, dans le vert chaque trimestre. «Notre modèle opérationnel a prouvé sa pertinence et sa force», se réjouit Marco Morelli, executive chairman d’Axa IM. Les actifs sous gestion sont en recul de 7% par rapport à fin 2021 et s'élèvent à 824 milliards d’euros, reflétant un effet de marché négatif «important».
Peu de points communs, a priori, entre une Bourse et une plateforme de distribution de fonds. Et pourtant, Euronext a confirmé mercredi avoir engagé les discussions avec Hellman & Friedman et BNP Paribas pour acquérir la société Allfunds. La société de private equity et la banque françaiseen détiennent respectivement 34% et 12% du capital. L’opération, si elle se réalise, serait la plus importante acquisition de l’histoire de l’opérateur de marché paneuropéen. L’offre indicative présentée par Euronext valorise Allfunds à 5,5 milliards d‘euros. Un montant supérieur aux 4,4 milliards d’euros débourséspour racheter Borsa Italiana en 2020. Ces deux opérations apparaissent par ailleurs très différentes. Si les synergies entre les activités d’Euronext et la Bourse italienne sautaient aux yeux, c’est beaucoup moins le cas avec Allfunds. La société, leader mondial dans son domaine, est à la fois une infrastructure de marché de distribution de fonds et une plate-forme de services pour des clients distributeurs (réseaux bancaires, banques privées...) de plus en plus friands d’architecture ouverte. Elle offre un point d’entrée unique aux asset managers qui veulent toucher une multitude de distributeurs sans avoir à signer des contrats bilatéraux. Elle permet de tenir à jour les bases documentaires des fonds ou gérer les rétrocessions versées. Allfunds fait enfin office de centrale d’achat pour ses clients, leur permettant d’obtenir des prix de gros. Peu de choses en commun donc avec les métiers d’Euronext, que ce soit sur les actions ou le post-marché. «Il est difficile d’identifier des synergies dans cette transaction», commentent les analystes de Citi dans une note relayée par Bloomberg. Croissance et diversification L’absence de synergie évidente ne signifie cependant pas que cette transaction soit dénuée de sens. Conseillé selon les informations de L’Agefi par Rothschild & Co, Euronext poursuivrait ainsi la diversification de ses revenus pour être moins dépendant des volumes de trading des titres cotés. Il se porterait acquéreur d’un groupe avec de fortes perspectives de croissance, supérieures à celle des métiers historiques de la Bourse, et d’une grande efficacité opérationnelle. «Allfunds est une des plateformes les plus adaptées à la hausse des marchés. Nous estimons que chaque hausse du marché de 1% devrait entraîner une hausse directe de ses bénéfices de 1%», expliquent les analystes de Barclays dans une note publiée début février. Si les métiers sont différents, les deux sociétés ont beaucoup de clients en commun, comme les gérants d’actifs. Euronext n’est d’ailleurs pas la seule société de Bourse à vouloir se développer sur ce segment. Deutsche Börse a pris en 2021 le contrôle complet de Clearstream Fund Centre, une plateforme de service aux fonds d’investissement auparavant logées chez UBS. Euronext et Allfunds peuvent aussi profiter de leur complémentarité géographique. Allfunds reste peu présente en France, même si la société y dispose d’un bureau, et aux Pays-Bas, les deux marchés historiques d’Euronext. Du côté des clients, cette opération ne semble pas poser de problème particulier. «Le changement d’actionnaire d’Allfunds serait transparent pour nous», confirme le patron d’une banque privée cliente de la plate-forme. Opportunisme Ce projet d’acquisition témoigne aussi de l’opportunisme financier d’Euronext. Avant cette annonce, le titre Allfunds accusait une baisse de presque 60% par rapport à son plus haut atteint il y a un peu plus d’un an, à l’automne 2021. Si l’offre a fait bondir le titre de plus de 17% mercredi, à 8,60 euros, ce niveau reste bien en dessous du potentiel que lui promettent certains analystes. Barclays a, par exemple, fixé son cours cible sur la valeur à 12 euros. Enfin, Euronext a démontré sa faculté à bien intégrer les sociétés qu’il a rachetées ces dernières années. Lors de la publication de ses résultats pour 2022, l’opérateur a ainsi relevé de 100 à 115 millions d’euros ses objectifs de synergies avec Borsa Italiana. Dans le cas d’Allfunds, il s’agira plutôt de trouver les solutions pour développer son empreinte internationale. La tâche ne sera pas simple.
