Surchauffe et normalisation de l’appétit pour le risque
Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque augmente et inversement.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performé récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l’égard du risque.
En 2010, l’évolution des marchés actions a été très corrélée aux mouvements de l’appétit pour le risque.
L’indicateur a connu des niveaux à plusieurs reprises de panique (début février, au début de l’été et fin août) et de surchauffe (avril, début août et novembre) depuis le début de l’année.
L’amélioration des conditions de liquidité est venue stimuler l’appétit pour le risque depuis quelques semaines. Les événements de début novembre se sont finalement déroulés sans surprise majeure. Une pause après le rally de septembre-octobre apparaissait nécessaire puisque la configuration macroéconomique n’a pas radicalement changé (taux d’intérêt bas et croissance modérée désinflationniste).
Ainsi, la correction observée en novembre permet de normaliser la rémunération des actifs risqués. Il convient donc de rester prudent à court terme, l’ampleur de cette normalisation restant inconnue.
Plus d'articles du même thème
-
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre. -
JPMorgan publie un bénéfice net en hausse au deuxième trimestre
Le titre affichait une hausse de 2,5% en début de séance mercredi.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Examen de conscienceLa Commission européenne à la veille d’un big bang pour lutter contre ses dysfonctionnements
L’institution bruxelloise met en chantier une vaste réforme de ses services, la première depuis un quart de siècle -
« 1,4 million de décrocheurs » : les pistes de Rexecode pour doper l'emploi des jeunes
Faciliter le recours au temps partiel, encourager le travail pendant ses études, repenser l'orientation scolaire... Rexecode liste plusieurs leviers, mais se garde de reprendre l'idée controversée du « CDI jeunes » du Medef -
La menace fantômeConflit au Moyen-Orient : Berlin craint des représailles iraniennes sur son territoire
Le chancelier allemand Friedrich Merz figure, tout comme Donald Trump et Emmanuel Macron, sur une liste de dirigeants désignés par le journal iranien Hamshahri comme devant « s'attendre à une vengeance du peuple iranien »