«Une baisse supplémentaire des taux de la BCE n’aurait que peu d’impact»
- L’Agefi : Que retenez-vous de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE)?
- Olivier Raingeard : La BCE a délivré trois messages. D’une part, elle admet l’existence d’un risque baissier sur son scénario de reprise progressive de l’économie européenne à partir de la seconde partie de l’année. D’autre part, elle se tient prête à agir, tout en admettant qu’elle s’interroge toujours sur les modalités d’une intervention destinée à restaurer le mécanisme de transmission de sa politique monétaire. En d’autres termes, elle suggère qu’une baisse des taux supplémentaire - possible en mai - n’aurait que peu d’impact, raison pour laquelle elle semble rechercher d’autres solutions techniquement et juridiquement valides. Enfin, elle considère que les autorités politiques doivent poursuivre leurs efforts de mises en œuvre de réformes structurelles. Plus particulièrement, la constitution de l’union bancaire, qui nécessitera la mise en place d’un mécanisme de résolution des crises bancaires, est cruciale pour définir ex ante les «règles du jeu» et, ainsi, empêcher une nouvelle «cacophonie chypriote».
- Qu’attendez-vous de la Banque d’Angleterre?
- La Banque d’Angleterre n’a pas modifié sa politique monétaire lors de sa réunion la semaine dernière. Elle a maintenu ses taux inchangés et son programme d’achats d’actifs à 375 milliards de livres. Il faudra vraisemblablement attendre son prochain rapport sur l’inflation en mai pour apprécier la probabilité d’une extension de son programme d’assouplissement quantitatif.
{"title":"","image":"79574»,"legend":"panel taux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les entreprises s'organisent pour passer de l’expérimentation de l’IA à l’industrialisation
Evaluer la maturité de l’entreprise, construire une gouvernance IA solide, s’appuyer sur un conseil d’administration éclairé constituent des gages de la réussite. -
La BCE devrait encore donner sa chance à une désescalade
Après leurs discours très restrictifs du mois de mars, une majorité de gouverneurs ont communiqué dans le sens d’un statu quo pour la réunion monétaire du 30 avril. Même si l’annonce d’un cessez-le-feu n’a toujours pas permis de débloquer le détroit d’Ormuz et de diminuer les prix du pétrole. -
«Une sortie durable du taux de dépôt BCE au-dessus de la zone de neutralité n’est pas notre scénario pour 2026»
Benoit Gérard et Théophile Legrand, stratégistes taux chez Natixis. -
«L’euro-dollar se reprendra avec le comblement du différentiel de taux réels entre les deux zones»
Xavier Chapon, directeur de gestion cotée et dette privée d’Arkéa Asset Management. -
« Les répercussions devraient être plus modérées que celles de la guerre en Ukraine en 2022 »
Michele Morganti, Senior Equity Strategist chez Generali Investments -
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
- Lionel Paquin : « Ce n’est pas Praemia qui est en crise mais le marché de l’immobilier »
- Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Amundi attribue une rémunération de 2,67 millions d’euros à Valérie Baudson pour 2025
- Vincent Cornet quitte le directoire de LBP AM
Contenu de nos partenaires
-
Un fauteuil pour deuxFrançois Hollande ou Raphaël Glucksmann, le dilemme qui monte au PS
Ce lundi, le leader de Place publique doit rencontrer Olivier Faure avec une question simple en tête : à qui ira sa préférence pour la présidentielle ? D’un côté, un ancien président contre lequel le PS d’après 2017 s’est reconstruit. De l’autre, un leader fort de son score aux européennes, mais toujours pas socialiste d’appellation contrôlée -
Tout compte faitCAN, Coupe du monde de football : qu'y a-t-il derrière les projets vitrines du Maroc ?
L'Etat marocain voit ces grands événements comme des accélérateurs de développement. Mais il faudra encore prouver qu'ils répondent aux besoins du pays, après les grandes manifestations de la Gen Z 212 en octobre. -
EditorialLe livre et la lecture, un paradoxe français
L'effondrement de la lecture chez les jeunes n’est pas le moindre des paradoxes, dans un pays où le livre est à ce point fétichisé dans le monde politico-médiatique