Natixis Investment Managers Solutions a renforcé son partenariat avec le fournisseur d’indices Solactive, afin de proposer davantage de stratégies aux clients de son activité direct indexing. Le direct indexing consiste à proposer aux investisseurs un compte géré séparé composé d’actions d’un indice dans les mêmes proportions que l’indice. Chez Natixis IM Solutions, cette activité représente aujourd’hui 8 milliards de dollars d’encours contre 4 millions seulement en 2002. Elle connaît surtout du succès aux Etats-Unis. Natixis IM Solutions utilisera 31 des indices de Solactive. Parmi eux, onze appartiennent à la gamme Solactive Global Benchmark Series, qui comprend des indices actions sur tous les marchés mondiaux. Seize d’entre eux font partie de la Solactive Factor Series, exposée à des facteurs de risque.
Le Fondo Strategico Italiano (FSI) détenait 9 % d’Anima Holding le 17 février, selon des documents réglementaires publiés mardi et cités par Reuters. La semaine dernière, on apprenait que l’investisseur détenait déjà 7 % du capital de la société de gestion italienne. FSI a mandaté Mediobanca pour acquérir des actions d’Anima par le biais d’une procédure de constitution d’un livre d’ordres accélérée et inversée, avec pour objectif de détenir entre 7 et 9 % du plus grand gestionnaire d’actifs indépendant d’Italie, qui gère quelque 180 milliards d’euros (192 milliards de dollars) d’actifs. FSI n’a pas fait part des raisons de la constitution de cette participation dans Anima.
La Securities and Exchange Board of India (SEBI), le régulateur indien, vient de lancer un pavé dans la mare. Dans le cadre d’une consultation publique sur les notations et l’investissement ESG, le Sebi a déclaré souhaiter que les agences de notations ESG prennent en compte le «contexte indien» dans la fabrication des paramètres à suivre. «Les marchés émergents font face à des enjeux environnementaux et sociaux différents [des pays développés] et il est critique que les agences de notation ESG les prennent en compte lorsqu’elles évaluent les risques, opportunités et impacts ESG d’une entreprise», peut-on lire dans le document. La SEBI assure néanmoins qu’elle ne tente pas de normaliser ou de prescrire une méthodologie uniforme pour les notations ESG. Par exemple, le gendarme financier indien estime que la parité homme-femme dans des conseils d’administration est un sujet qui concerne les entreprises des pays développés mais moins celles d’Inde. Car, selon lui, l’enjeu de l’égalité homme-femme se situe dès l’accès à l’emploi pour les femmes. Sur le volet environnemental, la Sebi suggère notamment de prendre en compte les questions d’épuration des eaux et si les entreprises se situent près de sites écologiques protégés. Au total, le régulateur a fourni une liste de 15 paramètres ESG où l’intégration du contexte indien sera importante. La Sebi propose un système de classification de fonds ESG Dans le même document, le régulateur indien a présenté un système de classification des fonds d’investissement ESG. Ceux-ci pourraient bientôt devoir s’autoclassifier dans l’une des cinq approches suivantes: exclusion, intégration, Best-in-class, impact investing et objectifs de durabilité. Pour être éligible, un fonds devra avoir investi au moins 80% de ses encours en actions et/ou obligations en respectant l’approche choisie. Et la part d’investissement restante ne devra pas être frontalement opposée à cette approche. La consultation publique est ouverte jusqu’au 6 mars 2023.
Gescooperativo, filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Caja Rural, a fait le point sur ses ambitions en dévoilant sa nouvelle identité visuelle, ce mercredi. Dans un communiqué, le gestionnaire hispanique indique se fixer l’objectif d’atteindre 10 milliards d’euros d’encours sous gestion. Il en gérait 7,3 milliards d’euros à fin janvier 2023. Selon les données d’Inverco, il s’agit du neuvième gestionnaire espagnol en termes d’encours sous gestion. Gescooperativo compte sur sa croissance organique. La société envisage de distribuer ses fonds auprès des banques privées et de renforcer sa gamme de fonds durables au cours des prochaines années.
Le lancement fut fastidieux. Mais Colibri AM espère bien enfin profiter de ses efforts entrepreneuriaux et de son approche de la finance durable. Créée en 2020, la société de gestion compte sur les changements réglementaires et de mentalité par rapport à la finance verte, pour percer.
HANetf, plate-forme d’ETF en marque blanche, vient de recruter Joshua Palmer en tant que responsable du développement. L’intéressé vient d’Epic Investment Parnters, où il était membre de l’équipe en charge du développement.
Le régulateur américain des marchés financiersSecurities and Exchange Commission (SEC) a infligé, ce mardi, une amende d’un million de dollars à l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours ainsi qu’une amende de quatre millions de dollars à l’encontre d’Ensign Peak Advisers qui gérait les investissements de l’organisation. La SEC a découvert qu’entre 1997 et 2019, Ensign Peak Advisers n’avait pas rempli les formulaires 13F, que doivent remplir tous les gérants d’actifs afin de dévoiler leurs positions sur les marchés actions en portefeuille. Le gestionnaire a, à la place, établi 13 sociétés écrans et rempli les dits formulaires avec les noms de ces sociétés écrans. Cela lui a permis de dissimuler le portefeuille de l’Eglise mormone et son rôle de supervision sur les décisions d’investissement de l’Eglise mormone. En réalité, Ensign Peak Advisers avait la main sur toutes les décisions d’investissement via ces sociétés écrans dont les gérants étaient, pour la plupart, des personnes employées par l’Eglise mormone. Selon un communiqué de la SEC, l’Eglise mormone était inquiète que la transparisation de son portefeuille, dont les encours atteignaient 32 milliards de dollars en 2018, engendre des conséquences négatives.
EFG vient d’annoncer la réorganisation de ses équipes de direction en Europe et en Asie. Harald Reczek, directeur des solutions d’investissement et membre du comité exécutif d’EFG International, est parti depuis le 1er février 2023. Moz Afzal et Oliver Heinzelmann, actuellement directeurs des investissements, vont le remplacer par intérim en tant que codirecteurs de cette division. Ils seront rattachés à Giorgio Pradelli, directeur général. Moz Afzal est également directeur général d’EFG AM tandis que Oliver Heinzelmann occupe le poste de directeur de la stratégie et le développement commercial d’EFG AM. Ils vont garder leurs postes actuels au-delà de leur nouvelle responsabilité. En Asie, Boris Collardi, membre de conseil des directeurs d’EFG International, deviendra le président du comité de conseil pour l’Asie Pacifique à partir du 1er mars. Il sera chargé du développement de la stratégie dans cette région. Il succédera Amy Yip, qui préside le comité depuis 2019. Elle continuera d’être membre de ce comité ainsi qu’au sein du conseil de directeurs d’EFG International. EFG a également annoncé la nomination de David Louie en tant que directeur général de l’activité hongkongaise à partir d’avril prochain, à la suite d’approbation réglementaire. Il sera également membre du comité de l’activité asiatique, présidé par Albert Chiu, président exécutif pour l’Asie Pacifique. Il succèdera Kees Stoute, qui a été promu au poste de directeur des opérations au sein de la banque privée en Asie Pacifique à Hong Kong. David Louie arrive de Credit Suisse, où il travaillait depuis 11 ans comme Market Group Head Chine. Il a également été membre du comité de management pour l’Asie-Pacifique ainsi qu’executif officer pour le bureau hongkongais. Auparavant, il a été conseiller client chez Safra Sarasin. Il a également occupé des postes seniors chez Clariden Leu Asset Management et Deutsche Bank à Hong Kong.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer le lancement d’un fonds infrastructure pour les investisseurs hongkongais, dénommé FTGF ClearBridge Global Infrastructure Income Fund. Il s’agit d’un sous-fonds de la gamme Franklin Templeton Global Funds Plc, une société d’investissement à capital variable constituée en Irlande. Il sera géré par l’équipe australienne de ClearBridge Investments, l’un des gérants spécialistes de Franklin Templeton. Cette équipe comprend Nick Langley, Shane Hurst, Charles Hamieh et Daniel Chu. Ce véhicule investira près de 80% de sa valeur liquidative dans des actions des sociétés d’infrastructure cotées ou négociées sur les marchés réglementés. Ce fonds investira dans des services publics, tours de communication, pipelines, infrastructures de transport et énergies renouvelables. Franklin Templeton gérait près de 1.400 milliards de dollars d’encours au 31 janvier 2023.
