Orpea a sa place en Bourse selon le directeur général
Engagé dans un vaste plan de transformation et dans une lourde restructuration financière, le groupe de maisons de retraite a annoncé le 22 novembre qu’il s’acquitterait de l’amende de 55,8 millions d’euros demandée par l’Etat. Sur cette somme, l’entreprise avait dans un premier temps contesté le remboursement de 30,2 millions d’euros.
«C’est une décision que j’ai prise personnellement parce qu’il faut solder le passé (…) il faut avancer [sans] avoir de cailloux dans la chaussure», a indiqué Laurent Guillot au micro de France Info mercredi matin. Ce choix n’a «aucun lien avec l’investissement de la CDC dans Orpea», a précisé le directeur général du groupe. La Caisse des dépôts et consignations avait indiqué qu’elle était prête à participer à la restructuration financière via une prise de participation au capital d’Orpea sous réserve que deux conditions soient remplies : «les pratiques de l’entreprise doivent complètement changer, le bilan de la société doit être assaini pour permettre à Orpea de repartir sans qu’il soit nécessaire de viser des marges excessives».
Un métier pas comme les autres
Concernant les changements de pratiques au sein des établissements de l’entreprise, Laurent Guillot a indiqué que le groupe avait procédé au recrutement de 800 personnes par mois en CDI, dont la moitié de soignants, depuis le mois de septembre et que le coût moyen des repas augmentait actuellement à un rythme supérieur à celui de l’inflation.
Interrogé sur la légitimité d’un gestionnaire de maisons de retraite à être coté en Bourse, Laurent Guillot a reconnu qu’il ne s’agissait pas «d’un business comme les autres» mais que cela ne signifiait pas qu’il ne pouvait pas être réalisé «par une société cotée».
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