Tensions inflationnistes au menu pour les industriels français en 2008
Une enquête semestrielle de NTC Economics pour KPMG montre le repli de l’optimisme des patrons pour l’exercice en cours
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Benoît Menou
Le moral n’est pas au beau fixe. Pour autant, quand bien même l’optimisme des dirigeants des sociétés manufacturières françaises accuse un repli en ce début d’année, il demeure à un niveau élevé. C’est ce que laissent transparaître les résultats de l’étude semestrielle menée par le cabinet d’études NTC Economics pour le compte de KPMG.
Dans le cadre de cette revue au sein de onze pays européens, les promoteurs de l’étude avancent en effet que 49,1 % des sociétés hexagonales anticipent une activité en hausse cette année, contre 15,4 % qui craignent une baisse. Las, le solde positif de 33,7 points ainsi mis en avant est inférieur à la moyenne européenne de 43,5 points et est le plus faible depuis la création de l’étude il y a deux ans.
Les dirigeants envisagent il est vrai un affaiblissement de la croissance du volume des nouvelles commandes, le solde des personnes interrogées anticipant une hausse des nouveaux contrats atteignant son plus bas niveau, à 37,3 points, contre 44,6 points lors de la précédente étude en juillet dernier. En conséquence, sous le coup de cette prévision de moindre dynamisme de la demande, l’importance relative des stocks pourrait bien être réduite. 18 % des patrons français évoquent une baisse de leurs stocks en comparaison de leur volume de production. Ils sont deux fois plus nombreux que ceux qui attendent une hausse de cet indicateur.
Surtout, les personnes interrogées mettent en exergue selon KPMG leurs craintes d’une « forte accélération de l’inflation des coûts en 2008 », le coût des matières premières se plaçant au premier rang des menaces pour les bénéfices. Logiquement, « cherchant à reconstituer leurs marges bénéficiaires », les sociétés entendent augmenter les prix de vente, et ce, davantage que l’an passé. A un plus haut historique, le solde des dirigeants escomptant une hausse des prix de vente s’élève à 38,5 points. Ils considèrent donc, comme le souligne Andrew Smith, économiste en chef de KPMG, que leur « pouvoir de tarification demeurera suffisant pour répercuter sur leurs clients une part importante de l’augmentation des prix de leurs achats ».
Pour répondre à ces défis, les sociétés pensent accroître le taux d’utilisation des capacités de production et devraient ainsi se montrer timides en termes de recrutements. Le solde des réponses laissant entrevoir une progression de l’emploi chute ainsi de 12,2 à 3,6 points.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon