Les montagnes russes se poursuivent sur les marchés actions
Les marchés actions occidentaux sont dans un environnement de «tôle ondulée». Mais la correction est encore trop faible pour se repositionner
Publié le
Pierre Sabatier, PrimeView
Rien de vraiment surprenant depuis le début de l’année : sans être alarmiste à court terme, la disparition progressive du Quantitative Easing aux Etats-Unis suffit à transformer l’environnement de marchés des pays riches, passé d’un Bull Market l’année dernière à un «Wave», c’est-à-dire une évolution sans direction sous-jacente, enchaînant phases de hausse et de baisse d’ampleurs relativement proches.
Dans ces conditions, les indices américains et européens devraient désormais plafonner et avoir du mal à casser à nouveau les plus hauts, comme de coutume depuis presque 2 ans maintenant. Seule une annonce forte de la part de la BCE, comme une intervention directe sur les marchés, pourrait constituer un moteur suffisamment fort pour faire sortir les indices boursiers par le haut, ce qui nous paraît tout à fait improbable. Le nouvel accès de faiblesse de ces derniers jours devrait ainsi se poursuivre, les corrections atteignant historiquement -8% dans un contexte d’oscillation des marchés, avant de connaitre un rebond d’au moins 5%. Selon les normes historiques, il faudra ainsi attendre une baisse supplémentaire de 5% avant de redevenir acheteur sur ces marchés.
Du côté des émergents, la donne ne change pas : il convient de redevenir très prudent après la hausse de +10,4% enregistrée par le MSCI Emerging Markets depuis le 5 février dernier, correspondant au niveau attendu historiquement pour un rebond dans un environnement de «bear market».
En effet, nous restons convaincus que le contexte devrait rester baissier à long terme pour cette classe d’actifs, au regard des défis structurels que les Brics doivent désormais relever : entre hyperinflation salariale pour certains (Chine, Brésil), déficits courants pour d’autres (Brésil, Inde, etc...), fuite de capitaux en prévision de la poursuite de la réduction de la politique monétaire quantitative aux Etats-Unis et réformes de structure difficiles à mettre en place pour transformer leur modèle de développement, l’horizon semble bien trop chargé pour considérer la hausse récente comme le début du renouveau pour les marchés actions de la zone. Dans ces conditions, tout pousse à rester prudent à très court terme sur les marchés actions des pays riches comme émergents.
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