Londres détaille de nouvelles mesures de soutien à l’économie

Le gouvernement britannique va souscrire jusqu’à 50 milliards de livres d’investissement dans des projets d’infrastructures et d’exportations
Stéphanie Salti, à Londres

Londres multiplie les coups de pouce à une économie britannique toujours chancelante. Après le Funding for lending annoncé par la BoE et l’aide au financement aux PME sous le National loan guarantee scheme, le Chancelier de l’Echiquier George Osborne a annoncé hier un nouveau dispositif, sous le nom de «UK Guarantees» (garanties d’Etat). Dans le cadre de cette nouvelle initiative, le gouvernement britannique va souscrire jusqu’à 50 milliards de livres d’investissement dans des projets d’infrastructure et d’exportations. Un nouveau coup de pouce rendu possible, selon le chancelier de l’Echiquier, «par une crédibilité fiscale durement acquise».

Ne pourront ainsi prendre part à ce nouveau programme que les projets d’infrastructure susceptibles de démarrer douze mois après l’obtention d’une garantie gouvernementale dont les premières seront décernées dès cet automne. Les projets en question, qui représentent au total plus de 40 milliards de livres, devront répondre à un certain nombre de critères pour accéder à ce plan. Ils devront ainsi posséder une dimension nationale significative, être financièrement crédibles ou encore représenter un bon investissement pour le contribuable britannique.

Ce dispositif de garanties va également s’accompagner d’un programme de prêts provisoire, destiné à soutenir les projets d’infrastructure issus d’un partenariat public-privé et ayant des difficultés à s’assurer des financements privés nécessaires à l’aboutissement du projet.

Enfin, les exportations vont également bénéficier d’un coup de pouce: un dispositif de refinancement des exportations d’une valeur de 5 milliards de livres permettra de fournir des prêts à long terme aux acheteurs étrangers de biens britanniques à taux compétitifs en leur garantissant des prêts bancaires à court terme.

Si, dans l’ensemble, cette batterie de mesures a été accueillie favorablement, certains observateurs ont estimé qu’un investissement dans les infrastructures aurait sans doute plus d’impact qu’une souscription des risques pour les prêteurs et de nouvelles facilités de prêts. Reste que ce dispositif permet surtout au gouvernement d’utiliser l’un des rares leviers à sa disposition et susceptible de ne pas entraver son objectif de réduction du déficit.

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