L’euro continue d'être boudé par les banques centrales internationales
Les chiffres publiés par le FMI montrent un rebond des réserves de change, hors effets de valorisation, détenues par les banques centrales des pays qui en font état auprès de l’institution, après une année complète de baisse. Ces données excluent les devises étrangères détenues par la Chine qui détient pourtant 32% des réserves mondiales de change.
A la fin du troisième trimestre 2013, les réserves de change totales allouées en devises étrangères ont ainsi atteint 6.191 milliards de dollars, contre 6.075 milliards fin juin dernier. «La faiblesse du dollar a amplifié exagérément les chiffres de croissance globale des réserves», note cependant BNP Paribas. Les détentions de dollars ont certes grimpé à 3.804 milliards fin septembre dernier, mais leur part dans les réserves totales s’est érodée de 0,4 point à 61,4%.
La part des réserves en euros a également progressé à 1.496 milliards de dollars, soit 24,2% des réserves totales allouées. Un poids qui a cependant diminué de 3 points depuis début 2010. La part des dollars canadiens et australiens détenue par les banques centrales internationales est restée stable à 3,5%, mais s’est renforcée de 0,5 point depuis que les données sont publiées fin 2012. «Les instituts de gestion des réserves de change ont continué de réduire leurs détentions en euros à un rythme assez agressif, au profit des dollars australien et canadien ainsi que du yen, mais dans des proportions moins importantes qu’auparavant», ajoute BNP Paribas.
Mais les principaux changements sont intervenus sur la catégorie «autres devises» qui regroupent celles des pays émergents. Les gestionnaires des réserves de change ont certes poursuivi leurs ventes d’autres devises au cours du troisième trimestre 2013, à hauteur de 6,2 milliards d’équivalent dollars, mais à un rythme moins important qu’au trimestre précédent au cours duquel les cessions se montaient à 22,9 milliards de dollars.
En outre, si les pays développés étaient les principaux vendeurs d’autres devises au deuxième trimestre, à hauteur de 27 milliards de dollars, ces ventes ont été réduites à seulement 800 millions de dollars sur les trois mois achevés fin septembre. Durant cette période, ce sont ainsi les pays émergents eux-mêmes qui ont été les principaux vendeurs nets de leurs propres devises, à hauteur de 5,4 milliards de dollars après des achats nets de 4,1 milliards au deuxième trimestre.
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