Les démêlés de Cinven avec l’assureur-vie italien Eurovita jettent le doute sur les méthodes des fonds dans le secteur alors que se profile l’une des plus grosses enchères en Europe, la cession par Generali d’un portefeuille de plus de 20 milliards d’euros, écrit «Les Echos». Les souscripteurs d’Eurovita ne peuvent en effet plus retirer leur épargne. Si Cinven a finalement accepté, mercredi, d’injecter 100 millions d’euros dans la compagnie, cela ne correspond qu'à la moitié des exigences du superviseur, l’Ivass. Le fonds de capital investissement avait en outre ponctionné un dividende de 100 millions en 2018, réduisant d’autant le capital d’Eurovita, affaibli aussi par une dette LBO de 300 millions. En Europe, Generali et Axa ont pu céder de gros portefeuilles à des sociétés affiliées en Allemagne à Cinven et Apollo. En France, le régulateur s’est «distingué par sa prudence», indique le quotidien
A portée de main, un accord sur la révision du protocole nord-irlandais entre Londres et Bruxelles consacrerait le réchauffement des relations constaté depuis l’arrivée aux affaires de Rishi Sunak en octobre 2022.
Le gendarme financier espagnol, Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV), a approuvé, ce mercredi, un code de bonnes pratiques des investisseurs. Celui-ci vise à développer l’implication des actionnaires dans les sociétés dans lesquelles ils investissent. Les gestionnaires d’actifs, investisseurs institutionnels et agences de conseil (proxy advisers) établis en et hors d’Espagne peuvent y adhérer sur la base du volontariat. Une période transitoire de trois ans est accordée pour les entités concernées qui souhaitent adhérer aux principes du code. Le code s’appuie sur sept principes: avoir une stratégie à long terme prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance et les risques qui y sont associés dans les stratégies, politiques et décisions d’investissement; acquérir des connaissances suffisantes sur les activités des entreprises investies; élaborer et publier une politique d’implication axée sur la contribution à la stratégie commerciale des entreprises investies; exercer activement ses droits de vote lors des assemblées générales d’entreprises; publier un rapport annuel sur la façon dont ont été appliquées les politiques d’implication et de vote; privilégier les intérêts des clients et bénéficiaires à travers une politique de gestion des conflits d’intérêts; revoir périodiquement et mettre à jour si besoin les pratiques et structures de gouvernance interne, notamment la politique de rémunération, pour être en conformité avec le code de bonnes pratiques. La CNMV tiendra à jour la liste des entités adhérentes sur son site internet. Elle inclura des liens renvoyant vers les sites des sociétés concernées sur lesquels seront publiés leurs politiques d’engagement et de vote entre autres informations.
