Nexity et les Caisses d’Epargne mettent en pratique leur partenariat
Fort de ses performances opérationnelles, l’acteur immobilier veut développer ses capacités de distribution grâce au réseau de la banque
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Valérie Riochet
«Je suis absolument ravi du partenariat scellé avec le groupe Caisse d’Epargne, même si évidemment, les choses prenant du temps dans notre métier, les résultats concrets sur les comptes de Nexity ne sont pas immédiatement visibles», annonçait hier matin, lors d’une conférence de presse, Alain Dinin, PDG du pôle immobilier de la banque mutualiste. Selon le dirigeant, les bons résultats (financiers cette fois) enregistrés par le groupe en 2007 soulignent l’efficacité de l’organisation mise en place. Entre rentabilité élevée, structure financière saine et carnets de commandes remplis, le moral est au beau fixe. «L’exercice 2008 sera, entre autres, consacré au développement du partenariat industriel avec le groupe Caisse d’Epargne», a-t-il auguré.
Devant un résultat opérationnel du pôle logement qui grimpe de 21% en un an à 272,6 millions d’euros, Nexity ambitionne une part de marché supérieure à 9% contre 8,6% en 2007. L’un des principaux leviers de croissance consiste à activer l’accès privilégié au réseau Caisse d’Epargne, avec des opérations fortes comme l’offre de financement Immobanque lancée à partir du 10 mars, dédiée aux primo-accédants et proposée en exclusivité par les 4.325 agences Caisse d’Epargne. «Les forces de vente seront bien entendu rémunérées sur les ventes de nos logements», indique Alain Dinin.
Côté tertiaire, le carnet de commandes bondit de 31% avec 510 millions d’euros de nouvelles commandes. Le développement des activités sur le segment bureaux et logistiques, notamment en région, se fera là aussi avec les Caisses d’Epargne, proches du tissu entrepreneurial. «Le développement des activités que ce soit en région, sur le segment des commerces ou encore à l’international s’inscrira dans un modèle à faibles risques», précise le dirigeant.
Enfin, il s’agit pour le groupe immobilier de bénéficier aussi des revenus récurrents tirés des participations financières dans le Crédit Foncier (CFF) et la foncière Eurosic. «Le CFF n’a pas été impacté par la crise de liquidités et affiche un profil financier solide avec un ratio de solvabilité de 9,3%», se félicite Alain Dinin. Quant à Eurosic, la société cotée affiche une ambition de croissance forte. La prise de contrôle de Vectrane, une autre foncière, combinée aux apports de plusieurs immeubles de la Caisse d’Epargne, lui permet de disposer d’un portefeuille de 1,4 milliard d’euros.
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