Surchauffe et normalisation de l’appétit pour le risque
Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque augmente et inversement.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l’égard du risque.
En 2010, l’évolution des marchés actions a été très corrélée aux mouvements de l’appétit pour le risque.
L’indicateur a connu des niveaux à plusieurs reprises de panique (début février, au début de l’été et fin août) et de surchauffe (avril, début août et novembre) depuis le début de l’année.
L’amélioration des conditions de liquidité est venue stimuler l’appétit pour le risque depuis quelques semaines. Les événements de début novembre se sont finalement déroulés sans surprise majeure. Une pause après le rally de septembre-octobre apparaissait nécessaire puisque la configuration macroéconomique n’a pas radicalement changé (taux d’intérêt bas et croissance modérée désinflationniste).
Ainsi, la correction observée en novembre permet de normaliser la rémunération des actifs risqués. Il convient donc de rester prudent à court terme, l’ampleur de cette normalisation restant inconnue.
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