Moody’s estime les besoins de recapitalisation des banques espagnoles à 17 milliards et Nouriel Roubini s’inquiète de la situation de la France
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
L’Europe prend l’eau par tous ses pores. Si l’Espagne est le point de mire des marchés, d’autres pays européens sont sur la sellette, comme le Portugal, la Hongrie, la Roumanie. Mais aussi la France.
L’étude publiée hier par Moody’s n’est pas de nature à rassurer les marchés. L’agence maintient sa perspective négative sur les banques espagnoles et estime qu’elles auront besoin de 17 milliards d’euros de capitaux supplémentaires, dont 12 milliards pour les seules «Cajas», sur la base d’un ratio de «core Tier 1» de 8%. Les pertes des banques ibériques se montent cette année à 176 milliards d’euros (contre 108 milliards en 2009), dont «seulement 88 milliards ont été reconnus par les banques» selon Moody’s. Un scénario optimiste comparé à celui de la société de gestion GaveKal qui estime ce montant à plus de 300 milliards d’euros. A l’aube de plusieurs adjudications tests, le rendement des emprunts d’Etat espagnol a atteint 5,52% (contre 2,97% pour le Bund allemand).
Le Premier ministre portugais, José Sócrates, s’est voulu rassurant dans un entretien accordé au Financial Times, estimant que «nous faisons ce que nous avons à faire: réduire le déficit public très rapidement et efficacement sur la base de réformes structurelles». Mais les économistes restent très sceptiques du fait de la faiblesse de la croissance potentielle du pays. Le même jour, le gouverneur de la banque centrale de Hongrie, András Simor, alertait dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires, sur le fait que l’économie du pays restait très vulnérable aux sentiments de marché et que «la perception des risques s’était détériorée ces derniers mois». Le pays avait été le premier à bénéficié d’un plan de sauvetage il y a 2 ans. Même inquiétudes en Roumanie, qui a eu recours à l’aide européenne en avril 2009, et s’est engagée dans une cure d’austérité budgétaire qui a échoué l’an dernier à ramener le déficit à 7% du PIB.
Mais le plus inquiétant est la situation française. Dans un entretien accordé au journal Le Monde, l'économiste américain Nouriel Roubini estime que si «la dette de la France n’a pas été attaquée par les marchés alors que le déficit public atteint 8% du PIB. En Italie, ce ratio est d’un peu plus de 5%», il exhorte le président français à engager dès maintenant les réformes structurelles promises car «un jour les marchés se réveillent et il est trop tard».
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Si les candidats de gauche ont appelé à plus de justice fiscale et à taxer davantage les grandes entreprises, l'allègement de certaines charges, comme les impôts de production, et davantage de simplification ont rencontré un certain consensus.
Après Harvest et la DGFiP, le groupe Orion est à son tour touché par une cyberattaque, non pas via ses propres infrastructures, mais à travers le piratage du poste d'un de ses clients CGP.
Pas de trêve estivale pour les SCPI. La rédaction de L’Agefi Patrimoine vous propose un condensé des actualités des mois de juillet et d'août : acquisitions, cessions, liquidités, nominations…
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Le maire de Troyes dénonce la responsabilité d’Edouard Philippe et de Gabriel Attal dans le bilan du macronisme. S'il faut « renverser la table », « je ne vois pas comment on le fait avec ceux qui ont mis la nappe »
EXCLU WSJ. Les sociétés technologiques font les yeux doux aux démocrates et recrutent des conseillers pour préparer d’éventuels démêlés judiciaires si les républicains venaient à perdre le contrôle de la Chambre des représentants lors des midterms de novembre
Quatre Français sont portés disparus après la coulée de boue qui a ravagé des vallées entières au Népal et en Chine. On compte par ailleurs 633 décès et environ 3 000 disparus. Les secours sont à pied d’œuvre