Les gestionnaires d’actifs internationaux pourraient revoir leur plan de route en Chine
Sur fond de libéralisation progressive mise en œuvre par Pékin, BNY Mellon cède les 49% de sa coentreprise locale
Publié le
Benoît Menou
Certains gestionnaires d’actifs internationaux présents en Chine par le biais d’une coentreprise pourraient bien souhaiter suivre l’exemple donné par Bank of New York Mellon et faire cavalier seul. Suite à une information du Wall Street Journal la semaine dernière, le courtier chinois Western Securities a indiqué hier que son partenaire à 49% au sein de BNY Mellon Western Fund Management allait céder sa participation, au bénéfice d’un gestionnaire basé à Shanghai (Leadbank Asset Management selon le quotidien américain).
Alors qu’il y a quelques années seulement, 2010 en l’occurrence pour la création de la joint-venture de BNY Mellon, le carcan réglementaire limitait strictement les opportunités offertes aux acteurs internationaux, tant en termes de produits ou de clientèle que de pouvoir de décision (avec une part minoritaire au capital laissant la majorité à un partenaire chinois), Pékin propose désormais mieux aux prétendants étrangers, sur fond notamment d’un marché prometteur de la gestion de fortune.
D’autres opérations pourraient être en vue, du fait de gestionnaires étrangers «qui réfléchissent à une nouvelle stratégie en Chine au regard d’un cadre réglementaire et de conditions de marché en évolution», selon Howhow Zhang, responsable de la recherche du consultant Z-Ben Advisors, basé à Shanghai. Le fait d’exercer ses talents en tant que société indépendante donnerait notamment au gestionnaire davantage de liberté pour mettre en œuvre la stratégie mondiale de sa maison-mère.
Certes, BNY Mellon a également subi des résultats décevants de sa coentreprise chinoise, passant l’an dernier par une perte de 43 millions de yuans (5 millions d’euros) qui a pu renforcer sa décision de sortie. Z-Ben Advisors souligne tout de même que l’initiative de BNY Mellon serait une première, les sorties précédentes d’ING Investment Management et de KBC Asset Management de leurs coentreprises respectives étant liées à des «facteurs externes au niveau mondial et non spécifiquement à la situation de l’activité en Chine».
Côté acteurs français, Amundi est actionnaire à 33,33% depuis 2008 d’ABC-CA Fund Management (aux côtés d’Agricultural Bank of China pour 51,67% et du spécialiste chinois de l’aluminium Chalco pour 15%), BNP Paribas Investment Partners détenant depuis 2005 une part de 49% au capital de HFT Investment Management aux côtés de Haitong Securities.
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