Le gestionnaire d’actifs Sienna Investment Managers a annoncé, ce mercredi, le référencement de ses fonds Sienna Monétaire ISR et Sienna Court Terme ISR gérés par Sienna Gestion sur la plateforme Iznes.A travers cette opération, Sienna IM entendaccélérer sa distribution digitale auprès de certains segments de clients. Sur Iznes, lesinvestisseurs institutionnels peuvent souscrire ou racheter des parts de fonds directement au registre du fonds grâce à la technologie de chaîne de blocs (blockchain). « L’accès à Iznes constitue un réel intérêt pour les clients et représente un parcours différenciant pour accéder aux fonds de Sienna Gestion sur les produits bas de courbe et de placement de trésorerie. Cette innovation permet à nos investisseurs de souscrire de manière rapide, sécurisée et facilitée. C’est une première étape qui nous permettra prochainement d’intégrer des produits non cotés, et des produits hybrides mixant des actifs cotés et non cotés », souligne Xavier Collot, président de Sienna Gestion, dans un communiqué.
L’opérateur boursier européen Euronext a annoncé mercredi avoir soumis une offre indicative pour racheter Allfunds Group et être en «discussions actives» avec les principaux actionnaires de la plateforme de distribution de fonds à ce sujet. Dans un communiqué distinct, Allfunds a précisé que cette offre, d’un montant de de 8,75 euros par action, se composait de 5,69 euros en numéraire et de 0,04059 nouvelle action Euronext par titre Allfunds. Cette offre valorise Allfunds à 5,5 milliards d’euros, selon les calculs de l’agence Agefi-Dow Jones. Allfunds a indiqué que Euronext l’avait informé avoir engagé des discussions avec la société d’investissement américaine Hellman & Friedman et la banque française BNP Paribas, qui détiennent conjointement 46,4% du capital social d’Allfunds, afin d’obtenir leur soutien à l’offre. «Le conseil d’administration d’Allfunds Group évalue actuellement le projet d’offre», a souligné Allfunds qui ne participe pas aux discussions en cours. «Il n’existe aucune certitude quant à la réalisation d’une transaction ou aux conditions dans lesquelles une telle transaction pourrait avoir lieu», a précisé la société. Après ces annonces, le titre Allfunds bondit de 17,9% à 8,65 euros à la Bourse d’Amsterdam, faisant ressortir une capitalisation boursière de 5,7 milliards d’euros. De son côté, le titre Euronext chute de 7,2% à 71,34 euros.
La décision est radicale. La banque en ligne Fortuneo a annoncé hier à ses clients qu’elle avait pris «la décision de bloquer le passage d’ordres à l’achat sur les valeurs dont le document d’information clés a encore l’ancien format». Autrement dit, plus aucune nouvelle souscription n’est possible à travers sa plateforme de courtage dans les fonds qui n’auront pas mis à jour le format imposé par le règlement «PRIIPS» depuis le 1er janvier 2023 pour les documents d’informations clés standardisés ( dit DIC PRIIPS). Ce nouveau format remplace celui du DICI OPCVM, en vue de la commercialisation des fonds de placement aux investisseurs particuliers. Fortuneo constate le «retard des sociétés de gestion à nous fournir le nouveau document précontractuel que Fortuneo a l’obligation de vous remettre avant votre investissement», explique la missive. Ce qui a conduit la banque à arrêter la possibilité de souscrire les fonds non mis à jour. La filiale de banque en ligne du Crédit Mutuel Arkéa ne précise pas combien de fonds sont concernés sur sa plateforme. Elle est censée donner accès à tous les fonds d’investissement. Interrogée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations. SI une telle décision était suivie par les autres banques françaises qui sont les principaux distributeurs des fonds en France, les conséquences pourraient être majeures. Les sociétés de gestion sont nombreuses à regretter la mise en place de ce nouveau DIC, qui a modifié l'échelle d’indication de risques dans les fonds et introduit le risque de crédit, y compris pour un fonds qui est investi uniquement en actions. Le texte du mail envoyé aux clients Fortuneo le 21 février 2023
