Paris attire les secteurs de la banque et de l’assurance
Ils ont représenté 26 % des transactions de bureaux l’an dernier. Mais les difficultés du secteur pourraient entraîner une redistribution des cartes
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Violaine Le Gall
L’exposition relativement faible du marché des bureaux parisiens au secteur financier est l’un des avantages de Paris aux yeux des investisseurs en immobilier. A Londres et à Francfort, le secteur financier a représenté 40% des transactions l’an dernier. A Paris, la part de la banque et de l’assurance dans les transactions d’utilisateurs en Ile-de-France est ressortie à 21% contre 17% en 2010, d’après Cushman & Wakefield. Celles de l’administration et des groupes de télécoms et de technologies de l’information sont également remontées tandis que le poids des entreprises industrielles et de distribution passait de 43% à 23%.
Dans Paris intra-muros, qui a concentré 39% de la demande placée en Ile-de-France en 2011, le secteur banque - finance - assurance pèse plus lourd. Il a représenté 26% des volumes placés, souligne BNP Paribas Real Estate dans une étude sur 2011. Deutsche Bank a par exemple signé une prise de bail pour 7.200 m² au 23 avenue Franklin Roosevelt. Les services juridiques et de conseil occupent également une place importante dans Paris. Ils étaient à l’origine de 18% des transactions l’an dernier. Roland Berger s’est notamment étendu sur 1.900 m² supplémentaires. Enfin, le secteur public et parapublic s’est lui aussi montré dynamique avec 20% des volumes placés.
En 2012, les cartes seront certainement redistribuées. Les restructurations annoncées dans la finance devraient entraîner une diminution des mouvements et des surfaces de bureaux recherchées. Quant au secteur public, il sera aussi moins actif à l’approche de l'élections présidentielle. Comme les utilisateurs cherchent avant tout à regrouper leurs équipes et à réduire leurs dépenses, ils pourraient privilégier la périphérie de Paris.
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