TPG souhaite à nouveau prendre le contrôle de J.Crew
La mode américaine se met au diapason. De sources concordantes, la marque américaine de vêtements J. Crew serait sur le point de se faire racheter par les sociétés d’investissement TPG Capital et Leonard Green & Partners pour un montant de 43,50 dollars par actions payé en numéraire, soit environ 3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros). L’offre de rachat représente une prime de 15% par rapport au cours de clôture de l’action lundi de 37,65 dollars.
L’accord pourrait être annoncé dès aujourd’hui, jour de la publication des résultats trimestriels de la cible. Il prévoit que TPG prenne une participation de 75% dans la société et Leonard Green & Partners de 25%. Un laps de temps est offert à la marque de vêtements pour solliciter de meilleures offres, et devrait prendre fin après les fêtes de Noël, ce qui permettra aux acheteurs potentiels de voir comment le groupe se comporte en cette période cruciale pour les ventes de la marque.
Les deux sociétés d’investissement prévoient de laisser en place l’actuel directeur général de J.Crew, Millard Drexler, qui possède plus de 5% du capital. Ancien dirigeant et artisan du succès de Gap, son management a permis au groupe de limiter l’impact de la crise sur ses comptes par le biais d’une politique commerciale agressive et d’une amélioration de l’image de la marque. Mais l’implication des dirigeants dans le groupe pourrait freiner l’enthousiasme des actionnaires.
TPG avait déjà acquis 88% du capital de J.Crew en 1997 pour 500 millions de dollars, avant que la société ne soit introduite en Bourse en 2006. Depuis cette période, l’action du groupe a gagné environ 37%, alors que l’indice S&P 500 cédait 6%. En août dernier, J.Crew avait fait état d’un quasi doublement de ses résultats pour le deuxième trimestre à 34,9 millions de dollars (comparé à 18,6 millions au deuxième trimestre 2009), alors que les ventes s’étaient redressées de 14% à 407,5 millions de dollars.
Mais le groupe a livré des prévisions de résultat annuel plus faibles qu’attendu. «L’incertitude économique persistante nous conduit à réviser nos prévisions pour le second semestre de l’année» a indiqué Millard Drexler. L’action est en baisse de 19% depuis le début de l’année alors que le secteur souffre d’un chômage élevé et du désendettement des ménages qui réduit les perspectives de consommation aux Etats-Unis.
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