Au lendemain de la publication de la nouvelle promotion du French Tech Next 40/120, France Invest fait le bilan du financement de l’innovation par les fonds français entre 2016 et le premier semestre 2022. Elle formule des propositions afin de ne pas ralentir les efforts dans un contexte devenu plus difficile. Les capitaux levés sur les segments venture et growth ont très fortement augmenté sur la période. Avec 7,3 milliards d’euros levés en 2021, la collecte a été multipliée par 4 par rapport à 2016. Les montants investis ont quintuplé en 5 ans et demi. La croissance a surtout été portée par les fonds growth, dont les levées ont été multipliées par 9 par rapport à 2019, à 3,6 milliards d’euros. France Invest note que le succès de ces levées est lié à l’attractivité nouvelle de ces segments auprès des investisseurs institutionnels et particuliers, français ou étrangers, ainsi qu’à l’initiative Tibi, essentiellement en growth. L’association avertit toutefois que le succès du venture et du growth ces dernières années ne doit pas être freiné par le changement d’environnement économique, notamment la hausse des taux qui entraîne un ajustement des valorisations, et des levées de fonds rendues plus complexes, comme l’illustre la baisse de la collecte constatée au premier semestre 2022 et qui sera sans doute confirmée sur le second semestre. Parmi les propositions de France Invest, le fléchage de l’épargne des Français vers le non-coté doit être renforcé. «C’est la première fois en 40 ans de capital-investissement en France qu’il y a un alignement des planètes entre les investisseurs, les épargnants français et les canaux de distribution avec les gérants qui s’ouvrent aux particuliers, souligne Claire Chabrier, présidente de France Invest. Il faut donc une meilleure offre dans les produits d’épargne, comme la possibilité de mettre davantage de non-coté dans la gestion pilotée.» Le lancement rapide d’un dispositif Tibi 2, un nouveau modèle de corporate venture, une amélioration du régime des aides d’Etat et un fonctionnement plus fluide des régimes d’épargne sont également au menu des propositions de France Invest. «Le contexte est plus compliqué pour tous les acteurs de l’écosystème depuis 2022, mais ce serait le pire moment d’arrêter de le financer maintenant, au risque de prendre des années de retard dans la compétition internationale», insiste Claire Chabrier.
Six mois après son lancement, Opale Capital, plateforme digitale d’investissement dans le non coté destinée aux conseillers financiers, a levé plus de 10 millions d’euros et prévoit de passer la barre des 100 millions d’euros de collecte au cours de l’année 2023. Adossé à Tikehau Capital, Opale Capital s’adresse aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP), banques privées et multi-family offices afin de leur permettre de proposer à leurs clients privés un accès privilégié pour investir dans des fonds traditionnellement réservés aux clients institutionnels. Plusieurs dizaines de cabinets de gestion de patrimoine sont désormais inscrits sur la plateforme. Pour accompagner le développement de l’activité, l’équipe s’est étoffée avec l’arrivée de Agathe Lauwerier, responsable des partenariats, Antoine Moulinié Paccalin, spécialiste des fonds d’investissement et d’Alexis Estrade, responsable de ses applications front-end. Opale Capital commercialise aujourd’hui deux stratégies d’investissement au capital de sociétés dans la technologie et la santé. L’équipe travaille au lancement de cinq autres fonds de capital investissement et de dette privée. A partir du mois de février 2023, de nouvelles stratégies de capital développement, d’opportunités spéciales et d’investissement secondaire seront ouvertes. D’autres classes d’actifs telles que l’infrastructure sont également en cours d’analyse.
Après avoir passé le dernier trimestre 2022 à reclasser leurs fonds SFDR (du nom du règlement européen sur la publication d’informations extra-financières), les sociétés de gestion devront-elles renommer leurs fonds durables ? La question va rapidement se poser puisque le régulateur européen des marchés financiers Esma devrait avoir tranché sur ses futures orientations en matière de dénominations de fonds durables au troisième trimestre 2023.
