Malgré son récent rebond, l’euro reste sous pression
La BCE se faire toujours attendre. Hier, l’institut d’émission a annoncé ne pas avoir acheté d’obligation souveraine de la zone euro la semaine dernière, ceci pour la 21e semaine consécutive. Ce résultat va dans le sens des déclarations de Mario Draghi. Jeudi, le président de la Banque centrale européenne avait indiqué qu’elle était certes prête à intervenir sur le marché secondaire de la dette pour faire baisser les coûts d’emprunts de l’Espagne et de l’Italie, mais à l’unique condition que les Etats bénéficiaires appellent d’abord au secours le FESF (puis son successeur le MES).
L’absence de décision immédiate avait alors déçu les marchés, mais la perspective d’une intervention de la BCE d’ici la mi-septembre se dessine, ce qui a permis aux taux d’emprunts italiens et espagnols de s’inscrire hier en dessous de la barre symbolique des 7%. Le rendement du Bund allemand à 10 ans est resté stable à 1,4%, tandis que les taux espagnol et italien se sont détendus davantage encore, respectivement de 15 points de base à 6,78% et de 8 points de base à 5,99%. Les principales places boursières européennes ont quant à elles terminé en légère progression tandis que Madrid a regagné plus de 4%, portée par des rumeurs d’achats d’obligations à court terme par le fonds de secours européen.
Mais le regain d’optimisme des opérateurs, déclenché vendredi par les bons chiffres de l’emploi américain, n’en reste pas moins fragile, et les pressions sur l’euro sont loin d’être dissipées. Certes, la devise européenne a monté hier face au dollar après avoir atteint un sommet depuis le mois de juin, mais les traders et les analystes financiers anticipent de nouvelles dépréciations d’ici à la fin de l’année. Hier, vers 18h30, un euro s’échangeait contre 1,24 dollar. Dans le même temps, l’euro continue de perdre du terrain face aux monnaies exotiques, et a ainsi atteint un plus bas face au dollar australien la semaine dernière. Signe de cette fébrilité, Mario Monti, le chef du gouvernement italien, s’est déclaré inquiet dans la presse allemande. Le week-end dernier, il a évoqué des tensions liées à la crise qui ont dressé certains pays contre les autres, jugeant plus que jamais nécessaire d’empêcher qu’elles ne conduisent à l’éclatement de la zone euro.
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