Une hausse en trompe-l’œil pour les OPCVM français
En juillet, les fonds ont bénéficié d’une accalmie sur les marchés après un mois de juin difficile. Mais la décollecte s’est poursuivie en obligations et actions
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Xavier DIAZ
C’est une maigre consolation. En juillet, la gestion française a enrayé la chute de son encours sans pouvoir toutefois totalement compenser l’hémorragie de juin, marquée par un recul spectaculaire de 43,5 milliards d’euros de ses actifs sous gestion. Cette fois, les OPCVM de droit français ont enregistré une progression de 10,3 milliards, selon les statistiques d’EuroPerformance - a Six Company. Le secteur, qui exclut les fonds de droit luxembourgeois et les mandats, a bénéficié de la meilleure tenue des actions et des obligations dopées par des statistiques encourageantes aux Etats-Unis. Résultat, l’encours des OPCVM actions progresse de 4% tandis que celui des produits obligataires se stabilise.
Mais cette progression des encours cache une autre réalité: la poursuite de la décollecte pour la gestion française avec encore près d’un milliard d’euros de rachats (après 29 milliards en juin). Des retraits nets touchant la quasi-totalité des classes d’actifs à l’exception notable des fonds monétaires (principaux contributeurs de la débâcle de juin). Ces derniers ont collecté près de 1,5 milliard d’euros. Des souscriptions concentrées sur le premier quartile des fonds les plus performants. CM-CIC AM, BFT Gestion et Groupe La Française font partie des plus gros collecteurs dans cette catégorie.
En revanche, la décollecte sur les produits obligations et actions s’est poursuivie mais à un rythme moindre. Elle a principalement touché les obligations euros (-763 millions) et les actions internationales (-456 millions). A noter la forte collecte des fonds d’obligations haut rendement (+119 millions) et la bonne résistance des actions Europe (-40 millions) qui font l’objet d’un intérêt fort de la part des investisseurs. Au final, l’encours sous gestion atteint 754 milliards, un niveau qui reste encore loin des 771,5 milliards de fin décembre 2012.
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