Seuil psychologique. L’augmentation annoncée dès janvier dernier du taux du Livret A à 3% au 1er février a semble-t-il été reçue cinq sur cinq par les épargnants français. Le mois dernier, ils ont placé la somme impressionnante de 11,22 milliards d’euros, nette des retraits, sur le petit livret rouge et sur son cousin, le Livret développement durable et solidaire (LDDS), avec une collecte respective de 9,27 et 1,95 milliard d’euros sur ces deux supports. Ce montant est le deuxième plus élevé pour un mois de janvier, indique la Caisse des dépôts, et le troisième tous mois confondus. Seuls les mois d’octobre 2012 et janvier 2009 font mieux avec respectivement 21,3 et 18,9 milliards d’euros collectés sur les deux livrets. A l’époque, la collecte avait toutefois bénéficié d’éléments exceptionnels. Janvier 2009 avait été marqué par le début de la généralisation de la distribution du Livret A, jusqu’alors réservéeaux réseaux de la Caisse d’épargne et de la Banque Postale, à l’ensemble des établissements bancaires. Mauvaise nouvelle pour les banques Octobre 2012 avait pour sa part bénéficié d’une augmentation du plafond du Livret A de 25% et d’un doublement du plafond du LDDS. La collecte sur l’ensemble de l’année 2012 avait d’ailleurs atteint le niveau historique de 49,16 milliards d’euros. Après ces 11,22 milliards d’euros supplémentaires, l’encours cumulé des Livret A et LDDS grimpe à 520,9 milliards d’euros. Une dynamique qui ne fait pas les affaires des banques. Elles s’acquittent d’une partie du paiement d’une rémunération en hausse (de 2% à 3%) sur des encours eux aussi en nette progression. L’ampleur des versements réalisés en janvier, qui pourraient en outre se poursuivre en février, n’est pas non plus de bon augure pour les assureurs vie. Malgré des rendements en forte hausse pour de nombreux fonds en euros au titre de 2022, la comparaison avec un Livret A totalement liquide et défiscalisé servant un taux de 3% ne leur est pas favorable. D’autant que le lent ralentissement de l’inflation associé à une hausse du taux €STR, deux indicateurs qui servent de base au calcul du rendement du Livret A, ne présage pas d’une future baisse en août prochain. Bien au contraire.
Le groupe suisse J. Safra Sarasin vient d’ouvrir une filiale à Milan qui sera dirigée par Massimo Sabatini. Ce dernier sera responsable du développement et de la croissance des activités institutionnelles et wholesale du pôle gestion d’actifs de la banque suisse en Italie. Massimo Sabatini a rejoint J. Safra Sarasin en avril 2022 après avoir passé douze ans au sein de GAM Italie, dernièrement en tant que responsable wholesale et institutionnels. Avant cela, il a travaillé chez Julius Baer.
Le fournisseur d’indices MSCI a établi un partenariat avec NatureAlpha, fournisseur de données et d’outils d’analyse sur la biodiversité. Selon les termes de cette collaboration, MSCI distribuera les données et outils d’analyse de NatureAlpha. Les données couvriront l’intégralité des titres de l’indice MSCI ACWI, qui compte 2.852 entreprises de moyenne et large capitalisation répartis dans 23 marchés développés et 24 marchés émergents. Cette intégration des données sur la biodiversité de NatureAlpha vise entre autres à aider les investisseurs à mieux identifier leur exposition aux sociétés à fort impact d’un point de vue du risque naturel et lié à la biodiversité. Ces données peuvent également faciliter la production de rapports réglementaires extra-financiers. En outre, NatureAlpha et MSCI travailleront ensemble sur des projets de recherche et l’élaboration de méthodologies et d’outils. Le développement d’une mesure d’empreinte biodiversité reposant sur des méthodologies d’analyses de cycles de vie est envisagé pour épauler les investisseurs dans la mesure relative ou absolue de l’impact de leurs investissements.
La société de gestion Legal & General Investment Management (LGIM), filiale de l’assureur britannique Legal & General, envisage d’ouvrir un bureau dans la capitale espagnole à Madrid d’ici 2024, rapporte le média Funds People. LGIM couvre jusqu'à présent le marché espagnol depuis l’Italie et le développement de la firme sur ces deux marchés est supervisé par Giancarlo Sandrin.
