Lyxor se remet en ordre de marche en Europe

Avec une nouvelle équipe de direction ETF, la société entend combler son retard en Allemagne et dans les pays scandinaves
Alexandre Garabedian

Lyxor AM reconstitue ses forces. Entre le départ de plusieurs cadres dont celui d’Isabelle Bourcier, responsable monde des ETF, et quelques polémiques sur ses performances commerciales, la filiale de la Société Générale vient de connaître des semaines mouvementées. Une période qu’elle veut refermer avec les recrutements, annoncés le 6 décembre, de Simon Klein comme responsable ETF Europe et de Nizam Hamid au poste d’adjoint.

Avec 3 milliards d’euros de collecte sur l’année pour 36 milliards d’actifs gérés, Lyxor reste au deuxième rang de l’industrie des trackers en Europe. Sa part de marché atteignait 16,6% à fin octobre, selon BlackRock. Mais elle recule de 2,2 points sur l’année, alors que celle de db x-tracker (Deutsche Bank) a progressé de 0,3 point à 15,7%.

Même si les dirigeants de Lyxor minimisent ce débat, ils sont allés chercher Simon Klein chez Deutsche Bank. Ce dernier, basé à Francfort, doit permettre à la société de marquer des points outre-Rhin. «Nous essayons de mieux pénétrer les quelques marchés où où nous estimons pouvoir gagner des parts, comme l’Allemagne et les pays scandinaves», explique David Escoffier, coresponsable mondial global equity flow chez SG CIB.

Ces mouvements témoignent en tout cas du degré de concurrence auquel est parvenu, dix ans après sa création, le marché européen. «Le marché des ETF est mature, les gros acteurs américains veulent s’implanter en Europe, et la course aux volumes risque de s’intensifier. Nous sommes bien placés pour la gagner car en étant rattaché à une banque d’investissement, Lyxor capitalise sur le savoir-faire de la BFI et son accès au marchés sous-jacents», souligne David Escoffier. En clair, la société se rémunère sur les actifs gérés et la négociation.

Pour relever le défi, Lyxor se concentre sur le service aux institutionnels, qui représentent 90% de l’encours. La société met en avant la qualité de réplication des sous-jacents, la recherche macroéconomique de SG CIB, et ses innovations. «Nous essayons de créer de nouvelles classes d’actifs, à l’image de l’ETF dividendes que nous avons lancé cette année, explique David Escoffier. Mais nous ne voulons pas céder aux effets de mode. L’attrait du produit réside dans sa liquidité, avec une conversion à tout moment du panier sous-jacent, qui est, par exemple, beaucoup plus compliquée à faire dans un panier physique de matières premières comme le palladium».

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