Le « non » au référendum italien met les banques sous pression
La démission du chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, suite au rejet par les électeurs du projet de réforme de la Constitution entraine une chute des valeurs bancaires italiennes de 2,7% en raison des craintes des investisseurs de nouvelles turbulences politiques potentiellement nuisibles aux projets de levée de fonds de Monte dei Paschi ou encore d’UniCredit. Popolare di Vicenza a d’ailleurs annoncé ce matin que son administrateur délégué Francesco Iorio avait remis sa démission et, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters, il devrait être remplacé par Fabrizio Viola, l’ancien patron de Banca Monte dei Paschi di Siena.
De son côté, Monte dei Paschi, plus mauvaise note des tests de résistance européens pratiqués l'été dernier, comptait s’assurer l’engagement ferme d’un ou plusieurs investisseurs stables et procéder à une augmentation de capital dès mercredi ou jeudi. S’il a écarté tout risque que l’Italie sorte de la zone euro, Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a confirmé ce matin qu’il n’est pas exclu qu’il soit nécessaire pour l’Etat italien de prendre des participations dans des banques d’une manière ou d’une autre.
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