La société de gestion indépendante GO Capital vient d’annoncer le lancement de GocaA3, un fonds professionnel de capital investissement (FPCI). Ce véhicule investira dans une vingtaine de nouvelles sociétés technologiques dans les territoires du Grand Ouest. Il s’agit du Pays de la Loire, de la Bretagne, de la Normandie et du Centre Val de Loire. Le fonds se concentrera dans les domaines de la santé humaine et des techniques de soin dont les biotechnologies et e-santé, la transition climatique dans les secteurs de l’énergie, de la mobilité et de l’agriculture et l’amélioration de durabilité dans le secteur industriel. Ce véhicule, qui a déjà levé 45 millions d’euros lors de son ouverture, aura un objectif de 60 millions d’euros à terme. Les investisseurs de ce fonds comptent le Fonds National d’Amorçage 2 de Bpifrance ainsi que les Conseils Régionaux des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie, et Rennes Métropole. Le fonds compte également des banques régionales comme la Banque Populaire Grand Ouest, les caisses régionales du Crédit Agricole Atlantique Vendée et Ille et Vilaine, le Crédit Mutuel Arkéa, la Caisse d’Epargne Normandie, et le CIC Ouest. Le véhicule a également attiré des nouveaux partenaires dont le groupe BNP Paribas, la Banque Populaire Val de France, MBA Mutuelle ainsi que la caisse d’Epargne Loire Centre.
Axa Investment Managers (Axa IM) a nommé, ce mardi, quatre membres indépendants au comité consultatif de son Investment Institute. Les nouveaux membres sont Olivier Blanchard, Nigel Topping, Marie-Christine Korniloff et Nicolas Loz de Coëtgourhant. Olivier Blanchard fera des recommandations macro-économiques. L’intéressé est professeur émérite d'économie au Massachusetts Institute of Technology (MIT), ex-conseiller économique et directeur du département de recherche du Fonds monétaire international (FMI). Il est également senior fellow au Peterson Institute for International Economics. Nigel Topping,conseiller politique et ancien champion du climat pour la Cop 26, émettra des recommandations sur le climat.Quant à Marie-Christine Korniloff et Nicolas Loz de Coëtgourhant, respectivement directrice de l’engagement avec les entreprises et responsable des pratiques durables chez World Wildfire Fund (WWF) en France, ils apporteront leurs expertises sur les thèmes de la nature et de la biodiversité. Pour rappel, l’Investment Institute d’Axa IM vise àaider à la prise de décisions de clients et gérants de portefeuille à travers la provision d’informations sur les tendances à court et à long terme affectant les perspectives macroéconomiques et d’investissement mondiales.Les membres indépendants participeront au comité consultatif deux fois par an afin de discuter des principaux thèmes macroéconomiques et de recherche couverts par l’Investment Institute et contribueront aux travaux effectués par Axa IM.
La société d'épargne salariale Epsor a annoncé ce 21 février avoir sélectionné trois nouveaux fonds durables pour son offre. Il s’agit d’Echiquier Climate & Biodiversity Impact Europe, un fonds à impact labellisé ISR de La Financière de l’Echiquier, Choix Responsable Climat d’Ecofi, et Équilibre Écologique de la Banque Hottinguer.
Sebastian Stewart, Partner et directeur des services clients chez Somerset Capital Management, vient d’être nommé comme président de l’Independant Investment Management Initiative (IIMI), le think tank britannique des boutiques de gestion. Il remplacera Nick Mottram de Polar Capital, qui a géré cette initiative pendant un mandat de trois ans. Au sein de ses nouvelles responsabilités, Sebastian Stewart sera chargé d’assurer que l’environnement réglementaire soutient les boutiques et promeut la concurrence. Il sera également responsable de promouvoir les atouts des boutiques de gestion et faciliter les opportunités commerciales pour ses membres ainsi que définir les meilleures pratiques. Sebastian Stewart est membre du conseil d’administration depuis 2019, dont il était président adjoint. Il dirigera un nouveau conseil d’administration comptant une douzaine de membres. L’IIMI représente près de 500 milliards de livres sterling d’encours sous gestion.