« Nous sommes encore très loin d’un mouvement de hausse durable »
Olivier Lazar, président du directoire d’Olympia Capital Gestion
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi tablez-vous sur une stagnation de l’EuroStoxx 50 à horizon six mois ?
Olivier Lazar: Nous sommes aujourd’hui plus dans une crise politique que dans une profonde crise économique. La société européenne doit se réformer en profondeur et doit rapidement gommer trente années de mauvaises habitudes qui l’ont amenée à la situation actuelle. Toutes les mesures à prendre pour les politiques auront comme premier effet de peser sur une croissance déjà bien faible même si à terme en cas de réussite, une nouvelle étape économique vertueuse peut apparaître. Malgré la qualité des résultats actuels des entreprises européennes, ces dernières sont coincées dans cet étau où la croissance ne vient que des marchés extérieurs dans une période où les gains de productivité sont difficiles à améliorer. Tant que la visibilité politique ne sera pas plus nette, les flux ne viendront que du trading. Avec une volatilité forte, la tendance restera neutre.
Anticipez-vous un fort rebond des marchés actions à moyen terme ?
La zone Europe a plus souffert que les autres marchés et en cas d’amélioration de l’environnement des dettes des Etats, c’est elle qui profitera mécaniquement le plus d’une confiance retrouvée. Les marchés intègrent tous les facteurs de pessimisme, et semblent avoir déjà testé des points bas en septembre, mais nous sommes encore très loin d’un mouvement de hausse durable. En revanche, la volatilité restant forte, des écarts de 10% à 15% en quelques semaines sont tout à fait possible au gré des décisions politiques. Il faudra profiter de ces rebonds pour limiter ses risques tant que les déficits budgétaires existeront.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran