UBS redore son blason grâce à la performance de sa banque privée
UBS reprend la main sur ses encours. Avec un bénéfice net de 1,81 milliard de francs suisses au premier trimestre, l’établissement suisse bat le consensus à 1,69 milliard, grâce notamment à un cumul d’afflux de capitaux nets de 16,7 milliards dans ses divisions de gestion privée et de gestion d’actifs. Malgré le recul du résultat net de 18% par rapport au premier trimestre 2010, le directeur général, Oswald Gruebel, s’est dit «satisfait de nos résultats compte tenu de l’activité des marchés au premier trimestre» et «particulièrement heureux de l’accroissement d’afflux nets de capitaux, qui confirme le retour de la confiance et du soutien des clients» envers la banque. Celle-ci avait subi des retraits massifs de capitaux durant la crise financière et connu un timide retour en territoire positif l’année dernière.
Dans la gestion de fortune, la collecte nette a atteint 11,1 milliards de francs suisses, contre 5,6 milliards dans la gestion d’actifs. Une bonne surprise puisque les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur des afflux nets de 3,9 milliards et 1,8 milliard respectivement. Au total, les afflux nets d’argent frais se sont accrus à 22,3 milliards, dont 8,9 milliards sont issus des activités internationales, et notamment des marchés émergents. Autre signe positif, la collecte auprès des clients suisses a doublé durant le trimestre. Le bénéfice avant impôts dans la banque privée a progressé de près de 40% à 645 millions.
La banque d’investissement n’a pas été en reste, avec un bénéfice avant impôts qui s’est envolé à 835 millions de francs, contre 100 millions au trimestre précédent. Les activités actions ont généré 1,3 milliard de revenus (contre 945 millions au trimestre précédent), alors que les activités de taux, change et matières premières ont vu leur activité doubler à 1,8 milliard.
En prévision de Bâle 3, la banque suisse continue de renforcer sa solidité financière avec des ratios core tier one et tier one à respectivement 15,6% et 17,9%. La banque a confirmé ses objectifs d’un bénéfice avant impôts de 15 milliards de francs d’ici 2012. L’action a gagné mardi 3,86% à 17,23 francs alors qu’elle avait déjà progressé de 8,1% depuis le début de l’année, battant l’indice de référence bancaire Stoxx 600 qui n’a progressé que de 2,2% dans le même temps.
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