Londres profite à plein du retour des investisseurs et des utilisateurs

Le secteur financier est à nouveau à la recherche de bureaux plus grands. En contrepartie, les taux de rendement sont sous pression
Violaine Le Gall

Alors que les marchés immobiliers de seconde zone peinent à redémarrer en Europe, les quartiers centraux de Londres sont à nouveau en plein essor. Premier marché européen à avoir sombré au début de la crise financière, il est à présent le plus rapide au redémarrage.

Du point de vue locatif, les transactions d’utilisateurs ont bondi de 43% au troisième trimestre sur un an grâce à la conclusion de plusieurs baux de taille significative par des utilisateurs du secteur financier.

UBS a conclu un accord de pré-commercialisation pour de nouveaux bureaux de 65.100 m² à la City. Industrial & Commercial Bank of China et Bloomberg font aussi partie des entreprises à l’origine de transactions importantes dans la City le trimestre dernier.

La demande devrait se maintenir. Des groupes tels que Bank of America et Schroders sont en effet à la recherche de biens de plus de 27.000 m². Le taux de vacance recule donc. Il ressort à 9,2%, un niveau inférieur à la moyenne sur cinq ans (9,3%).

Porté par la bonne tenue du marché locatif, l’investissement dans l’immobilier londonien se porte bien aussi. Contrepartie de l’attirance des investisseurs pour Londres, les taux de rendement sont sous pression.

C’est dans la capitale britannique que la compression est la plus forte en Europe, d’après l’équipe de recherche de BNP Paribas Real Estate. Le taux de rendement a chuté de 50 points de base à 4%. Il se rapproche ainsi du point bas à 3,75%, ce qui reflète le net intérêt des investisseurs étrangers, souligne BNP Paribas Real Estate.

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