Ofi unifie ses gestions pour doubler ses encours en cinq ans
Animal hybride, Ofi simplifie enfin ses structures. Ses trois principales sociétés de gestion ne feront plus qu’une le 1er juin 2014, a annoncé hier Gérard Bourret, directeur général d’Ofi Asset Management (AM), dans les locaux qui réunissent désormais la quasi-totalité des équipes. Spécialiste des OPCVM, Ofi AM va absorber Macif Gestion et Ofi Mandats, filiales de mandats institutionnels détenues jusqu'à présent à 66% et 34%.
En parallèle, Ofivalmo cédera ses 66% d’Ofi Mandats et montera de 1,4% à 13,3% du capital d’Ofi. Détenu par des membres de la Mutualité française (dont la Maif) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurance, Ofivalmo deviendra le troisième actionnaire d’Ofi derrière la Macif, qui passe de 65,1% à 60,9%, et la Matmut, qui descend de 33,5% à 25,8%. L’opération, initiée fin 2012 et menée sous les auspices du cabinet d’audit EY, consiste en un apport d’actifs sans augmentation de capital.
Elle valorise Ofi «moins de 200 millions d’euros, soit moins de 0,4% des actifs car nos encours sont peu margés, entre 0,2% et 0,22%», indique Gérard Bourret. Chez Ofi, qui gérait 56,2 milliards d’euros au 30 octobre, les pressions sur les commissions sont multiples: les taux et le monétaire pèsent 62,5% d’encours totaux constitués à 68% de mandats institutionnels. En gestion collective, 29% des actifs restent gérés pour les actionnaires de la maison.
Ofi souhaite contrebalancer le poids de Macif Gestion (28 milliards d’euros) en portant de 20% à 30% la part des clients externes dans cinq ans. Soit un bond de 11 à 30 milliards d’euros car le groupe vise 100 milliards sous gestion à cet horizon. Les «partenariats stratégiques» devront quant à eux passer de 30% à 35%. Ofivalmo a pris l’an dernier 20% d’Egamo «pour essayer de faire un jour un deal avec la MGEN et l’UMR (ses actionnaires, ndlr)», rappelle Gérard Bourret, qui cite aussi la Maif (associée à Macif et Matmut dans Sferen) et Ecofi (Crédit Coopératif) comme potentiels partenaires. Cette année, la collecte nette se partage entre OPCVM (600 millions d’euros) et mandats (680 millions). Pour 2014, Ofi mise notamment sur 200 millions d’euros pour son fonds d’obligations d’ETI.
La réorganisation entraîne une rationalisation des 200 fonds ouverts et dédiés et modifie l’organigramme (lire aussi en rubrique nominations) mais pas, pour le moment, les effectifs. Elle ne concerne pas non plus les filiales Ofi Gestion Privée, InfraVia, Ofi Reim et Zencap (dette décotée).
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