Plongeon de l’épargne financière des ménages français
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Le tableau de bord de l’épargne des ménages publié par la Banque de France trahit selon l’économiste Philippe Crevel une «chute libre». Sur fond de crise financière, les flux financiers ont abandonné 16 milliards d’euros l’an dernier, à 71 milliards (96 milliards en 2011 et 129 milliards en 2010). Etant donné comme le souligne Philippe Crevel le poids important de la composante immobilière au sein du taux d’épargne, ce dernier reste pourtant stable et «assez élevé» en 2013, à 15,6% du revenu brut disponible (15,2% pour le seul quatrième trimestre). Les ménages ont ainsi «joué l’extrême prudence», les faibles flux étant «assez inquiétants pour le financement à terme de l’économie». De quoi donner «tout son fondement» selon l’économiste à la volonté affichée par les pouvoirs publics de réorienter l’épargne vers les actions, alors que le pays souffre d’une absence de fonds de pension et que la sélectivité des banques se renforce dans l’octroi des crédits.
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