L’UE reste le premier actionnaire du FMI
Après la démission de Dominique Strauss-Kahn, la course à sa succession au poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) est ouverte. Les membres de l’Union européenne peuvent arguer des 31 % de droits de vote qu’ils détiennent dans l’institution internationale. De fait, leur poids prépondérant au FMI, d’un peu plus de 31 % des droits de tirage spéciaux, n’a pas été fondamentalement modifié par la réforme menée l’an dernier afin d’accorder davantage de pouvoir aux pays émergents.
A cette occasion, un peu plus de 5 % ont été redistribués à ces derniers pour que leur présence au FMI corresponde plus à leur poids dans l’économie mondiale. Par conséquent, plusieurs d’entre eux figurent à présent dans les pays les plus influents au sein du FMI. En termes de droits de vote, la Chine arrive en sixième position, et l’Inde et le Brésil aux onzième et treizième places respectivement. Ce positionnement n’est toutefois pas figé. La réforme du FMI prévoit une révision de la formule de calcul des parts l’an prochain. Dans un communiqué, Pretoria et Canberra ont souligné que seuls les mérites, et non la nationalité, devraient être pris en compte pour désigner le successeur de Dominique Strauss-Kahn. Le Mexique, de son côté, a proposé la candidature d’Agustin Carsens, gouverneur de la banque centrale.
Pour l’heure, les dirigeants européens multiplient les déclarations, en particulier en faveur de la ministre des Finances française Christine Lagarde. Les Européens sont d’autant plus attachés à conserver la direction du FMI qu’ils doivent gérer avec lui l’aide apportée à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal. A la tête de 16,8 % des droits de vote au FMI, les Etats-Unis joueront un rôle décisif dans l'élection du nouveau patron de l’organisation de Washington.
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