Les places européennes digèrent le référendum italien
En dehors de la Bourse de Milan, la quasi-totalité des places financières européennes progressaient lundi, au lendemain du rejet massif du projet de réforme constitutionnelle et de la démission du Premier ministre italien Mateo Renzi.
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Les places financières européennes ne semblaient pas tenir rigueur aux électeurs italiens lundi, évoluant toutes en territoire positif vers 15h, sauf en Italie. Le FTSE MIB cédait 1,14% dans l’après-midi après avoir ouvert ce matin à -2% et être brièvement revenu en territoire positif en fin de matinée. Le secteur bancaire souffrait tout particulièrement. L’Espagne repassait également en positif dans l’après-midi (+0,29%) après avoir perdu 1% à l’ouverture. Le DAX allemand (+1,24%) et le CAC40 (+0,67%) semblaient ne pas souffrir du résultat du vote. Les marchés ont anticipé il y a plusieurs jours la possibilité d’un «non» au référendum, donné largement vainqueur depuis plusieurs semaines.
Le relatif calme des places financières pourrait également s’expliquer par des déclarations qui ont fuité dans la presse la semaine dernière. Selon celles-ci, la BCE se tenait prête à acheter davantage de dette italienne dans son programme de Quantitative Easing en cas de difficultés italiennes sur les marchés du fait du vote négatif au référendum. Mais selon des courtiers interrogés par Reuters lundi matin, la Banque centrale européenne (BCE) n’est pas intervenue sur les marchés.
Des réactions plus nettes se faisaient sentir sur le marché des obligations souveraines. Les spreads entre les Etats les plus sûrs de l’Europe (France, Allemagne) et l’Italie s'écartaient nettement, même si pour ces Etats «sûrs» ils grimpaient tout de même sensiblement. L’Italie voyait le rendement de son obligation à dix ans grimper de 12 points de base peu après 15h (sur un maximum de +15 pdb en matinée) tandis que l’Allemagne prenait 7 pdb et la France 6 pdb.
L’Euro enfin a repris du terrain face au dollar et s'échangeait à 1,0686 en début d’après-midi. L’Euro a touché la nuit dernière son niveau le plus bas depuis 21 mois après l’officialisation du rejet de la réforme constitutionnelle et la démission de Matteo Renzi.
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